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Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
L’école reste un lieu spécifique, indispensable pour apprendre, en dehors de la famille, en retrait de la vie sociale. Elle est dans le même temps pleinement incluse dans la société, à la fois victime et actrice de ces évolutions.
Si ce qui compte pour les adolescents se joue ailleurs qu’à l’école, comment cette institution devrait-elle redéfinir son projet global pour retrouver toute sa place dans la formation, l’instruction et l’éducation des jeunes ?
Si l’école ne veut pas devenir une organisation comme les autres ou un simple service des usagers, elle doit s’accorder sur des principes supérieurs définis par les parlementaires au lieu d’être confisqués par des corporations et des spécialistes ; une urgence si on tient toujours à ce que l’école forme des sujets et fasse œuvre d’éducation.
En quoi et comment ce qu’on appelle diplôme a-t-il été construit historiquement pour attester des savoirs ? En quoi ce processus est-il aujourd’hui remis en cause et, de ce fait, remet-il en cause le monopole de transmission des savoirs par l’école ?
Ils sont en 3e. Ils ne savent ni se taire, ni obéir, ni rester attentifs. Et pourtant, là, pendant douze minutes suspendues…
Sceptiques invétérés et adeptes enthousiastes s’accorderont-ils, à l’issue de la concertation pour un nouveau projet pour l’école, sur l’indispensable place du numérique à l’école ? C’est le souhait de l’auteur.
Comment l’école se laisse-t-elle interpeler par les transformations engendrées par internet ? Comment anticipe-t-elle les effets d’internet sur la manière d’apprendre et donc d’enseigner ? Comment met-elle en chantier d’autres façons de penser l’école ?
L’observation de ce qui se passe et se joue concrètement dans les temps et les lieux d’apprentissage autour des outils et des ressources numériques oblige à sortir des envolées lyriques ou catastrophistes : machine, que ferons-nous de toi ?
En examinant les lignes de force qui traversent les évolutions liées au numérique, on peut imaginer les transformations qui s’esquissent du côté du rapport aux savoirs, de l’apprentissage et, plus globalement, du système scolaire.
Quels contenus enseigner ? Pour préparer à quelle vie ? Répondre à ces questions suppose de faire preuve de lucidité et de courage politique.
À défaut de rédiger la loi d’orientation pour l’école qui sera votée en 2048, prenons un peu de recul historique sur les savoirs enseignés et leur ancrage dans des causalités sociales, voire économiques.
Au moment où cet article sera publié, les conclusions de la concertation nationale engagée sur la refondation de l’école seront connues. L’un des membres actifs de ce chantier développe ici ses convictions sur le travail à effectuer quant aux contenus d’enseignement.
Ce qu’on doit apprendre, ce qu’on fait apprendre aux enfants est une question éminemment politique, et ce, depuis, au moins, Condorcet. Apprendre n’est pas un acte individuel, c’est un enjeu démocratique.
On le sait, l’enseignement de la langue en France donne des résultats préoccupants, qui s’aggravent et mettent en évidence la marginalisation croissante d’une partie de la population. Comment faire pour sortir de ces impasses ?
L’école de la IIIe République était fondée aussi sur le projet de former de « bons petits Français », imprégnés du « roman national ». Quels récits pour aider les citoyens du XXIe siècle à connaitre le monde et construire l’avenir ?
Si le concept d’intelligences multiples date de la fin du XXe siècle, on ne peut que souhaiter qu’il prenne un peu plus de place dans les préoccupations et pratiques des décennies à venir. Des pistes, dès aujourd’hui.
Comment apprend-on au XXIe siècle, dans un collège où les équipes mettent en place de façon systématique d’une part un enseignement fondé sur l’approche par compétences, d’autre part, le recours aux outils informatiques ? Florilège de pratiques.
Les observations de deux chercheuses montrent l’influence bénéfique de la prise d’appui sur un modèle studieux et travailleur : il peut contribuer à renforcer le sentiment d’efficacité personnelle là où, au contraire, le modèle de l’élève doué démoralise ceux qui ne réussissent pas d’emblée.
Voici quelques exemples de pratiques quotidiennes d’enseignement qui me paraissent contribuer à réduire les inégalités dans les apprentissages entre élèves. L’idée sous-jacente est que les pratiques pédagogiques classiques, d’une part, et l’implicite, d’autre part, tendent à favoriser les élèves les plus familiers du système.
