En prolongement de la première partie de leur enquête sur le « bon » travail enseignant, des étudiantes en master MEEF premier degré de l’académie de Nantes montrent comment des enseignantes expérimentées doivent arbitrer en permanence entre la progression formelle des programmes et les besoins réels des élèves, et pourquoi elles sont parfois amenées à faire des compromis avec leurs idéaux professionnels
L’acronyme STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics) est couramment employé en Europe et au-delà, pour désigner l’enseignement des disciplines scientifiques. Mais peut-on vraiment parler d’une didactique commune à ces disciplines à l’échelle européenne ?
Le projet CulturEurope mené par l’Inspé de l’académie de Créteil a réuni des formateurs de toutes disciplines pour créer des ressources qui feront vivre la culture européenne dans les classes et aideront à construire un « sentiment d’appartenance européenne » chez les élèves. Pour les formatrices et porteuses du projet, qu’est-ce que cela a changé ? Témoignage.
On le sait moins : le programme Erasmus+, c’est aussi pour les profs ! Une occasion pour les équipes de découvrir comment on enseigne ailleurs… et de revenir pleines d’énergie, de réflexion et d’idées nouvelles !
Des étudiants, futurs professeurs, participent à un atelier d’éducation artistique et culturelle inspiré des vedute vénitiennes pour créer des cartes postales contemporaines et interroger leur propre regard sur des images d’hier et d’aujourd’hui.
Relire et comparer les classiques de la littérature jeunesse européenne dans des cercles de lecture : l’occasion pour les futurs enseignants d’interroger la culture commune et renouer avec sa vivacité.
Comment des professeures des écoles expérimentées envisagent-elles ce qui constitue un « bon » travail ? Celui qui, malgré les transformations de leur métier et leurs difficultés à tenir ensemble toutes ses dimensions, leur apporte de la satisfaction et du sens ?
Transmettre des outils et faire vivre des dispositifs, cela suffit-il à transformer les manières de penser et d’agir des enseignants ? Voici un plaidoyer pour une formation ancrée dans la réflexivité et le travail réel.
Utiliser les termes de développement professionnel continu plutôt que ceux de formation continue, cela change-t-il quelque chose ? Quelle conception les formateurs et formatrices qui y interviennent ont-ils de leur rôle ? Comment l’institution le conçoit-elle ? Est-ce différent entre le premier et le second degrés ? Quelle place les recherches y prennent-elles ? À quelles conditions peut-il être réellement émancipateur ? En s’appuyant sur ses travaux de recherche, Anne-Marie Sanchez propose des pistes de réponse pour sortir des ambigüités.
Se former à l’usage de l’intelligence artificielle suppose d’aborder de nombreuses questions. Quel parcours proposer et comment le rendre accessible ?
Les usages de l’intelligence artificielle générative vont parfois bien plus vite que la compréhension profonde des enjeux juridiques et éthiques qu’ils soulèvent. Pour les acteurs de l’éducation, naviguer dans ce paysage nécessite de concilier innovation pédagogique et respect des textes en vigueur.
L’arrivée des IAG dans l’enseignement supérieur suscite de nombreux débats et questionnements. Comment contribuer au développement professionnel des enseignants à travers la réflexivité et l’analyse de pratique ?
Développer une littératie de l’intelligence artificielle devient essentiel pour comprendre comment ces systèmes fonctionnent afin de les utiliser de manière éclairée et responsable. Un exemple dans l’enseignement agricole.
Il était intéressant d’avoir le point de vue de Luc Julia, figure de la tech, ingénieur informatique, auteur de plusieurs ouvrages sur l’intelligence artificielle, personnalité médiatique parfois controversée, souvent stimulante.
Le weekend des 6 et 7 juin a été fort occupé au CRAP-Cahiers pédagogiques ! Pendant qu’à Paris se réunissaient les instances de la revue et de l’association (comité de rédaction et conseil d’administration), deux rencontres régionales avaient lieu, en Loire-Atlantique et dans les Bouches-du-Rhône.
Dans le cadre du forum des formatrices et des formateurs organisé par l’EAFC (École académique de la formation continue) de l’académie de Créteil, on pouvait partager une pratique ou une réflexion sur la formation.
Des élèves de bac professionnel créent une ludothèque dans leur lycée pour s’entrainer « en vrai » à l’animation de jeux.
Des étudiants jouent à la marchande en anglais et expérimentent les avantages du jeu. Une expérience à transposer dans les classes, y compris pour travailler l’inclusion.
