Le programme de CAP en français demande aux enseigner d’inviter les élèves à parler d’eux-mêmes. Oui d’accord, mais parler d’eux à qui ? Au professeur ? À un ami ? Mais c’est le professeur qui va le lire !
Le programme de CAP en français demande aux enseigner d’inviter les élèves à parler d’eux-mêmes. Oui d’accord, mais parler d’eux à qui ? Au professeur ? À un ami ? Mais c’est le professeur qui va le lire !
Le lycée professionnel, un lieu souvent perçu comme difficile où l’accompagnement est important. Pour s’engager, le jeune doit juger que la balance cout (travail)-bénéfice (plaisir) offre une plus-value.
Quand des lycéens trouvent dans l’organisation d’une ville virtuelle de multiples occasions de s’exprimer en anglais et de construire leurs compétences langagières.
Enseignante à Rome dans une école maternelle Montessori, confrontée à l’ennui des petits élèves, l’auteure propose une réponse fondée sur le partage de l’initiative et de la culture.
Un témoignage sur un projet d’école particulièrement vivant, centré sur l’amélioration de la maitrise des langages et la relation avec les familles.
La coopération est l’avenir de l’école : elle aide les élèves à mieux apprendre et à développer des capacités altruistes, nécessaires à l’élévation de la personne et du monde dans lequel elle évolue. En l’organisant, les enseignants proposent aux élèves un partenariat pour agir ensemble face au défi des apprentissages.
C’est pour répondre aux injonctions officielles (qui insistent sur le rôle important des travaux individuels de rédaction et sur la nécessité d’entrainer les élèves de collège à la rédaction de solutions d’exercices dont l’étude a été engagée en classe), mais aussi pour convaincre les élèves que les mathématiques ne se réduisent pas à ce qu’on leur apprend qu’il est venue à l’auteur l’idée de proposer à ses élèves un exercice collaboratif.
Une situation déclenchante que l’on peut proposer à des élèves pour les amener à s’investir dans les activités de classe.
C’est chez eux que se trouve le secret pour embarquer toute une classe vers le plaisir d’apprendre et tous les professeurs vers le plaisir d’enseigner.
Comment passer du risque de galérer au désir d’embarquer ? Le cursus ALO, qui doit son nom à un module hebdomadaire d’une heure en demi-classe (atelier langue et orientation), semble y parvenir. Après une année, les sortants ont massivement voulu poursuivre l’expérience en 4e, imités par des élèves d’autres classes !
Enseignants en musique, les auteurs nous font partager leur expérience pour embarquer les élèves avec leur discipline.
La discussion à visée démocratique et philosophique en classe est une façon d’embarquer les élèves, parce qu’ils adviennent au statut d’interlocuteur valable, facteur essentiel de motivation.
Pour embarquer ses élèves dans les apprentissages, on peut utiliser des fils rouges, des projets transversaux déclinés sur l’année auxquels se rattachent bon nombre d’apprentissages. L’un d’eux est le journal de la classe.
Dans l’imaginaire collectif, les mathématiques et la rigueur qu’elles induisent sont synonymes d’ennui, de dur labeur, voire de souffrance. Au collège Lucie-Aubrac de Dunkerque, les enseignants de mathématiques ont réfléchi à un moyen à la fois d’anticiper les difficultés et de rendre le travail plus ludique, moins rébarbatif.
Malgré leur banalisation, les études demeurent et sont peut-être de plus en plus une aventure. L’école est en effet, pour beaucoup d’élèves, un ailleurs, promesse de découvrir des rades inconnues mais, hélas aussi, risques de naufrage. À partir d’une enquête récente, sont proposées quelques clés d’analyse susceptibles d’aider à comprendre en quoi il peut être si difficile d’apprendre à l’école, mais aussi ce qui peut équiper les élèves et sécuriser leurs parcours.
Dans cet établissement, les enseignants se sentaient infantilisés par l’évaluation annuelle et avaient perdu toute confiance en un système qui provoquait de la souffrance au travail. Depuis, des visites à visée formative, toujours liées à un système de notation mais sans conséquence pécuniaire, ont été introduites. L’occasion d’observer si la coévaluation entre enseignants favoriserait un meilleur apprentissage du métier.
Description d’une séance d’écriture longue d’une durée de cinq semaines avec une classe de 6e autour de la rédaction d’un conte illustré en arts plastiques.
