Réunir et faire interagir des élèves porteurs de troubles du neurodéveloppement relève parfois du défi. Pour ces élèves d’ULIS école, l’utilisation guidée du jeu sous différentes formes permet de contourner les obstacles du langage et de créer une réelle coopération.
Et si la réunion de rentrée n’était pas seulement le moment où l’enseignant présente son fonctionnement aux parents, mais celui où chacun découvre ce que les autres savent faire ?
À partir d’une petite énigme, comment accompagner les élèves dans la recherche d’une solution ? N’en déplaise aux détracteurs d’une pédagogie de la découverte, voici l’exemple d’une séquence bien conçue, permettant à chaque élève de cheminer à son rythme vers la résolution et incluant une indispensable phase de métacognition.
Dans une école primaire en réseau d’éducation prioritaire, la Quinzaine des arts, c’est le rituel printanier : un projet de recherche créatif de la maternelle à l’élémentaire. En 2025, le thème qui a porté l’équipe était : « Architectures européennes ».
Présentation d’un ambitieux projet partagé par des élèves de la maternelle au lycée en France, Espagne, République tchèque et jusqu’au Mexique, de l’hymne européen à la programmation avec eTwinning.
Des étudiants, futurs professeurs, participent à un atelier d’éducation artistique et culturelle inspiré des vedute vénitiennes pour créer des cartes postales contemporaines et interroger leur propre regard sur des images d’hier et d’aujourd’hui.
Comment faire de l’Europe une réalité vivante et concrète pour les élèves à l’école primaire ? Voici un projet qui mobilise littérature de jeunesse, art, jeu et débat pour sensibiliser aux droits des enfants.
Les projets interdisciplinaires prennent parfois des chemins étonnants : celui-ci mobilise la course d’orientation et les sciences pour penser la forêt à l’échelle de l’Europe. Et c’est ainsi toute l’identité européenne que les élèves du primaire peuvent explorer !
Entre les petits conflits et le harcèlement, n’y aurait-il pas un versant qui échappe à la prévention ? Depuis cinq ans, une démarche menée en école primaire explore un pan encore peu développé de la prévention : les violences isolées qui éclatent dans les cours de récréation — un dispositif qui veut réparer le lien plutôt que de le laisser se défaire.
L’hétérogénéité des élèves à l’école mérite-t-elle d’être strictement encadrée par l’institution et le travail enseignant recadré ? À Lyon, l’équipe pédagogique d’une école élémentaire en éducation prioritaire se bat, contre vents et marées, pour faire vivre un projet de classes à plusieurs cours.
Écrivor est ici mis en pratique avec des élèves en élémentaire et plutôt performants. Mais l’outil, présenté dans l’article de Thomas Ricart qui précède, peut s’appliquer à toutes sortes de classes, en s’adaptant aux contextes, aux disciplines et aux niveaux.
L’IA peut soutenir la créativité pour peu qu’elle interroge plus qu’elle ne répond. Un exemple en production écrite dans le premier degré.
Intéressons-nous au regard que portent les élèves sur l’IA. Voyons ce qu’ils répondent quand on leur demande : « L’IA peut-elle remplacer la maitresse ? »
Une séquence menée en CM2 REP à l’école Irène-Joliot-Curie de Petit-Quevilly (en Seine-Maritime) pour découvrir l’intelligence artificielle générative, travailler sur des textes générés, produire soi-même des textes.
Rendez-vous réguliers, au déroulement codifié, impliquant souvent tout le groupe d’enfants et l’enseignante, les rituels sont désormais inscrits dans le répertoire des pratiques pédagogiques incontournables de la maternelle.
Dans la cité médiévale de l’Aude, l’élection d’un maire du Rassemblement national lors des élections municipales de mars 2026 a engendré un certain nombre de craintes au sein de la communauté éducative.
L’école demande aux élèves d’apprendre. Mais cette activité intellectuelle, bien qu’innée, ne va pas de soi dans un monde où les solutions de facilité et d’empêchement sont nombreuses. Les actions pédagogiques consistent donc à accompagner les élèves vers une culture métacognitive en classe.
On l’aura compris avec les précédents articles de cette série (la source ; le ru), le travail de classe de Jonathan Lapo dépasse largement la sensibilisation des élèves à quelques écogestes. L’écologie innerve tout son enseignement et vise à construire une écocitoyenneté informée, sensible, active et émancipée. Son travail rejoint ce que le philosophe Baptiste Morizot appelle de ses vœux : « un front pédagogique pour porter une alphabétisation des enjeux de l’eau vivante ». Ce dernier article, publié à l’occasion de la Journée du castor (le 7 avril), met en exergue le chemin parcouru par les élèves dans leur connaissance des zones humides ainsi que les réalisations concrètes qui ont pu être menées.
Dans une série de trois articles, Jonathan Lapo, professeur des écoles en CM à Dijon, expose tout un cycle d’apprentissage autour de l’eau, qui court à travers différentes disciplines et sur une année entière. Après la source, ce deuxième article, publié à l’occasion de la Journée de l’eau (le 22 mars), s’intéresse au ru, et à la façon dont les élèves construisent un ouvrage pour l’aménager, en s’inspirant d’un maitre en la matière : le castor.
