Beaucoup d’expérience et quelques idées fortes pour faire du voyage scolaire un moment inoubliable et formateur pour des élèves de lycée professionnel et pour tous les autres.
Au lycée professionnel André-Boulloche de Saint-Nazaire, l’Europe n’est plus une simple institution un peu lointaine. À travers le projet Jean Monnet « Ces femmes qui ont fait l’Europe », les élèves des métiers du bâtiment redonnent vie aux femmes qui ont façonné l’Union.
Les programmes de français mis en place dans la voie professionnelle en 2019 et 2020 ont introduit une perspective d’étude spécifique à cette filière : « dire, écrire, lire le métier ».
En lycée professionnel, le voyage s’inscrit dans un parcours au long terme, intégré aux apprentissages scolaires et aux formations professionnelles.
En 2025, les lycées professionnels — héritiers des lycées d’enseignement professionnel (LEP), créés en 1975 — ont fêté leurs 50 ans. Revenons sur celles et ceux qui y enseignent : les professeurs du lycée professionnel (PLP).
Il y a d’autres voies que la déploration ou la résignation devant l’usage plus ou moins « sauvage » de l’IAG par les élèves dans leur travail scolaire. Occasion d’ailleurs de soulever les impensés de l’évaluation.
Des élèves de bac professionnel créent une ludothèque dans leur lycée pour s’entrainer « en vrai » à l’animation de jeux.
On connait l’alternance entre séances en classe et travaux pratiques. À ces deux temps de formation peut s’ajouter le jeu de simulation sur plateau : échanges, questions, réactivation des connaissances, et plaisir partagé.
Apprendre la programmation par la réalisation de jeux vidéos : mais oui, c’est très sérieux, c’est le programme officiel ! En tout cas, c’est une des façons de le mettre en œuvre dans la filière des sciences de l’informatique, où il est obligatoire que les élèves conçoivent des projets sur une partie importante de leur horaire.
Pas si simple d’introduire au lycée les jeux vidéos et de faire des passerelles entre les objectifs de l’école et les pratiques culturelles des jeunes en ce domaine. Il y a pourtant là tout un monde à découvrir et à comprendre !
Au lycée Élisa-Lemonnier, une initiative solidaire illustre avec force ce que peut être aujourd’hui un lycée professionnel pleinement engagé dans les transitions écologiques, pédagogiques et citoyennes.
Évaluer des progrès en cours d’apprentissage, ou évaluer les attendus de fin de séquence ? Des suggestions, en LP, pour articuler ces deux exigences.
Parcoursup a redéfini les modalités d’orientation postbaccalauréat, touchant tout particulièrement les élèves de la voie professionnelle. Si la plateforme vise à simplifier les inscriptions dans l’enseignement supérieur, elle soulève aussi des interrogations sur l’évaluation des élèves.
Des espaces d’activité simulés en lycée pro où chaque erreur devient un outil d’apprentissage. À travers l’entretien conseil et l’analyse réflexive, l’erreur révèle les représentations des élèves et permet une montée en compétences.
Quand se glisser dans la peau d’un personnage conduit des élèves de lycée pro sur le chemin de la littérature. Ouvrons avec eux le journal de Thérèse.
Couper une œuvre classique pour la rendre accessible ? On découvrira ici les vertus pédagogiques de ce geste et on s’initiera à l’art d’abréger sans massacrer.
Permettre à des élèves en difficulté d’accéder au patrimoine commun, c’est aussi renforcer leur estime de soi. Un exemple avec des 3e prépa-métiers.
La multiplication des périodes d’immersion des élèves, étudiants et étudiantes dans le « monde du travail », à la faveur du développement de l’alternance ou de la création du stage d’observation en 2de, pose aux enseignantes et aux enseignants la question de l’utilité de ces dispositifs : quelle est la nature des apprentissages effectués par les élèves durant […]
Marie-Joana Chamlong est née en France métropolitaine de parents martiniquais. Formée aux Beaux-Arts, elle est graphiste, professeure d’arts plastiques appliqués depuis vingt ans, titulaire depuis neuf ans, et formatrice académique depuis six ans. Elle enseigne en lycée professionnel hôtelier en Seine-Saint-Denis. Elle s’exprime ici sur son expérience d’élève et d’enseignante « noire » dans un milieu très majoritairement « blanc ».
Apprendre un métier, ce n’est pas seulement apprendre des gestes et des savoir-être pour une profession donnée. Il faut un équilibre entre savoirs théoriques et professionnels, sans oublier la construction de la citoyenneté. Les coordinatrices de notre dossier, Marie-Joana Chamlong et Monique Royer, nous en disent plus.