Changement de programme, changement de manuels. Les maisons d’édition submergent les enseignants de spécimens. L’énergie des professeurs s’investit dans le choix : il faut bien faire ses cours ! Ils sentent bon le papier neuf, sont richement illustrés, mais ils ressemblent furieusement aux précédents et sont élaborés dans la précipitation ? Ce sont les collectivités […]
Janvier 1992. C’est l’hiver. Ni chaud ni froid, pas même pluvieux. En attendant, sans véritable enthousiasme, les JO d’Alberville qui auront lieu en février, on peut toujours aller au cinéma où sort le dernier film de John Carpenter, Les Aventures de l’homme invisible. Mais aller voir un homme invisible, bof. Autant s’intéresser au ministre de […]
Le projet TransiMOOC qui a remporté plusieurs prix, dont un décerné par France Université Numérique a démarré en 2013-2014. Il a permis à environ 300 élèves de proposer des cours en ligne pour d’autres jeunes essentiellement sur l’Ile-de-France et la région Midi-Pyrénées.
Faire apprendre grâce à des tâches complexes, oui, à la condition essentielle d’inclure dans l’apprentissage des moments où on prend le temps d’expliciter avec les élèves les buts poursuivis et les stratégies mises en œuvre. Sans cela, on renforce les inégalités, car certains élèves en resteront à la tâche accomplie sans accéder aux savoirs et compétences qui en sont le cœur.
L’appartenance à un collectif ne va pas de soi dans le monde de l’éducation, elle prend du temps et se fait par étapes. Le cheminement d’une équipe et les premiers résultats, encourageants, amorcent une dynamique qui implique les enseignants, l’équipe éducative, mais aussi les élèves. En quoi les effets positifs d’initiatives de formation engagent les professionnels dans une redéfinition bienveillante des attendus envers leurs élèves ?
Juillet 1949. Tandis que Luis Mariano chante « c’est magique », l’Assemblé nationale ratifie le traité de l’Atlantique Nord. Celui-ci participe de la politique d’endiguement par les États-Unis qui craignent qu’après les pays d’Europe centrale et de l’Est, certains pays d’Europe de l’Ouest basculent dans le camp soviétique. Cela entrainerait l’ensemble des pays d’Europe occidentale, comme […]
Quand on a tout quitté, fui l’oppression et la guerre, le chemin de la reconstruction passe par l’intégration dans le pays d’accueil et l’accès à sa langue. Si la soif d’apprendre est bien réelle chez les réfugiés, la procédure de demande d’asile, souvent une longue attente sans repères, n’est pas propice à la motivation. Des associations accompagnent ces réfugiés dans leur apprentissage de la langue française et leur insertion. Mais la position des bénévoles, entre empathie, tolérance et exigence d’assiduité est parfois difficile à tenir. Un pas de côté pour mieux comprendre quels enjeux se nouent autour du couple bienveillance-exigence.
Comment réussir à engager des collégiens dans une séquence d’EPS exigeante physiquement ? Grâce à une gestion efficace des individus et des groupes reposant sur l’entraide et la coopération, sous l’attention d’un professeur qui veille à baliser le travail, qui encourage l’investissement de tous et s’assure du bon déroulement du projet.
Impulser, dans une visée démocratique et non de sélection méritocratique, révéler et accompagner l’ambition : un dispositif permet à des élèves motivés et de condition modeste, grâce à une préparation exigeante, de valoriser l’engagement pour que l’effort prenne sens, au-delà de la discrimination positive. Le programme d’études intégrées (PEI), cogéré par sept instituts d’études politiques […]
Pour faire progresser les élèves, responsabilisons-les dans leurs apprentissages, pointons leurs réussites, leur progrès mais aussi leurs échecs, non par rapport à une quelconque norme, mais à la lumière de leur propre parcours.
Il n’y a pas qu’en France qu’il est question de bienveillance, même si les mots peuvent changer d’un pays à l’autre. Un regard européen et des exemples de formations et de pratiques pour construire, au-delà de la seule amélioration du climat scolaire, un vivre ensemble harmonieux à l’école.
Où l’on voit que la dictée peut être un exercice formateur, à condition de la transformer en vraie activité d’apprentissage, avec des perspectives de progrès. Motiver en luttant contre le découragement, concilier confiance retrouvée et exigence, et changer d’état d’esprit, afin de faire acquérir à tous les élèves l’habitude de la réflexion.
Par l’écriture, l’élève effectue un travail cognitif sur des contenus, qui ne peut être isolé d’une élaboration et d’un contrôle des codes linguistiques et discursifs : en même temps qu’il utilise la langue, l’élève écrivant est en train d’apprendre à s’en servir.