On avait découvert en septembre le récit de Jonathan Lapo, professeur des écoles en CM à Dijon, praticien de la classe dehors, dans une aire terrestre éducative. Entrons plus avant dans son travail pédagogique, et écoutons-le exposer tout un cycle d’apprentissage autour de l’eau, qui court à travers différentes disciplines et sur une année entière. Ce premier article (cette série en comptera trois), publié à l’occasion de la Journée des rivières (le 14 mars), met à l’honneur la source… du projet.
Alors que les débats sur les dangers des réseaux sociaux pour les mineurs étaient déjà bien entamés du côté de cette classe de CM2, voilà que l’Assemblée nationale vote une loi pour en interdire l’accès aux moins de 15 ans. Mais de quoi je me mêle ? Laissez donc travailler les élèves ! Heureusement, leur enseignante voit là l’occasion de vivre une expérience citoyenne tout aussi intéressante : partir de l’actualité politique pour approfondir les discussions.
Un projet d’écoles, collectif, fédérateur autour de la promotion et de la compréhension partagée du principe de laïcité, dans un lieu où il est essentiel d’affirmer celui-ci. Récompensée par plusieurs prix au niveau national, cette initiative montre comment, dans des territoires fragilisés après les attentats de 2015, l’école peut retisser du lien et faire de la laïcité un sujet de concorde plutôt que de crispation.
Enseigner en maternelle se caractérise par la nécessité de toujours se réinventer. Mais qu’y apprend-on et comment ? Retour sur un forum qui se veut un espace militant pour une école réellement de la réussite pour tous.
Portées par le désir de dépasser les limites du tutorat traditionnel, des enseignantes formatrices explorent depuis 2023 de nouvelles formes d’accompagnement en classe du premier degré.
Les évaluations nationales n’en finissent pas de faire couler de l’encre. Après « Des évaluations qui ne font pas avancer les apprentissages », voici le récit d’une professeure des écoles en REP+ qui s’insurge contre la pression décuplée qu’induisent ces épreuves sur les élèves à besoins particuliers, mis en situation d’échec dès la rentrée.
Peu de temps après la rentrée, une discussion s’engage sur la liste d’échanges internes du CRAP-Cahiers pédagogiques, autour de l’évaluation et de la pression qu’elle peut induire. Il y est notamment question des évaluations nationales en primaire, du temps d’enseignement qu’elles font perdre et de leur potentiel de dévalorisation pour les élèves, comme le montre ce témoignage d’une professeure des écoles à Marseille.
Une comète, une éclipse solaire, un club d’astronomie et des télescopes… Tous les ingrédients étaient réunis l’an dernier pour proposer aux élèves de CE2-CM1 d’une école niortaise une série d’activités autour de l’astronomie. De quoi donner aux programmes une dimension à la fois sensible, concrète et collaborative.
La bande dessinée est largement plébiscitée chez les jeunes lecteurs comme une lecture plaisir. Mais les choix opérés peuvent être restrictifs. Quelques raisons de donner sa place à la bande dessinée dans l’enseignement de la littérature.
Professeur des écoles en REP en pleine ville de Dijon, Jonathan Lapo pratique la classe dehors depuis plusieurs années avec ses élèves de cours moyen (CM1 et CM2). Nous proposons ici le témoignage de cet enseignant atypique, qui invente au quotidien des manières d’éveiller chez ses élèves réflexions et pouvoir d’agir écologiques.
Le principe du dispositif national « Quart d’heure de lecture » (appelé aussi « Silence on lit ! ») ? Instaurer dans chaque classe une pause lecture quotidienne de quinze minutes afin d’inciter les élèves à lire et développer le plaisir de lire. Un exemple de mise en œuvre en cours élémentaire.
Voici la suite de l’expérimentation « Explorer l’imagination créatrice en classe à partir d’albums jeunesse » en CP-CE1, dont l’objectif est d’amener les élèves à conscientiser le concept d’imagination créatrice. Dans ce second volet, la même enseignante s’appuie sur deux albums jeunesse et sur le jeu du balai pour impliquer les élèves dans l’activité créatrice et les faire réfléchir au fonctionnement et au pouvoir de l’imagination.
Pour tenter d’agir face à des difficultés relationnelles, toute l’équipe d’une école élémentaire s’est engagée dans une aventure très spéciale : celle de créer des classes uniques en contexte urbain. Outre l’originalité de cette organisation, qui innerve jusqu’à la cantine, on touche ici le développement de compétences sociales.
Onze élèves identifiés comme « petits lecteurs », au moyen d’une évaluation du savoir-lire en fin de CP, ont été pris en charge par l’équipe de leur école de la rue Rouelle, à Paris. Ils ont bénéficié d’une intervention prioritaire et quotidienne tout au long du 1er trimestre de CE1, de juin à décembre 2024. Avec des résultats encourageants, qui invitent à prolonger l’expérience.
