Et si la réunion de rentrée n’était pas seulement le moment où l’enseignant présente son fonctionnement aux parents, mais celui où chacun découvre ce que les autres savent faire ?
Dans cette période où la tendance est plutôt à accentuer les clivages au sein de la population et à dénoncer et sanctionner le moindre manquement des enfants et des jeunes ou de leurs parents, il est réconfortant de se pencher sur le rapport du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge et les vingt mesures qu’il prône pour « aider les parents à aider les enfants à grandir ».
Les devoirs, ça concerne finalement des millions de personnes, (élèves, parents et enseignants) et pourtant, il existe assez peu de publications sérieuses sur ce sujet.
« Ce malêtre qui grandit dans la jeunesse », le constat ne pouvait rester enfoui, tu, pour Nourdine Bara et Nasser Rais. Le premier, auteur et organisateur d’agoras, saisit la balle au bond lors d’un échange téléphonique pour proposer l’organisation d’une agora dans le cadre de Paillade Campus, à Montpellier. Le second, directeur de l’association nimoise Alphé, agissant pour la prévention du harcèlement scolaire, se porte volontaire pour figurer parmi les témoins.
Célébrer les progrès des enfants, au-delà des compétences académiques, tout en privilégiant un accompagnement adapté et rassurant pour les parents.
Comment l’école peut-elle mieux collaborer avec les parents de milieux populaires ? C’était le sujet des échanges d’un séminaire du Cicur (Collectif d’interpellation du curriculum) en décembre dernier.
L’autrice, enseignante chercheuse, a participé avec ATD Quart Monde à la recherche Choisir l’inclusion pour éviter la ségrégation (Cipes). Elle en livre les observations sur les formes d’exclusion dont les enfants pauvres sont victimes à l’école.
L’université Bourgogne Europe développe un dispositif de plus en plus complet pour que la précarité ou la pauvreté de certains étudiants révélées par le confinement lié à l’épidémie de covid ne soit pas un frein aux études universitaires.
Face à l’aggravation des inégalités sociales et à la montée du séparatisme scolaire, la FCPE avait consacré son colloque national de décembre 2024 à la pauvreté et à ses répercussions à l’école – colloque qui a inspiré notre dossier de janvier 2026, « École et pauvreté ». Entretien avec David Dumont, secrétaire général adjoint de la fédération, sur les enjeux politiques soulevés et les revendications des parents d’élèves pour une plus grande mixité sociale et scolaire, qui offrirait les mêmes chances à tous les enfants.
Dans l’ouvrage collectif Premières classes : comment la reproduction sociale joue avant six ans (université Paris Cité éditions, 2025), Frédérique Giraud et Gaële Henri-Panabière, qui l’ont coordonné, montrent comment se construisent les inégalités sociales de façon précoce et comment les socialisations familiales sont plus ou moins en osmose et rentables sur le plan scolaire, ou au contraire très éloignées des attendus scolaires. Entretien avec les deux coordinatrices de l’ouvrage.
Les parents mettent parfois la pression sur leurs enfants en stigmatisant leurs erreurs : peut-on les aider à adopter une attitude plus utile ?
La Convention citoyenne sur les temps de l’enfant poursuit ses travaux et ses auditions depuis plusieurs mois. Voici le compte-rendu de l’une de ces interventions par son auteur, Damien Berthilier, qui défend le rôle essentiel joué par les collectivités et les associations aux côtés de l’État, notamment, et la nécessaire articulation entre école, temps périscolaire et éducation populaire, mise à mal par la semaine de quatre jours.
Face à l’urgence démocratique et au risque de l’extrême droite au pouvoir, la Ligue de l’enseignement s’engage pour l’éducation à l’esprit critique et pour l’appel Mille et un territoires pour la fraternité.
Les Échos du FIFE (Festival international du film d’éducation), organisé par les Ceméa en Touraine, mettent en lumière depuis vingt ans des courts métrages qui invitent à réfléchir collectivement, enfants comme adultes, sur des thématiques liées à l’éducation. Une semaine de projections et d’échanges racontée par un protagoniste.
Depuis deux ans, l’école de Longueville, située en Seine-et-Marne, a vu son environnement s’agrandir grâce à un projet ambitieux : l’aménagement d’un terrain communal de plus de 2 000 m² en véritable écolieu pédagogique.
