La métacognition s’enseigne aussi

Publié le Lecture : 11 min

Faire apprendre grâce à des tâches complexes, oui, à la condition essentielle d’inclure dans l’apprentissage des moments où on prend le temps d’expliciter avec les élèves les buts poursuivis et les stratégies mises en œuvre. Sans cela, on renforce les inégalités, car certains élèves en resteront à la tâche accomplie sans accéder aux savoirs et compétences qui en sont le cœur.

Pendant une séquence consacrée à la numération décimale au cours préparatoire, les élèves sont devant un tas de buchettes. Ils doivent se mettre d’accord pour savoir combien il y en a. À la séance suivante, ils racontent par écrit ce qui s’est passé et lors d’une troisième séance, ils en discutent. Pour trouver le nombre de buchettes, ils avaient proposé différentes manières de compter : de un en un, c’est un peu long. Certains ont compté de cinq en cinq, d’autres de dix en dix, un a même proposé de compter de vingt en vingt. Pourquoi pas, explique l’enseignante. Les Chinois, qui utilisent un boulier, font des paquets de cinq et des paquets de deux. Pour que tout le monde se comprenne, il faut de toute manière établir une règle du jeu, une convention. La règle du jeu adoptée, c’est de fai…

Déjà abonné ? Connectez-vous

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Vous avez pu lire gratuitement 15% de cet article, créez un compte et nous vous offrons sa lecture.
Abonnez-vous pour pouvoir lire tous nos articles !

À lire sur "Sciences cognitives"

Comment accueillir les écoémotions en classe

Toujours présentes dans le rapport à nos milieux de vie et de plus en plus abordées dans les champs éducatif et culturel, les émotions écologiques suscitent l’intérêt du collectif de recherche Écoémotions en éducation et formation (3EF), qui s’est réuni pour une première journée d’étude le 9 mars 2026[1] à l’université Lyon 2. Voici quelques réflexions qui en sont issues.

Publié le 22 septembre 2026 11 min

À lire sur "Enseignant"

De belles planches pour la science au féminin De belles planches pour la science au féminin

Redonner visibilité à des femmes scientifiques qui en ont été privées tout en mettant la science à l’honneur, l’ambition d’Arnaud Leroc, enseignant de sciences de la vie et de la Terre en Provence, se concrétise par la réalisation d’un album de bande dessinée, qui paraitra fin 2026. S’il se charge de l’écriture, il a choisi de travailler avec une dessinatrice pour la partie graphique, tandis que des scientifiques apportent leur caution pour ce qui concerne le fond. Une BD destinée au grand public, qui offre également de nombreuses possibilités pédagogiques.

Publié le 8 octobre 2026 Par Monique Royer 10 min
De belles planches pour la science au féminin