Toujours présentes dans le rapport à nos milieux de vie et de plus en plus abordées dans les champs éducatif et culturel, les émotions écologiques suscitent l’intérêt du collectif de recherche Écoémotions en éducation et formation (3EF), qui s’est réuni pour une première journée d’étude le 9 mars 2026[1] à l’université Lyon 2. Voici quelques réflexions qui en sont issues.
Intéressons-nous au regard que portent les élèves sur l’IA. Voyons ce qu’ils répondent quand on leur demande : « L’IA peut-elle remplacer la maitresse ? »
Février 2000. « Dessine-moi un mouton, Le ciel est vide sans imagination, C’est ça, Dessine-moi un mouton, Redevenir l’enfant que nous étions, Apprivoiser l’absurdité du Monde… » Au Zénith de Lille, dans sa tournée « Mylénium », Mylène Farmer reprend ce tube qui résonne comme un avertissement : qui saura encore dessiner un mouton à la fin du siècle qui commence ? […]
Il existe des outils d’aide à l’écriture qui prouvent bien que l’IA peut être une opportunité et pas seulement un danger. D’où l’intérêt et la fécondité d’IA dédiées. L’article de Carole Migacz qui suit montre une mise en pratique éclairante de l’outil présenté ici.
ChatGPT, Copilot ou encore Gemini : les intelligences artificielles génératives se sont invitées dans la vie scolaire. Pour près de 80 % des élèves, elles sont devenues un compagnon pour faire leurs devoirs, parfois même pour les faire à leur place. Que faire si on ne se contente pas de le déplorer ?
Derrière une inquiétude croissante dans les salles des professeurs et dans les familles : comment accompagner les élèves pour faire de ces outils mobilisant l’intelligence artificielle non pas des substituts, mais des supports d’apprentissage ?
L’école demande aux élèves d’apprendre. Mais cette activité intellectuelle, bien qu’innée, ne va pas de soi dans un monde où les solutions de facilité et d’empêchement sont nombreuses. Les actions pédagogiques consistent donc à accompagner les élèves vers une culture métacognitive en classe.
Aude Sivret, enseignante spécialisée, auparavant professeure d’anglais-lettres en lycée professionnel, témoigne de sa pratique du jeu en classe. Elle accompagne maintenant des équipes de primaire et secondaire en tant que conseillère pédagogique départementale.
Comment favoriser l’engagement des étudiants en première année à l’université ? Une réponse originale est donnée ici avec des séances de travaux dirigés en partie converties en énigmes à résoudre.
En clôture de ce dossier, un éclairage chaleureux sur les démarches ludiques du point de vue des postures enseignantes et d’apprentissage.
L’équipe Form@ctions du CRAP-Cahiers pédagogiques organisait le 25 mars une séance en visio s’inscrivant dans le cycle « Donner du sens aux apprentissages » et s’intitulant « Ancrer les apprentissages » avec comme invité-expert André Tricot, professeur de psychologie cognitive à l’université Paul-Valéry Montpellier 3 et chercheur au sein du laboratoire Epsylon.
Souvent invoquée pour expliquer la réussite ou l’échec scolaires, la persévérance interroge autant les pratiques enseignantes que les dispositions des élèves face à la difficulté et l’apprentissage du discernement entre poursuivre et renoncer. Mais s’agit-il pour autant d’une compétence psychosociale ?
Et si une classe en anglais devenait aussi un terrain d’entrainement pour mieux se connaitre, coopérer et prendre confiance ? Un témoignage de la manière dont les compétences psychosociales peuvent discrètement mais durablement transformer le climat de travail et l’engagement des élèves.
Les compétences psychosociales sont partout. Entre qualités personnelles, comportements attendus et performances ponctuelles, le vocabulaire brouille souvent plus qu’il n’éclaire. En attendant la parution du dossier qui leur sera consacré, dans le n° 604 des Cahiers pédagogiques à paraitre fin février, clarifions quelques mots clés pour sortir des fausses évidences, et réinterrogeons ce que pourrait être former aux CPS.