Comment parler d’éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (Evars) sans déchainer les passions, alimentées par les fausses rumeurs et les réseaux sociaux ? Une question au cœur du webinaire organisé le 2 avril par le CRAP-Cahiers pédagogiques et la Ligue de l’enseignement. Riche en témoignages experts, cette session a mis en exergue quelques pistes pouvant être mises en pratique dans les établissements.
En quoi les applications numériques changent-elles les relations école-familles à l’école primaire ?
Invitation de la Maison de la pédagogie de Mulhouse à faire changer l’école ensemble.
En 3e prépa métiers, réaliser, pour de vrai, un projet ambitieux, comme des pros. Utopie ? Non, c’est pris très au sérieux par les élèves et leurs enseignants et tout autant par les professionnels qui les accompagnent. De quoi transformer le regard de tous.
Les enfants pauvres sont-ils des élèves comme les autres à l’école ? À l’évidence, non ! Comment alors mieux les accueillir et les faire réussir ? La FCPE nationale organisait le samedi 7 décembre un colloque sur le thème « Ce que la pauvreté fait à l’école ; ce que l’école fait de la pauvreté » à Avignon. Voici ce qu’en ont retiré trois participantes.
Quand un quartier en pleine rénovation urbaine devient terrain de découvertes et d’expérimentations, les enfants apprennent à devenir citoyens de leur ville et à agir sur leur environnement.
Dans un contexte social et scolaire difficile, une équipe enseignante s’appuie sur le tissu associatif pour bâtir un parcours d’engagement pour les élèves d’une 3e prépa-métiers. Par l’engagement, les élèves reconstruisent leur estime de soi, tissent des liens avec leur environnement et agissent en citoyens.
« On travaille encore sur la citoyenneté, Madame ? » « À part pour les évals, ça sert à rien d’apprendre des trucs sur la citoyenneté, en vrai. » Face à un désintérêt des élèves, comment les mobiliser et comment leur faire prendre conscience de la vitalité de cette notion, jusque dans leur quotidien ?
Sortir de la perspective scolarocentrée et du statut de majoritaire pour entendre ce que des mères racisées disent de leur rapport à l’école et aux enseignants.
Les parents d’élèves de la FCPE viennent de lancer une pétition adressée au Président de la République pour lui demander « d’initier, de toute urgence, une Convention citoyenne sur l’éducation ». Grégoire Ensel, vice-président de la FCPE, a répondu à nos questions.
« Réconciliations », c’est une méthode associant enseignants et parents pour mettre les élèves au travail et obtenir 100 % de réussite. Elle suscite beaucoup d’intérêt, mais aussi beaucoup de questions, et parfois de critiques. Monique Royer, membre du Comité de rédaction des Cahiers pédagogiques et autrice de plusieurs portraits autour de ce projet, et Gwenaël Le Guevel, président du CRAP-Cahiers pédagogiques, ont rencontré son initiateur, Jérémie Fontanieu, pour un échange plein d’interrogations.
Le souvenir d’une réunion de parents d’élèves remonte de temps en temps à la surface. C’était au temps où mes enfants étaient encore scolarisés.
Lors des échanges entre orthophonistes et enseignants, deux questions reviennent souvent : « Comment différencier dans une classe de trente élèves ? » et « Comment différencier dans une classe très hétérogène ? » Voici quelques pistes de réponses, qui n’ont pas valeur de leçon mais d’éclairage.
Inclure les parents allophones par la mise en place de cours de langue française et d’explicitation du fonctionnement de l’école : une chercheuse analyse les effets d’un dispositif.
Le travail collaboratif des enseignants avec les familles ou entre eux est rare dans l’enseignement primaire, il est pourtant souhaité et fécond.
@ecole_millay est l’un de ces comptes qui ensoleillent les réseaux sociaux par leurs partages, la vie éducative qu’ils donnent à voir, la vie tout court dans son versant positif, constructif.
Chaque année, comme il se doit pour une association, les adhérents du CRAP-Cahiers pédagogiques se retrouvent en assemblée générale. L’occasion de vérifier la vitalité de ce collectif, et de chercher des solutions pour la survie de l’association et de la revue.