On connait le principe du partage des savoirs. Deux enseignantes de lycée professionnel proposent à leurs élèves de partager leurs connaissances et leurs compétences sur le temps de l’aide personnalisée : de l’idée à l’expérimentation.
Enseignante et coordinatrice pédagogique à l’École du Breuil, École d’art et technique du paysage, Aurore Avril s’épanouit en enseignant dans des sections par apprentissage, trouvant là la diversité et la pluridisciplinarité qui enrichit en continu ses pratiques.
Présentation d’un projet mené au sein du lycée L’Odyssée de Pont-de-Cheruy (Isère) qui souligne l’intérêt des pédagogies du projet et de l’expérience pour empêcher les élèves de décrocher.
Gwladys Duchanois est enseignante en lettres et en histoire-géographie dans un lycée professionnel. Elle crée et renouvèle les conditions pour que ses élèves retrouvent estime de soi et plaisir d’apprendre.
Marie-Joana Chamlong enseigne les arts appliqués dans un lycée hôtelier. Ses pratiques professionnelles visent à faire de la culture un moyen pour ses élèves de « trouver du sens dans leur futur travail ». Rencontre avec une professeure qui a elle-même trouvé du sens à son métier en enseignant en lycée professionnel.
Depuis près d’une quinzaine d’années, l’auteur enseigne le français en baccalauréat professionnel avec un invariant : faire évoluer la vision manichéenne du monde et de son prochain qu’ont une majorité de ses élèves.
La voie professionnelle fait suite en France au premier cycle de l’enseignement secondaire, avec une double finalité : former les élèves à un métier et les préparer à des études supérieures. La formation professionnelle initiale s’est progressivement scolarisée pour s’inscrire comme la « voie professionnelle » lors de la rénovation de 1999, à côté des voies générale et technologique du lycée. Communément appelée « voie pro », elle accueille aujourd’hui près d’un tiers des lycéens, soit en CAP (Certificat d’aptitude professionnelle), formation courte en 2 ans, soit en Bac pro (Baccalauréat professionnel) préparé en 3 ans depuis 2009. Cet alignement de la formation du Bac pro sur les autres voies du lycée a contribué à renforcer son attractivité (Troger, Bernard, Masy, 2016), pour des élèves qui passent aussi un diplôme intermédiaire (BEP) afin de leur garantir une qualification initiale.
La voie professionnelle fait suite en France au premier cycle de l’enseignement secondaire, avec une double finalité : former les élèves à un métier et les préparer à des études supérieures. La formation professionnelle initiale s’est progressivement scolarisée pour s’inscrire comme la « voie professionnelle » lors de la rénovation de 1999, à côté des […]
Présentation d’une séquence avec une section d’apprentis en formation par alternance qui vise à faire entrer progressivement la connaissance du fait religieux dans les contenus enseignés.
Parallèlement à celle enclenchée pour le bac général et technologique, une réforme de la voie professionnelle est en cours. Pistes de remédiation pour en améliorer les insuffisances.
Une cyberenquête collaborative sur les philosophes des lumières en lycée professionnel et son évaluation.
Deux stratégies gagnantes : la pédagogie de projet et le travail par compétences. Un exemple en lycée professionnel.
Travaillant aujourd’hui comme ingénieur aux États-Unis après un parcours scolaire à rebondissements, il me semble intéressant de partager mon expérience pour tenter d’expliquer l’importance du choix et de l’éducation dans le milieu technique.
La réforme des baccalauréats professionnels, limitant la durée de leur préparation à trois années comme pour les bacs généraux, les revalorise dans les choix d’orientation de fin de collège, mais au risque de réduire les options pour les élèves de moins bon niveau scolaire.
Novembre 1974. Le début du septennat de Giscard d’Estaing est marqué par une série de réformes de société (la légalisation de l’IGV est discutée ce mois-là à l’Assemblée, etc.). Pour ce qui est de l’Éducation nationale, le nouveau ministre, René Haby, tout en affirmant qu’il poursuivra l’œuvre de son prédécesseur, Joseph Fontanet, ne se précipite pas pour revoir ces projets qui deviendront en 1975 la réforme Haby. C’est dans cette période entre deux réformes que les Cahiers pédagogiques ouvrent la question de l’articulation entre l’enseignement général et l’enseignement technique, dans un dossier intitulé « À orienter vers le technique… ». L’éditorial signale « depuis bientôt trente ans qu’ils existent, les Cahiers pédagogiques n’ont consacré qu’un numéro à l’enseignement technique (n° 16, 1959 !)». Après tout, ceci est le reflet d’un phénomène général : l’enseignement technique et l’orientation sont négligés des médias et des réformes. Dans les faits, ce n’est pas tout à fait vrai, ainsi une importante réforme de l’orientation a été engagée en 1973, mais elle entre en vigueur très lentement (cinquante-trois départements concernés à la rentrée 74). Et que dire du silence dans lequel sont tenus alors les problèmes de l’enseignement outre-mer ? En donnant la parole à quelques enseignants de l’enseignement technique de Martinique, les Cahiers ne comblaient pas ces lacunes, mais contribuaient à mettre pour une fois en lumière ces éternels oubliés. À la lecture de ces propos d’enseignants de Martinique et de métropole (encadrés), on mesurera le chemin parcouru (ou pas) dans les faits (enseignement professionnel, orientation, enseignement outre-mer) plus que dans les discours sur la marginalisation.
