L’intelligence au pluriel
Si le concept d’intelligences multiples date de la fin du XXe siècle, on ne peut que souhaiter qu’il prenne un peu plus de place dans les préoccupations et pratiques des décennies à venir. Des pistes, dès aujourd’hui.
Évaluer, c’est sans doute donner de la valeur, au moins une valeur. Quand on enseigne, piloter la séance, en gérer l’atmosphère, relier des apprentissages nouveaux, solides et ambitieux, avec les futurs acquis ou les déjà-vus, tout en étayant les recherches des élèves, suppose de voir, derrière le seul modèle qu’on imagine souvent en trente exemplaires, beaucoup d’individus différents. Pour les identifier précisément, on peut les contrôler, à partir de ce qu’ils ne savent pas encore tout à fait, par sommation et comparaison avec un standard ou idéal. Dans quarante ans, peut-être entendrons-nous dire « les élèves étaient meilleurs avant ! » par des professeurs d’alors, émus par les performances du début du XXIe siècle.
Ce sera vrai si l’on continue à ne voir qu’une partie de l’intelligence des élèves et à enseigner par et pour des talents canoniques : dire, lire et …