Un parcours professionnel se tisse, se nourrit d’expériences diverses, au-delà du cercle de son travail, dans toutes les dimensions de sa vie, y compris personnelle et militante. Catherine Hurtig-Delattre nous raconte cet apprentissage continu qui a construit sa professionnalité, de ses débuts comme enseignante à ses activités actuelles de retraitée engagée. Elle est devenue institutrice […]
Quelles sont les frontières de l’école et de la culture qu’elle porte ? Lors de l’assemblée générale du CRAP-Cahiers pédagogiques, une table ronde sur le thème « Ouvrir les portes de l’école ! » a réuni les coordonnateurs des deux derniers dossiers des Cahiers : « Scolaire, non scolaire » (Baptiste Besse-Patin et Aurélie Zwang) et « Les cultures à l’école » (Catherine Hurtig-Delattre), avec une animation de Laurent Reynaud, membre du comité de rédaction des Cahiers pédagogiques. Voici quelques moments de cet échange.
Pour lutter contre le harcèlement scolaire, plutôt que des « cours d’empathie », l’OCCE propose d’aider les enseignants et enseignantes à mettre en place dans les classes la coopération pour un véritable apprentissage de la vie en commun et un exercice au quotidien de la démocratie.
Chloé Thomas est une jeune professeure des écoles. Coordonnatrice d’un dispositif ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire), elle nous raconte son quotidien professionnel, dans lequel elle s’épanouit.
Où s’arrête l’école et où commence le « hors de l’école » ? Il n’est pas si facile de répondre à cette question, pas plus en termes de pratiques ou de lieux qu’en termes de contenus. Voici ce qu’en disent les coordonnateurs de notre tout dernier dossier.
Faire regarder à son enfant des vidéos de vulgarisation historique ou scientifique, est-ce une si bonne idée ?
Parmi les produits éducatifs pour la petite enfance, les jeux et livres se revendiquant de la filiation de la pédagogue italienne Maria Montessori sont de plus en plus nombreux. Mais on connait peu leurs usages réels dans les familles.
Enseignant, maitre-nageur, sauveteur et parents accompagnateurs : comment coopérer ?
Quels sont les enjeux d’une sortie au musée, quand la situation n’est ni celle de l’école ni celle de la visite habituelle d’un musée ?
Comment définir ce qui relèverait du « périscolaire » à l’école primaire ? Résultats d’une enquête dans sept écoles parisiennes socialement contrastées.
Où commence l’école ? Où s’arrête-t-elle ? Si ces deux questions peuvent paraitre anodines, leurs réponses sont loin d’être une évidence comme le montrent les contributions de ce numéro.
Le parcours Théâtre : des objectifs pédagogiques, à articuler avec la construction des adolescents.
Professionnels de l’éducation populaire et de l’enseignement : comment collaborer quand on n’intervient ni sur les mêmes temps ni avec les mêmes compétences, mais, peut-être, avec des objectifs partagés ?
Des enfants âgés de 5 à 7 ans participent à des discussions à visée philosophique (DVP) : une expérimentation cherchant à répondre aux enjeux éducatifs, sociaux et culturels de l’école polynésienne.
Les réunions de rentrée sont des moments importants dans les écoles primaires pour tisser des liens étroits avec les familles.
Constellation, un mot à la mode dans les instances de formation. Il a pourtant une histoire dans la relation sociale, une histoire qui renvoie à une autre réalité que celle qui est mise en place, une histoire de groupe hétérogène qui travaille ensemble, une « machine à penser, à panser ».
Un livre sur l’école qui donne la parole à ceux qui ne l’ont pas : des parents vivant en situation de pauvreté y racontent leurs parcours, leurs difficultés, leurs blessures et leurs victoires, en tant qu’élèves puis en tant que parents ou même grands-parents.
La FCPE des Deux-Sèvres et le CRAP-Cahiers pédagogiques organisaient en septembre, à Niort et à Bressuire, deux conférences sur le thème : « Le travail hors la classe des élèves et son accompagnement (les devoirs à la maison, les aides aux devoirs…) ». Y intervenait Séverine Kakpo, docteure en sciences de l’éducation, laboratoire Escol, Université Paris 8. Et également Nathalie Bineau, adhérente du CRAP, professeure et maman…