Jeudi 16 mai, le SNUipp (Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles) organise un colloque intitulé « Éduquer contre l’homophobie dès l’école primaire ». Daniel Labaquère, secrétaire national, nous en parle.
Alexandra Nikolskaya a travaillé en tant que psychologue scolaire et assistante du directeur dans une école primaire de Saint-Pétersbourg. Enquêtant pour sa formation universitaire sur les rituels dans l’école russe d’aujourd’hui, elle nous livre un éclairage sur ce système éducatif peu connu.
Les mêmes pratiques, la même enseignante, les mêmes convictions, à l’épreuve de réalités sociales très différentes, d’un lycée de banlieue favorisée à un collège en milieu populaire. Tout n’est donc pas affaire de dispositifs.
Répartition des rôles, répartition des temps, répartition des tâches : la coopération, ça s’organise. Présentation d’une journée ordinaire dans une classe coopérative, pensée d’abord dans le souci d’instaurer du respect entre tous.
Développer l’entraide entre les élèves ne peut s’improviser. Le dispositif présenté ici propose une démarche pour organiser le déroulement de cette aide, pour apprendre aux élèves à aider comme à se faire aider.
Coopérer, ça s’organise. C’est affaire de méthodes, d’actions, de modalités de travail à concevoir, à discuter régulièrement, associant autant les élèves que les enseignants.
En quoi les interactions verbales entre élèves en difficulté de compréhension en lecture leur permettent de mieux cerner leurs démarches face aux textes documentaires ?
En quoi la coopération représente un atout pour des élèves non francophones, qui doivent vite maitriser bien plus que les rudiments de la langue, faire face aux exigences du système scolaire, mais surtout de la vie en société ?
Faire tracer à d’autres une figure géométrique qu’ils ne voient pas. Le principe n’est pas nouveau, mais avec les outils modernes de communication, la coopération peut se faire à distance, et tirer partie des contraintes propres à ces médias.
Comment enseigner autrement à des étudiants, pour qu’eux-mêmes contribuent ensuite à faire évoluer les pratiques usuelles de l’école ? C’est vrai à l’ile Maurice, comme sans doute dans bien d’autres systèmes éducatifs.
Mathilde est une petite fille qui, arrivée en petite section de maternelle, ne parle pas. En moyenne section, le développement de son langage présente des troubles et provoque des séances d’orthophonie. Puis en grande section, une équipe de suivi se met en place. Lors de son redoublement, la prise en charge de Mathilde évolue vers […]
Le 11 novembre 2013 aura lieu le quarantième anniversaire de l’école de la Neuville, fondée par Fabienne d’Ortoli, Michel Amram et Pascal Lemaitre, suivant des principes de Françoise Dolto, Célestin Freinet, Fernand Oury. L’école de la Neuville accueille aujourd’hui encore une quarantaine d’enfants, tous internes, et s’organise autour des activités (la classe, les ateliers, le cinéclub, le football, les journaux, l’épicerie, les activités culturelles) et des institutions de l’école : les ceintures de comportement, le carnet, les amendes, le paiement de poste et l’épicerie, les responsabilités, les réunions de chambre, etc.).
Comme monsieur Jourdain qui disait de la prose sans le savoir, chacun d’entre nous utilise des algorithmes sans le savoir. Par exemple, lorsque vous voulez cuisiner, vous réunissez les ingrédients, vous sélectionnez la recette et après avoir appliqué celle-ci, vous vous retrouvez avec un magnifique plat cuisiné ! Eh bien l’algorithme, c’est la recette, les variables d’entrées ce sont les ingrédients de départ, et le plat cuisiné, c’est le résultat issu de l’exécution de l’algorithme.
Apprendre pour mieux enseigner, même après plusieurs années en classe, avec des élèves : ça me parait être l’idéal. Enseigner et cesser d’apprendre, parce que je sais : je constate trop souvent cet état d’âme, comme si demeurer ouvert à apprendre enlevait de la légitimité à l’enseignant, démontrant ainsi qu’il ne sait pas tout. Les […]
Imaginons un ministre de la Santé à qui on demanderait de trancher une grave question qui divise le pays : faut-il prendre le paracétamol en gélules ou en comprimés ? Le ministre répondrait avec autorité : enfant, il prenait ce remède en sachets papier, c’est à cela qu’il faut revenir. La question comme la réponse sont des galéjades, […]
En dépit des réformes entreprises par les pouvoirs publics, le rendement du système d’éducation algérien peine à s’améliorer pour faire face aux exigences des mutations profondes de ce siècle. La performance de l’école est remise en question. L’un des facteurs fondamentaux est la piètre qualité de la formation des enseignants qui demeure, aujourd’hui encore, très insuffisante sur le plan pédagogique.
