L’orientation des étudiants : décision et engagement

Alors que l’enseignement secondaire n’a pas encore résolu les difficultés inhérentes à une orientation trop tardive dans sa mise en place et pensée seulement en termes de choix, l’entrée à l’université se fait majoritairement par défaut. Plus de 50 % des étudiantes et étudiants de première année ne se retrouvent pas en deuxième année, mais plus de 50 % des étudiantes et étudiants n’avaient pas fait le choix d’y aller !
Alors que l’orientation devrait être un processus continu engagé très tôt depuis le collège, son fonctionnement actuel sous forme de campagne périodique d’information à la fin de chaque palier d’orientation, son caractère tardif, brutal et subi ne fait qu’accroitre le problème de l’indécision chez les jeunes quant au choix de la filière et hypothèque, dans la pratique, une large part des bénéfices que l’on pouvait attendre des progrès de la scolarisation et de la démocratisation de l’enseignement supérieur.
Ainsi, en se focalisant seulement sur l’obtention du baccalauréat, en négligeant la préparation méthodologique des lycéens aux études supérieures, en les considérant pleinement autonomes et suffisamment capables d’assumer avec succès un travail personnel, le lycée ne permet …