Lire des romans contemporains, rencontrer leurs auteurs, s’ouvrir aux parents et à un public extérieur : un projet mobilisateur pour les élèves… et leurs professeurs de Lettres.
Au cours d’une rencontre en visioconférence, Grégory Delboé interpelle Daniel Favre. Quand deux chercheurs discutent et que le modérateur de la conversation s’en mêle, les concepts se précisent, les divergences s’affinent, de nouvelles pistes de réflexions émergent.
Réunion en salle des profs. Une initiative de classe de remobilisation des élèves en décrochage scolaire est lancée. Il est sceptique. Il dit oui quand même. L’expérimentation ne se passe pas comme il l’avait imaginée. Bref, lisez la suite.
Au-delà des dispositifs pédagogiques qui existent pour répondre à des besoins différents au sein d’une classe hétérogène, la question de l’enrôlement dans le travail est essentielle. Retour sur une étude de cas.
On ne saurait parler du désir d’apprendre sans revenir à cette question fondamentale : comment se met-on en mouvement ? Certainement pas par une injonction…
Cet ouvrage, coécrit par des chercheurs et des enseignants du laboratoire Grene Monde aborde six thématiques, et, pour chacune d’elles, fait le point sur l’état des recherches, présente des expériences de terrain, de la maternelle au post bac, et suggère des lectures complémentaires, des vidéos, des sites.
Pour tirer parti de l’hétérogénéité des élèves, l’équipe d’un collège de Loire-Atlantique met en place du tutorat entre élèves. L’expérimentation dure depuis trois années scolaires, dans certaines classes de 6e, 5e et 4e. Les élèves sont beaucoup plus investis dans le travail, et les enseignants trouvent ces organisations bien plus agréables pour la gestion de l’hétérogénéité.
L’école peut-elle contribuer à émanciper les élèves ? Comment s’y prendre ? C’est autour de ces questions que s’est tenue la journée de l’innovation académique de Créteil mercredi 22 mai 2024, lors de laquelle de nombreuses réflexions et idées ont été partagées. En voici un petit compte rendu.
Les spécificités des élèves à besoins éducatifs particuliers profitent à tous. Dans un collège du Vaucluse, les élèves expérimentent dès la 6e les classes flexibles et coopératives. Une manière d’expérimenter la mise en mouvement des corps dans l’apprentissage.
L’équipe d’un collège de Savoie est à l’origine d’une véritable alternative aux très contestés groupes de niveau : regrouper au sein de mêmes classes des élèves de 5e, 4e et 3e. Une innovation majeure. Les élèves et les enseignants y trouvent des intérêts qu’il convient ici de transmettre.
Gabrielle Durana est fondatrice et directrice d’une association qui propose aux enfants des cours et activités pour apprendre le français, à San Francisco.
Plutôt que donner la consigne de but en blanc, amener les élèves à anticiper le travail attendu et son objectif.
Organiser une séquence d’apprentissage, c’est mobiliser l’ensemble des élèves puis penser en termes de motivation et d’engagement. Un exemple pratique.
Les pédagogies et les neurosciences peuvent-elles vraiment s’additionner ? C’est la question qu’ont débattue, le 24 janvier dernier, le pédagogue Philippe Meirieu et le psychologue neuroscientifique Grégoire Borst, à l’invitation des Céméa de Belgique, associés pour l’évènement à l’Observatoire de la résilience-Boris Cyrulnik et à l’Institut pour le développement de l’enfance et de la famille (IDEF).
Observer les élèves, ce qu’ils font et ce qu’ils sont, les écouter pour les entendre : une démarche nécessaire, mais comment s’y prendre, comment s’y former ? Et que faire ensuite de ces observations, comment en tenir compte pour adapter son enseignement ? Autant de questions auxquelles notre dossier n° 590, « Observer et écouter les élèves », propose des réponses.
@ecole_millay est l’un de ces comptes qui ensoleillent les réseaux sociaux par leurs partages, la vie éducative qu’ils donnent à voir, la vie tout court dans son versant positif, constructif.