Quand un jeu proposé à des étudiants les fait réfléchir sur le sens du mot ludique et des apprentissages.
L’équipe Form@ctions du CRAP-Cahiers pédagogiques organisait le 25 mars une séance en visio s’inscrivant dans le cycle « Donner du sens aux apprentissages » et s’intitulant « Ancrer les apprentissages » avec comme invité-expert André Tricot, professeur de psychologie cognitive à l’université Paul-Valéry Montpellier 3 et chercheur au sein du laboratoire Epsylon.
Au sein d’un collège de l’académie de Montpellier, les élèves participent à des marchés de connaissances. La parole des élèves « passeurs » a pu être collectée, pour faire apparaitre les pédagogies qu’ils utilisent spontanément pour expliquer à des camarades ce qu’ils ont choisi de transmettre.
Quelques points de réflexion à partir des retours réflexifs des étudiants pour interroger la manière dont les compétences psychosociales (CPS) peuvent être expérimentées et construites en formation initiale des enseignants.
Voici une petite recette efficace et sympathique pour partager ses réflexions et convictions pédagogiques avec des enseignants. Prenez un mouvement pédagogique comme le CRAP-Cahiers pédagogiques ; prenez un syndicat partageant ses valeurs ; ajoutez, si possible, une ou quelques associations amies ; dégustez !
L’école prend sa large part pour permettre aux élèves d’acquérir les compétences adaptées aux changements profonds que vit le Monde. Dans cette perspective, les compétences psychosociales des enseignants sont cruciales et leur formation joue un rôle clé.
L’accompagnement professionnel des enseignants ancré dans la recherche collaborative et portant sur le développement des compétences psychosociales des élèves. Pourquoi ? Comment ? Et avec quels effets ?
Cette année, la Journée de la laïcité de l’Inspé de Nantes n’a pas eu lieu. Les associations qui ont l’habitude d’y participer, dont le CRAP-Cahiers pédagogiques, avaient répondu à l’appel, les enseignants et les étudiants de master MEEF l’attendaient, le 10 décembre 2025. Mais voilà : l’institution en a décidé autrement, en n’autorisant pas un échange de service pour les membres de l’ICEM Pédagogie Freinet. Un refus qui ressemble fort à une sanction pour critique de l’institution.
Portées par le désir de dépasser les limites du tutorat traditionnel, des enseignantes formatrices explorent depuis 2023 de nouvelles formes d’accompagnement en classe du premier degré.
Quel est le temps de travail réel des enseignants, au-delà des clichés ou des fantasmes sur le temps face à élèves et les vacances ? La journée organisée par l’IREA (Institut de recherche de la CFDT éducation), le 18 novembre dernier, a permis de recentrer les réflexions sur le travail réel des enseignants, bien plus exigeant que les seules heures de cours. Plusieurs pistes ont été proposées pour améliorer leurs conditions d’exercice et la reconnaissance du métier.
L’erreur au singulier est une erreur. C’est en la comprenant au pluriel qu’elle fait véritablement progresser de concert formateur, enseignants et élèves.
Une spécialiste de l’histoire de l’islam pré-moderne à l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM) tire les leçons de son expérience de formation pour les EAFC (écoles académiques de la formation continue) de plusieurs académies métropolitaines.
Comment agir ensemble face à la transition écologique ? Comment l’enseigner ? À l’Institut français de l’éducation (IFé) et dans ses lieux d’éducation associés (LéA), enseignants, chercheurs et acteurs de terrain croisent leurs expériences.
Comprendre et interpréter un texte littéraire, cela passe-t-il forcément par ce qu’on en dit, ce qu’on en écrit ? Récit d’un atelier, en formation d’enseignants.
L’intelligence artificielle générative pour créer des parcours individuels de formation : est-ce prometteur ou inquiétant ? Le point de vue quelque peu ironique d’une formatrice pas franchement convaincue…
Le 28 juin, le CRAP-Cahiers pédagogiques proposait une form@ction sur l’empathie, en ouverture d’un cycle « Créer les conditions d’un meilleur climat scolaire ». L’occasion d’écouter, après un travail en ateliers, les analyses stimulantes et les pistes concrètes de Samah Karaki, docteure en neurosciences et autrice remarquée de L’empathie est politique (JC Lattès, 2024).
L’école que veut le mouvement Utopia n’est pas une utopie, puisqu’il s’inspire de pratiques existantes pour construire une plateforme d’autoformation aux méthodes pédagogiques actives, à destination des éducateurs et éducatrices (enseignement et animation). Un projet mené avec deux autres associations européennes et qui a obtenu un financement Erasmus+. Nous avons rencontré Hélène Lion et Karine Porte, bénévoles du mouvement et coordinatrices du projet.