D’utilisations ponctuelles sur un projet en occasions de travail en équipe pour les enseignants, les tablettes dans ce lycée professionnel sont devenues des incontournables !
Récit d’une participation d’un proviseur de lycée professionnel à une heure de vie de classe pour représenter une autorité, au sens fort du mot : autoriser les élèves à s’exprimer, pour régler les conflits, pour les aider à grandir.
Former à l’exercice d’un métier, certes, mais encore ? Dans un contexte économique incertain, il faut définir les compétences générales nécessaires à l’insertion professionnelle, être capable de montrer leur pertinence à des jeunes entrant dans « la vraie vie ».
Il s’appelle Giacomo. Il a 15 ans, est en 2de, et il m’a rappelé un fait très important de notre métier : un adolescent a souvent un masque, surtout lorsqu’il se sent en échec. Son attitude détachée n’est pas autre chose qu’une apparence, le résultat de sa démission face aux attentes qu’il ne parvient pas […]
Des ENNA aux ÉSPÉ : quels modèles de formation pour répondre aux défis de la professionnalisation des professeurs de lycée professionnel ?
Imaginons un ministre de la Santé à qui on demanderait de trancher une grave question qui divise le pays : faut-il prendre le paracétamol en gélules ou en comprimés ? Le ministre répondrait avec autorité : enfant, il prenait ce remède en sachets papier, c’est à cela qu’il faut revenir. La question comme la réponse sont des galéjades, […]
En dépit des réformes entreprises par les pouvoirs publics, le rendement du système d’éducation algérien peine à s’améliorer pour faire face aux exigences des mutations profondes de ce siècle. La performance de l’école est remise en question. L’un des facteurs fondamentaux est la piètre qualité de la formation des enseignants qui demeure, aujourd’hui encore, très insuffisante sur le plan pédagogique.
Savoir, connaissance, compétence, pédagogie active ou innovante, coconstruction, intelligence collective, apprendre à apprendre : autant d’expressions qui s’échangent à vau-l’eau en salle des professeurs. Invitez-y un chercheur, il dirait : « Où se situent précisément les frontières entre savoir, connaissance ou compétence ? L’encéphalogramme de l’apprenant est-il plat lorsqu’il écoute simplement son enseignant, pour que l’on […]
DYNAMIQUE. Les correspondants académiques du CRAP-Cahiers pédagogiques présentés par leur coordonnatrice nationale.
En dépit des réformes entreprises par les pouvoirs publics, le rendement du système d’éducation algérien peine à s’améliorer pour faire face aux exigences des mutations profondes de ce siècle. La performance de l’école est remise en question. L’un des facteurs fondamentaux est la piètre qualité de la formation des enseignants qui demeure, aujourd’hui encore, très insuffisante sur le plan pédagogique.
Dans cette relecture, l’auteur, un des meilleurs spécialistes actuels de l’enseignement professionnel, questionne les points de tension, d’achoppement, mais aussi les réussites d’une voie qui cherche encore sa place entre culture scolaire et culture de l’entreprise.
Quel bilan peut-on tirer des évolutions de l’enseignement professionnel depuis la création du baccalauréat professionnel il y a trente ans ? Perspectives et enjeux actuels.
Le propos vigoureux d’un proviseur honoraire pour défendre la juste place de l’enseignement professionnel.
Trois chercheurs ont mis en évidence, dans une étude récente, la fécondité des activités périscolaires, au moins dans le lieu de leur enquête, Nancy. Une étude qui ne plaide pas pour les retours en arrière, c’est le moins que l’on puisse dire !
À la fin d’un cours, Mona, la toujours souriante, me parle : « Vous savez, madame, parfois Kelly elle travaille. Hier, en maths, elle a grave travaillé, même qu’à la fin, elle en avait marre. On était en salle info et j’étais avec elle. (Kelly pique du nez.) — Je sais, je sais. Tu es fière d’elle, en […]