Professeurs de collège en mathématiques et en français, les deux auteurs tentent de mettre en place un enseignement qui vise une acquisition des savoirs et des compétences par une coconstruction élève-enseignant, mais aussi entre élèves. L’explicitation entre pairs y contribue.
Le souci d’expliciter aux élèves ce qu’on attend d’eux et comment l’atteindre est aujourd’hui très partagé. Pour autant, la nécessité de clarifier ce qui doit l’être et les façons d’y parvenir ne vont pas de soi. Car elles ne peuvent être une action à sens unique, de l’enseignant aux élèves, comme si les apprentissages ne se posaient pas au sein d’une action conjointe qui requiert une explicitation réciproque des objectifs et des moyens de les atteindre.
Gwladys Duchanois est enseignante en lettres et en histoire-géographie dans un lycée professionnel. Elle crée et renouvèle les conditions pour que ses élèves retrouvent estime de soi et plaisir d’apprendre.
Le parcours et les réflexions sur le sport et la compétition d’une fille de réfugiés politiques, devenue championne de natation, puis ministre des Sports, et aujourd’hui impliquée dans le secteur associatif.
Ce jour-là, les deux formateurs ont consciencieusement distribué à chacun un stylo pour la journée.
Regrouper en une publication des portraits d’enseignants parus au fil des semaines sur le site des Cahiers n’est pas sans risque. On pourrait statufier le vivant, idéaliser les situations, ériger en exemples à suivre des parcours singuliers. On pourrait cautionner une image du métier comme art individuel où des surdoués (peu nombreux) s’élèvent au-dessus des […]
Face à des élèves relevant du champ du handicap, le professeur se sent comme un débutant. Il se questionne sur ses pratiques enseignantes et parfois ressent un certain malaise. Que nous apprend l’accueil d’enfants handicapés dans la classe sur le métier d’enseignant ? Comment les aider à apprendre ? Rencontre avec Fatiha Tali, enseignante et chercheuse, pour qui les questions mutualisées sont déjà à elles seules des réponses.
L’inclusion des élèves en situation de handicap est une obligation depuis la loi de 2005. Bien avant cette loi, des établissements et des enseignants se sont mobilisés pour rendre accessible l’école pour tous. Michel Bonhoure, professeur d’EPS au collège Triolo de Villeneuve-d’Ascq, fait partie de ces pionniers. Rencontre avec un professeur pour qui inclure, c’est réinventer des chemins, afin que les compétences inscrites dans les programmes puissent êtres acquises par tous les élèves.
Enseigne-t-on de la même façon dans un pays en paix et dans un pays en guerre ? Sans doute pas. Mais à écouter Carole Chamoun El Bared, enseignante en sciences de la vie et de la Terre au lycée français Nahr-Ibrahim de Beyrouth, on retrouve les mêmes attentions, les mêmes exigences pour permettre à tous les enfants de réussir, quelles que soient leur origine et leurs difficultés. Rencontre avec une enseignante qui ne désarme jamais.
La vie de Freddy Minc est colorée, les murs de sa salle de classe le sont aussi, tout comme le hall de son lycée et les toiles qu’il peint lorsque les cours s’achèvent. Enseignant en chimie, il part à l’assaut des idées reçues avec ses collègues et ses élèves en explorant les secrets des pigments et des teintures. Rencontre avec un professeur tout en couleurs.
Le feu qui couve sous les volcans, une vie mystérieuse tapie dans les couleurs chaudes des éruptions : Haroun Tazieff, avec son drôle d’accent, nous racontait les volcans et nous faisait rêver, enfants. Quelques années plus tard, des enfants de CM1-CM2 de l’école Lancelot de Privas préparent la célébration du centenaire du vulcanologue. L’idée de cette fête, qui l’aurait certainement ravi, est venue à Christine Hainaut un jour de promenade et est devenue au fil du temps et des rencontres un projet humaniste, grand et curieux, à l’image de l’homme qui marchait sur les volcans.
