Améliorer l’école avec les empêchés d’apprendre
C’est chez eux que se trouve le secret pour embarquer toute une classe vers le plaisir d’apprendre et tous les professeurs vers le plaisir d’enseigner.
Au cours de cet article, je voudrais réussir à vous convaincre d’une idée qui va sans doute vous surprendre, peut-être même vous paraitre bizarre : il ne faut plus avoir peur des mauvais élèves, c’est sur eux que repose l’espoir d’améliorer l’école. Je ne parle pas seulement de l’ambiance ou du climat général, je parle bien d’une amélioration des performances et des résultats d’ensemble qui serait la conséquence d’un désir d’apprendre réactivé pour tous et d’un plaisir d’enseigner renouvelé pour les professeurs, grâce aux mauvais élèves.
Pour ne pas que vous me preniez pour un farfelu, il faut que j’arrive à vous prouver qu’une réponse aux besoins des moins bons pourrait servir les autres aussi.
Pour cela, je vais vous faire part de deux certitudes que je me suis forgées en fréquentant durant toute une carrière d’instituteur et de psychologue des réfractaires à l’apprentissage et qui expliquent cette position qui va à l’encontre des idées habituelles.
Première certitude : les 15 % de jeunes gens qui sortent chaque année de notre école sans la maitrise des savoirs fondamentaux sont des « empêchés de penser ». Soyez sans inquiétude, je ne vais pas me cacher derrière des formules vagues et obscur…