Créer des outils d’évaluation diagnostique en mathématiques communs à sept pays européens : c’est le défi qu’ont relevé des enseignants chercheurs d’Allemagne, Croatie, Espagne, France, Grèce, Italie et Suède, réunis grâce à un projet européen baptisé DiToM.
Les partisans de la méritocratie aiment bien les contes de fées, les réussites inattendues à coup d’efforts et de volonté qui prouveraient que « quand on veut, on peut ». Le cas d’une « école du miracle » aux États-Unis était sans doute « trop beau pour être vrai »… Quant aux emballements médiatiques, on n’a pas forcément besoin de franchir l’Atlantique pour en trouver d’équivalents !
L’arrivée des IAG dans l’enseignement supérieur suscite de nombreux débats et questionnements. Comment contribuer au développement professionnel des enseignants à travers la réflexivité et l’analyse de pratique ?
Comment favoriser l’engagement des étudiants en première année à l’université ? Une réponse originale est donnée ici avec des séances de travaux dirigés en partie converties en énigmes à résoudre.
Quel que soit le profil de ses étudiants, Patricia Legris, maitresse de conférences en histoire contemporaine à l’université Rennes 2, conçoit ses enseignements comme une possibilité de les confronter au travail de l’historien en les faisant travailler différemment, de manière plus active et coopérative. En choisissant la pédagogie institutionnelle, elle accorde une grande place à l’acquisition en filigrane de compétences psychosociales.
L’université Bourgogne Europe développe un dispositif de plus en plus complet pour que la précarité ou la pauvreté de certains étudiants révélées par le confinement lié à l’épidémie de covid ne soit pas un frein aux études universitaires.
Ces dernières années ont vu le développement en France d’écoles supérieures privées sur fonds publics, sans aucun contrôle.
Dans le supérieur aussi, la pédagogie universelle est mise en oeuvre afin de favoriser la réussite de tous les étudiants.
Qu’en est-il de la prise en charge du handicap dans le supérieur ? L’autrice, en situation de handicap, connait bien cette problématique puisqu’elle a été confrontée aux mêmes difficultés que ses étudiants. Il faut parfois sortir de son rôle d’enseignant pour mieux accompagner les étudiants.
Après la pandémie de covid, les conditions d’accès à l’enseignement supérieur ont été fortement modifiées au Portugal, avec l’objectif de l’ouvrir plus largement. Avec quels effets ?
Le stage ? Un élément indispensable pour faciliter l’intégration des jeunes dans le marché de l’emploi, y compris après une licence professionnelle.
Les pouvoirs publics ont conscience que l’université doit renforcer ses dispositifs d’orientation des étudiants et développer la professionnalisation des enseignements afin de limiter les échecs en licence, notamment en première année. Une étude analyse le problème et ses solutions.
Les instituts universitaires de technologie (IUT) développent des formations universitaires courtes, visant, à priori, à une entrée sur le marché du travail. Progressivement, ils sont apparus comme une voie moins incertaine que la formation à l’université, plus généraliste, plus longue et moins personnalisée. Ce témoignage se réfère à une pratique concrète.
Le présent article fait état d’une expérience d’initiation pédagogique en master 1, conçue et mise en place dans une des universités de la Tunisie depuis 2006.
À l’université, le mot « pédagogie » est souvent considéré comme un gros mot ; en effet l’enseignement y est considéré comme une tâche, alors que la recherche se définit en missions.
Cette contribution ne se veut pas un article scientifique, mais une réaction à des propos tenus par certains hommes et femmes du monde politique lors d’une récente conférence internationale sur le capital humain et l’emploi en Méditerranée. Elle incite à davantage de rigueur, d’esprit critique et scientifique lorsqu’on parle de « qualité » en éducation et de « réussite » scolaire.
La mise en place de démarches d’évaluation de l’enseignement prenant en compte le point de vue des étudiants est obligatoire, d’après les textes officiels de l’université. Cependant, l’évaluation de l’enseignement par les étudiants (EEE) reste dans les faits encore peu développée, en particulier dans sa forme institutionnalisée.
L’idée d’une évaluation partagée par les différents acteurs du système progresse lentement. Mais elle rencontre souvent l’incompréhension ou la méfiance, dans la mesure où l’évaluateur est soupçonné d’instrumentaliser la démarche à son seul profit.
La reconnaissance des acquis de l’expérience à l’université pourrait être un gage de réussite pour les personnes actives n’ayant pas de diplôme. Mais les difficultés d’accès à la certification par cette voie interpellent : n’y a-t-il pas un risque, au contraire, de creuser les écarts entre les déjà diplômés et les autres ?
Préparer à l’oral du concours de professeur des écoles dans lequel l’étudiant devra manifester ses capacités et son envie d’entrer dans le métier, voilà un enjeu d’importance.
À l’université, la lecture de textes complexes pose parfois problème. Mais alors comment faire ?
Présentation d’un dispositif pour limiter le décrochage à l’université en venant en aide, dès le second semestre, aux étudiants qui ont des difficultés d’orientation et d’apprentissage.
Progressivement, l’université met en place des licences et des masters professionnels. Une réponse à l’interpellation de la société, qui s’inquiétait des études trop généralistes aux débouchés incertains.
Les principaux sigles de l’enseignement supérieur utilisés dans ce Hors-Série Numérique
Aujourd’hui, les maquettes universitaires rendent obligatoire l’étude d’une, voire deux langues vivantes étrangères. Notre interlocutrice nous présente une réalité tournée vers une approche par compétences qui prend en charge les étudiants tels qu’ils sont, pour leur faire atteindre le niveau B2 du CERCRL, alors qu’un bon tiers n’est qu’au niveau A2.