Le site Mon année au collège a 11 ans cette année et cette longévité est à elle seule remarquable. Fabien Crégut, enseignant de sciences de la vie et de la Terre et auteur du site, enrichit jour après jour ses pages, avec ses élèves du collège Champfleuri d’Avignon. Passionné par son métier, il nous raconte comment, d’élève turbulent à force d’ennui, il est devenu un professeur dont les compétences sont reconnues par ses élèves et par l’institution.
Comment redonner le gout de l’école à ceux qui la rejettent, s’y sentent mal et qui en retour la perturbent ? Les dispositifs relais les accueillent pour un temps de reconstruction, de réconciliation avec le savoir et parfois avec eux-mêmes. Monique Argoualc’h témoigne de ces parcours tourmentés où le regard de l’enseignant, de l’autre, peut être source d’un nouveau départ.
Philippe Ibars a tissé en mots sa vie d’enseignant comme un bel hommage aux élèves rencontrés qui, dit-il, lui ont appris mille et une choses qu’il ne soupçonnait pas. À 60 ans, pourquoi prendre le temps de conter le plaisir pris à exercer un métier ? Sans doute pour partager les joies parfois oubliées d’une profession […]
Comment mieux vivre son quotidien à l’école, que l’on soit élève ou enseignant ? Comment gérer les relations, les conflits de façon apaisée ? Comment laisser l’émotion s’exprimer pour calmer et écouter l’agressivité ? Le témoignage de Pascal Gbahode, enseignant en mathématiques au collège Victor-Hugo de Sarcelles, nous décrit une voie qui adoucit le climat scolaire.
Le numérique à l’école est-il une affaire d’experts ? « Il ne le faudrait surtout pas », répond Céline Barriol-Décot, enseignante rattachée à l’école du numérique en Haute-Loire. Après avoir été enseignante en maternelle, elle accompagne et encourage les usages du numérique, en laissant la pédagogie décider sur les outils. Rencontre avec une facilitatrice pour qui il est essentiel de se poser les questions les plus simples, afin de ne pas oublier les apprentissages.
Depuis cinq ans, Laurence Juin utilise les outils du web 2.0 avec et dans sa classe. Enseignante en français et en histoire-géographie au lycée professionnel Pierre-Doriole de La Rochelle, ses initiatives pédagogiques ont essaimé en inspirant d’autres enseignants. Régulièrement sur son blog, elle nous raconte ses découvertes et ses doutes, ses constats et ses surprises. Rencontre avec une professeure qui ne se lasse pas de défricher avec ses élèves de nouveaux horizons pour apprivoiser les savoirs.
Enseignante de français au collège Pierre-de-la-Ramée de Saint-Quentin, Clémentine Vallée est passionnée de littérature jeunesse et partage sa passion sans compter heures et deniers. Alors qu’elle explorait déjà les richesses de ce genre dans sa classe et dans un club lecture, l’enseignante est allée plus loin encore, en créant avec son mari le site « Des livres et vous ». Rencontre avec une passionnée pour qui donner le gout de lire est un moyen sûr de rendre le chemin de la réussite accessible.
Florence Aulanier est enseignante de sciences économiques et sociales au lycée Cassini à Clermont-de-l’Oise. Elle nous raconte son métier, « c’est mon truc, j’ai toujours voulu être prof », la matière qu’elle enseigne, « une matière qui aide à s’émanciper » et sa constante recherche d’idées et de projets pour que les SES prennent tout leur sens dans la réflexion de ses élèves. Rencontre avec une enseignante dans un élan perpétuel pour vivre avec passion son métier.
Éducation aux médias, éducation artistique, éducation à la citoyenneté, l’éducation socioculturelle est à la fois tout cela. Confinée au sein de l’enseignement agricole, elle en constitue une spécificité introduite dès les années soixante pour former de véritables citoyens. Comment s’enseigne cette matière ? Quels en sont les contours, quels détours pédagogiques permet-elle ? Stéphane Janin, enseignant en éducation socioculturelle au lycée agricole Martin-Luther-King de Narbonne, nous dresse le portrait d’une discipline pas comme les autres.