DYNAMIQUE. Les correspondants académiques du CRAP-Cahiers pédagogiques présentés par leur coordonnatrice nationale.
En dépit des réformes entreprises par les pouvoirs publics, le rendement du système d’éducation algérien peine à s’améliorer pour faire face aux exigences des mutations profondes de ce siècle. La performance de l’école est remise en question. L’un des facteurs fondamentaux est la piètre qualité de la formation des enseignants qui demeure, aujourd’hui encore, très insuffisante sur le plan pédagogique.
Trois chercheurs ont mis en évidence, dans une étude récente, la fécondité des activités périscolaires, au moins dans le lieu de leur enquête, Nancy. Une étude qui ne plaide pas pour les retours en arrière, c’est le moins que l’on puisse dire !
Une enquête sur les parcours des enseignants de lycée professionnel montre quels peuvent être les ressorts d’un investissement renouvelé dans le métier.
Une initiative réussie et enthousiaste de classe inversée remobilise des apprentis, auparavant passifs, et engage leur enseignante dans la voie du numérique.
Retour sur quatre années de mise en œuvre de l’approche par compétences au lycée professionnel : de l’approche à la compétence.
En rétablissant la confiance entre professeurs et élèves, on restaure à la fois la relation pédagogique et l’estime de soi des élèves. Paroles d’enseignants recueillies lors d’une enquête menée auprès de trente PLP de disciplines générales et professionnelles de sept lycées professionnels tertiaires et industriels de l’académie de Versailles.
Une vraie fausse entreprise, voilà le support d’enseignement que deux enseignants de gestion administrative (GA) ont choisi pour favoriser motivation individuelle et émulation collective, et rendre leurs élèves autonomes.
Comment apprendre de la diversité des pratiques dans l’enseignement agricole ? Une expérience d’implication des élèves dans une recherche-action, fruit de la collaboration réussie entre tous les acteurs du territoire.
Le détour par l’examen d’un système étranger devrait conduire à dépasser la simple comparaison. Mise en lumière et interrogation de quelques idées reçues sur la voie professionnelle en France et en Suisse.
La fondation La main à la pâte présentait le 26 septembre un outil à destination des enseignants de cycles 2 et 3 pour former l’esprit critique de leurs élèves, toujours à travers une démarche scientifique.
Il lui avait été demandé de prendre en charge cet élève, afin de chercher à le remotiver. Pendant le weekend, elle avait consulté les professeurs de cet élève par courriel, demandant à chacun quel serait le premier pas qu’ils aimeraient qu’il fasse pour améliorer la situation. Les professeurs de sciences expérimentales ont déclaré qu’ils étaient […]
Voilà quelques années, lorsqu’au 1er septembre j’ai découvert ceux qui composaient ma classe de 5e, j’y ai vu nos élèves d’ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire). Dans mon établissement, ce sont des élèves DYS (dyslexiques, dysphasiques, dyspraxiques, etc.), mais aussi déficients intellectuels et plus rarement trisomiques. Passée l’inquiétude de ne pas savoir adapter mes cours, grâce aux AVS (auxiliaire de vie scolaire) et aux professeurs ULIS, j’ai appris à travailler avec ces classes incluant d’autres enfants, que je prends désormais tous les ans sur le niveau 5e. C’est en général l’intégralité de la classe qui bénéficie de cette intégration : tolérance, respect, entraide ont dû faire sens dans l’esprit de chacun pour que nous puissions progresser ensemble. Pour cette rentrée, j’ai eu envie de vous parler de ces élèves d’ULIS, précoces, en échec, hyperactifs ou souffrant de phobie scolaire, pour qu’une fois encore, la littérature nous aide à mieux comprendre leurs difficultés.
L’autonomie des établissements est-elle possible dans un système pris dans des contradictions profondes, immobilisé entre la crainte des effets négatifs et l’envie de jouer avec les marges ? À quelles conditions peut-on passer de la gestion au pilotage, tout en maintenant l’équité et l’unité du système ?
Un nouveau modèle de gouvernance partagée émerge depuis une dizaine d’années. L’auteur s’interroge sur la possibilité de son application dans l’organisation Éducation nationale.