Les travaux de recherche en sciences cognitives nous éclairent sur le fonctionnement du cerveau. Peuvent-elles nourrir et améliorer les pratiques pédagogiques des enseignants ? Peuvent-elles changer l’école ? Cet ouvrage montre les liens entre les apports de ces recherches qui concernent la perception, l’attention, la compréhension, la mémorisation les apprentissages, les émotions et l’enseignement. Il interroge aussi sur les relations que les chercheurs et les pédagogues pourraient entretenir pour optimiser leur collaboration au service des élèves. Enfin, si l’attrait et l’intérêt pour les sciences cognitives sont aujourd’hui très forts en ce qu’elles pourraient aider l’enfant à réussir, l’ouvrage appelle cependant à une nécessaire vigilance pour déjouer les neuromythes.
Parlons de leur cerveau aux enfants ! C’est le plaidoyer d’Olivier Houdé dans ses deux derniers ouvrages qui viennent de paraitre, l’un à destination des enfants, l’autre pour les jeunes professeurs. Parce que connaitre son cerveau, c’est développer son intelligence. Le directeur du laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant de la Sorbonne nous a reçus, avec Grégoire Borst, directeur adjoint du laboratoire.
En analysant ce qui fait le succès mais surtout la solidité du réseau Twictée, on comprend combien la participation à un collectif connecté est enrichissante mais exigeante aussi, si l’objectif est encore et toujours de développer des pratiques au service de la réussite de tous.
L’auteur travaille sur la question du développement de l’esprit critique depuis de longues années et on a pu lire ses propositions dans notre revue depuis 1993. Il explique ici pourquoi il n’est « jamais trop tôt pour s’y mettre ».
Le 28 novembre, a eu lieu à Paris la seconde conférence du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, créé il y a quelques mois, sur le thème « Métacognition et confiance en soi ». Compte rendu de quelques déceptions ou interrogations et de quelques raisons de se réjouir de ce qui a été présenté.
Le 28 novembre, a eu lieu à Paris la seconde conférence du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, créé il y a quelques mois, sur le thème « Métacognition et confiance en soi ». Compte rendu de quelques déceptions ou interrogations et de quelques raisons de se réjouir de ce qui a été présenté.
Sans dénier à l’explicitation de ses vertus indéniables, l’auteure alerte sur les dangers de la fétichiser : l’énigme, le mystère ont aussi une valeur pédagogique.
Une meilleure explicitation, à tous les parents, des enjeux d’apprentissage, des modalités de fonctionnement d’un établissement, des dispositifs de différenciation et d’orientation, peut contribuer à rendre l’école plus équitable.
Si on tire le fil de la question des consignes, on pourrait bien y voir plus clair sur les intentions de leurs concepteurs.
La formation initiale et continue pourrait être un lieu d’explicitation et d’appropriation des apports théoriques en lien avec les pratiques en classe. Témoignage d’une expérimentation autour de la lecture interprétative.
À partir d’une situation de travail sur le verbe et son sujet en CE1, l’auteure nous fait entrer dans le protocole mis en place, répété, routinisé. Un protocole qui ne se réduit pas à une mécanique puisqu’il autorise l’erreur, encourage les aides mutuelles, invite à faire équipe.
En classe de 2de coopérative, la question de l’explicitation s’est posée à toute une équipe, afin de lever les malentendus et de développer l’autonomie des élèves : témoignage.
L’analyse de séances de grammaire permet d’identifier, à travers différents types de cadrages des aptitudes cognitives et langagières, ce qui facilite ou fait obstacle aux apprentissages des élèves.
La nature abstraite de la musique peut rendre nécessaire d’expliciter les procédures cognitives à mettre en œuvre pour montrer aux élèves qu’ils possèdent tous des aptitudes et leur dire comment ils peuvent progresser. Un témoignage qui montre toute la difficulté de l’entreprise.
Problématiser, expérimenter, expliciter sont indispensables pour un apprentissage durable et ce, d’autant plus pour les disciplines où le corps joue un rôle fondamental. Des exemples sont donnés ici en EPS.
Une pratique qui s’attache à montrer, en s’appuyant sur certains acquis des neurosciences, l’intérêt d’apprendre aux élèves le fonctionnement de leur cerveau pour faciliter leurs apprentissages.
Une acculturation aux codes et aux règles propres à l’enseignement supérieur s’avère nécessaire pour faciliter le passage du secondaire à l’université.
Suffit-il d’expliciter pour que les élèves apprennent ? Les questionnements nécessaires à tout pédagogue soucieux d’explicitation ne doivent pas faire oublier l’impact de variables moins rationnelles.
Et si l’explicitation passait tout autant par le corps que par les mots ?
Comment accompagner les élèves à quitter le registre premier, qui leur est familier, pour entrer dans le registre second afin de ne pas être mis hors jeu des situations scolaires ? Un enjeu crucial pour certains élèves moins à l’aise avec les codes scolaires.