Suite à un cycle de form@ction des Cahiers pédagogiques, deux formatrices ont expérimenté le modèle du multiagenda pour approfondir le travail d’analyse de pratiques mené avec les enseignantes et enseignants stagiaires et contractuels qu’elles visitent. Voici un retour de leur expérience.
Entre nouveautés et vieux débats, tentons un décryptage de la nouvelle réforme de la formation des enseignants.
Le 5 avril 2025, une trentaine de bénévoles du CRAP-Cahiers pédagogiques, engagés dans la formation sous toutes ses formes, se sont retrouvés à Paris pour une journée de travail et de réflexion sur la manière dont l’association pourrait contribuer davantage au développement professionnel de ses membres, mais aussi de l’ensemble de la communauté éducative. Au menu : échanges, créativité, coformation et… action !
Y a-t-il incompatibilité entre le bienêtre des élèves et l’acte d’apprendre ? Et les enseignants, qu’en est-il de leur bienêtre, dont le contraire pourrait être le malaise, l’épuisement ? Compte rendu subjectif d’une form@ction récente organisée par le CRAP-Cahiers pédagogiques sur le thème « Bienêtre et apprentissage, faut-il choisir ? », avec la participation de Philippe Meirieu.
Comme toujours dans les « Form@ctions » proposées par le CRAP-Cahiers pédagogiques, le principe est de permettre un dialogue fécond entre une figure experte et le terrain. Le 12 mars 2025, une vingtaine d’enseignants et enseignantes des premier et second degrés, de thérapeutes et de responsables de réseaux échangeaient avec Michèle Mazeau, spécialiste des troubles du développement cognitif chez l’enfant.
La formation des futurs professeurs des écoles à l’enseignement de la géographie concerne aussi celui du développement durable. Organiser une partie des cours dehors, au cœur de l’environnement des étudiants, n’est-il pas le meilleur moyen d’éveiller leur intérêt ?
Le confinement a eu cet effet-là de positif : déployer de nouvelles voies pour diffuser et partager connaissances et pratiques en pédagogie auprès des communautés éducatives. La série de webinaires « Les épisodes cévenols » est née ainsi. Orane Bischoff, son animatrice, nous raconte cette belle idée, qui aujourd’hui s’est installée dans le paysage de la formation continue des acteurs de l’enseignement agricole.
Formatrice à l’Inspé de Nantes, docteure en sciences de l’éducation et de la formation, Claire Burdin a fait de l’analyse des situations de travail un axe central de sa vie professionnelle.
La formation continue pour les enseignants, ça n’est pas forcément descendant ! S’accompagner réciproquement entre pairs, c’est possible aussi, pour réfléchir ensemble, en confiance. Voici ce qu’en dit un groupe d’enseignants de l’académie de Nantes.
Les enseignants qui désirent se former aux questions de citoyenneté et de valeurs de la République ont un certain nombre de ressources à leur disposition. Parmi celles-ci, Réseau Canopé, opérateur du ministère, peut les outiller pour mieux saisir les enjeux de ces questions tels que les pense aujourd’hui l’institution.
L’arrivée d’un néotitulaire dans une équipe de REP + peut-elle être un catalyseur pour le développement professionnel des enseignants ? Enseignements d’une étude réalisée dans le cadre d’un master en Inspé.
Utiliser les albums jeunesse pour faire de l’EMC, en formation d’enseignantes et d’enseignants comme avec les élèves… Et pourquoi pas ? Un exemple avec l’organisation d’élections dans la basse-cour. Au fait : il est peu probable que toute ressemblance avec une situation existante soit fortuite.
Lors d’un colloque à l’Académie des sciences en mars dernier, intitulé « L’urgence climatique, un tournant décisif ? », Luc Abbadie, enseignant, chercheur et fondateur de l’Institut de la transition environnementale, est intervenu sur la thématique « Enseignement et formation sur le changement climatique ».
L’école peut-elle contribuer à émanciper les élèves ? Comment s’y prendre ? C’est autour de ces questions que s’est tenue la journée de l’innovation académique de Créteil mercredi 22 mai 2024, lors de laquelle de nombreuses réflexions et idées ont été partagées. En voici un petit compte rendu.
Comment aider les enseignants en formation à intégrer l’Intelligence artificielle dans leurs pratiques d’évaluation ?