Quel dispositif pour amener à l’aisance en langues étrangères des étudiants nombreux, hétérogènes et peu motivés pour les langues, puisqu’ils choisissent d’étudier d’autres domaines de spécialité ?
266 400. C’est le nombre d’étudiants étrangers scolarisés dans un établissement supérieur français en 2008.Alors même qu’ils sont intégrés dans un cursus universitaire ordinaire et accompagnés par diverses associations, leur dissémination dans différentes UFR cache des différences d’habitudes lourdes de conséquences.
Chercher le meilleur mode pour transmettre, adapté à chacun, ça n’est pas réservé aux élèves dans les classes.
« Il est impossible de concevoir un chercheur pédagogique qui ne connaitrait pas le métier d’éducateur, c’est-à-dire qui serait incapable de conduire lui-même une classe dans de bonnes conditions. » Gaston Mialaret, Nouvelle pédagogie scientifique, PUF, pp. 18-19, 1954.
Entretien de Philippe Meirieu avec lui-même.
Les départements universitaires de pédagogies (Dup) furent créés en 1982 en Grèce et ils sont en fonction depuis 1984, pour les plus anciens. Leur grande nouveauté fut d’introduire la formation des maitres (même de la maternelle) à l’université.
Apprendre à transmettre n’est pas encore une affaire entendue pour tous les enseignants. Elle semble si nécessaire pourtant. Pédagogie du supérieur, ou l’art d’intriguer les étudiants.
La réforme des modalités de recrutement et de formation des maitres a réactivé un débat très classique : est-il nécessaire, voire possible d’apprendre à enseigner ? Il s’agira d’abord de réfléchir aux enjeux institutionnels et symboliques de cette question, avant de suggérer quelques éléments de réflexion sur les pratiques pédagogiques.
Travailler en équipe pour rédiger un cadre de formation ? Pas si facile.
Réussir un passage demande de quitter le lieu d’où l’on vient et de s’acculturer au lieu où l’on arrive. L’université ne doit pas le négliger si elle veut éviter l’échec massif de ses étudiants.
La question de la professionnalisation divise le monde universitaire, même si elle fait l’objet d’un consensus dans certains milieux politiques.
Il peut sembler curieux, voire provocateur, de parler de rénovation pédagogique à propos du LMD (licence master doctorat), alors que cette réforme a été décriée par les universitaires et les étudiants, et que, encore aujourd’hui, elle est évoquée comme une des causes des difficultés actuelles des universités françaises.
Et si les étudiants prenaient la parole ? Il y a bien sur pour cela les évaluations, mais il y a eu aussi cette production proposée par trois étudiants en licence de sciences de l’éducation. Leur diagnostic est-il aussi éloigné que cela des autres diagnostics émis dans ce dossier et ailleurs ?
En 2002, les premières licences professionnelles voient le jour. Actuellement, le processus diplômant ne cesse de s’accroitre, ouvrant de nouvelles voies, notamment par le biais de la mastérisation. Notamment dans le secteur de la mode.
Alors que l’enseignement secondaire n’a pas encore résolu les difficultés inhérentes à une orientation trop tardive dans sa mise en place et pensée seulement en termes de choix, l’entrée à l’université se fait majoritairement par défaut. Plus de 50 % des étudiantes et étudiants de première année ne se retrouvent pas en deuxième année, mais plus de 50 % des étudiantes et étudiants n’avaient pas fait le choix d’y aller !
Le colloque de la conférence des présidents d’université (CPU) du 11 au 13 mai 2011, à Toulouse, a travaillé sur la réforme de la licence. Des représentants de toutes les formations post-bac et de nombreux acteurs étaient ainsi réunis sur cette question de la licence qui, de l’avis général, ne peut plus se poser de manière isolée.
Avec la massification des effectifs et celle de l’échec en première année, voire en seconde, la pédagogie universitaire, ou plutôt son absence, a été mise en accusation. La solution préconisée depuis une vingtaine d’années réside dans le tutorat, dont les métamorphoses jusqu’au plan « Réussite en licence » sont étudiées ici.
Comment réorganiser l’université ? En faisant de la réussite des étudiants un objectif incontournable
L’humour à l’université : retours réflexifs sur la formation des professeurs des écoles.
En février dernier, un objet universitaire non identifié s’est posé dans les locaux de l’université Paris Est-Créteil, à deux pas du rectorat. Dans une université, en banlieue ? Rien d’étonnant.
Un point sur l’apprentissage autodirigé à l’université, fil rouge pour ne pas perdre les étudiants.
La première année à l’université est vécue comme une épreuve par certains étudiants, et ce dispositif à Grenoble, pour les aider à « rebondir » et à préparer une éventuelle réorientation y a bien toute sa place.
La bonne intégration dans les premiers mois d’un parcours universitaire dépend d’abord de ce que l’institution met en place pour préparer les lycéens et accueillir les nouveaux étudiants. Présentation des initiatives prises en ce sens par l’université de Nantes.
À l’université libre de Bruxelles, le podcast est utilisé pour redonner son rôle à l’enseignant dans un apprentissage en autonomie.
Ce texte a été rédigé dans le cadre d’une formation destinée aux doctorants moniteurs du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) université Paris-Est. Dans le cadre de cette formation à l’enseignement, nous avons la possibilité de participer à un groupe d’analyse des pratiques professionnelles animé par Arnaud Dubois, formateur à l’IUFM de l’université […]