Deux mondes, un grand sac et deux mots magiques
Enseignante à Rome dans une école maternelle Montessori, confrontée à l’ennui des petits élèves, l’auteure propose une réponse fondée sur le partage de l’initiative et de la culture.
L’ennui et le refus sont des formes de malaise que les élèves manifestent lorsqu’ils doivent exécuter des devoirs qui leur ont été assignés, sans qu’ils aient la possibilité d’être impliqués dans les décisions prises par l’enseignant. Le mérite de la méthode Montessori réside dans la phrase « aide-moi à me débrouiller tout seul ». Le matériel pédagogique guide l’élève dans son apprentissage, sans que l’enseignant doive intervenir en permanence. L’autonomie, la concentration et la confiance en soi sont les résultats de l’application systématique de cette méthode. Ce même matériel pédagogique, pensé et créé par l’adulte dans le but de rendre l’enfant plus indépendant, l’enferme en même temps dans une répétition d’actions qui ne laissent plus libre cours à aucun type de créativité ni d’interprétation personnelle du matériel utilisé.
Avec mon projet sur le partage, j’ai voulu maintenir les principes de la méthode Montessori (en particulier l’autonomie), mais j’ai aussi donné la parole à l’intériorité …