Onze élèves identifiés comme « petits lecteurs », au moyen d’une évaluation du savoir-lire en fin de CP, ont été pris en charge par l’équipe de leur école de la rue Rouelle, à Paris. Ils ont bénéficié d’une intervention prioritaire et quotidienne tout au long du 1er trimestre de CE1, de juin à décembre 2024. Avec des résultats encourageants, qui invitent à prolonger l’expérience.
Comment amener les élèves à conscientiser et approfondir leur compréhension de l’imagination ? Un collectif de l’Inspé de Bretagne a choisi de s’appuyer sur la lecture d’albums jeunesse. Il présente les résultats préliminaires d’une séquence d’expérimentations menées auprès d’élèves de CP-CE1.
Dans « Apprendre », sorti fin janvier 2025, Claire Simon filme une école où l’on a plaisir à s’installer pour regarder les enfants apprendre, justement. Entretien avec une réalisatrice fervente admiratrice de l’école et de ses acteurs.
Demain, mercredi 29 janvier 2025, sort au cinéma le film Apprendre, de Claire Simon. Aux Cahiers pédagogiques, nous l’avons vu et aimé. En voici une chronique, en attendant un entretien avec la réalisatrice dans le numéro de février de la revue.
Une équipe de la Maison des sciences de Châtenay-Malabry, en lien avec La Main à la pâte, a eu l’idée de proposer à des enseignants d’écoles de la circonscription de réaliser des expériences en adaptant des « leçons » de physique élémentaire dispensées par Marie Curie au début du siècle dernier.
On pourrait imaginer un tableau idyllique, celui d’une école d’une petite ville nichée dans les hauteurs de l’Hérault, les Hauts cantons, tout près du Tarn, là où les paysages arides méditerranéens tutoient les premières pentes du Massif Central. Un petit air suranné siffloté accentuerait l’impression. Oui, mais voilà, la réalité de Sophie Gazel est sensiblement différente.
Dans les écoles parisiennes à l’ancienne, les cours ne sont guère vastes et verdoyantes. Et quand on a le parc des Buttes-Chaumont tout près, pourquoi ne pas saisir l’occasion pour faire classe dehors, toutes les semaines, et ainsi développer le langage oral des enfants ?
La direction d’école primaire joue un rôle complexe et central au sein de l’institution scolaire, intermédiaire entre divers acteurs et actrices concourant à l’éducation des enfants.
Voter pour son copain, voter pour sa classe, pour son groupe : nombreuses sont les occasions de passer à côté du sens du vote pour des élèves. Dans cette école, les enseignants ont organisé un concours de masques de carnaval pour développer chez leurs élèves l’aptitude à faire des choix éclairés et à s’affranchir des pressions.
Qu’y a-t-il dans l’espace, selon les représentations les élèves de maternelle ? Pas toujours le Soleil ou la Lune, souvent des astronautes et des bêtes imaginaires… Pour faire évoluer ces représentations vers plus de scientificité, voici une proposition de séquence d’activité, reposant sur une recherche.
Travailler l’oralisation en élémentaire, grâce à des exposés sur l’Égypte antique : récit d’une expérimentation de classe-puzzle en CE2, depuis le Louvre jusqu’aux classes de CM1 et CM2 de l’école.
Elle avait trente-sept ans et la mention de son âge ajoute au chagrin. Claire Guérin était une enseignante engagée dans sa pédagogie, solaire et généreuse. Ses amis, ses collègues ont souhaité la raconter pour « qu’il reste une trace de Claire ». Suzon, Clélia et Victor se font leur porte-voix, pour dessiner le portrait d’une belle personne qu’on ne peut oublier.
Utiliser les albums jeunesse pour faire de l’EMC, en formation d’enseignantes et d’enseignants comme avec les élèves… Et pourquoi pas ? Un exemple avec l’organisation d’élections dans la basse-cour. Au fait : il est peu probable que toute ressemblance avec une situation existante soit fortuite.
Partir d’un schéma mystérieux pour redécouvrir et réécrire personnellement un conte : voilà un chemin d’écriture surprenant mais enthousiasmant, aussi bien pour les élèves que pour le groupe de conseillers pédagogiques et enseignants qui s’essayent à cette démarche. Dans cette première partie, on suit les élèves sur le chemin.
Partir d’un schéma mystérieux pour redécouvrir et réécrire personnellement un conte : voilà un chemin d’écriture surprenant mais enthousiasmant, aussi bien pour les élèves que pour le groupe de conseillers pédagogiques et enseignants qui s’essayent à cette démarche. Dans cette première partie, on suit les élèves sur le chemin.
Dans une classe rurale multiniveaux, un enseignant curieux et aimant chercher avec ses élèves introduit l’IA. Récit de leurs tâtonnements.
Explorer les bases de l’intelligence artificielle dès l’école primaire avec de petits robots, c’est possible ! Voici un autre projet, qui travaille le tri des déchets.