L’orientation scolaire est une étape décisive dans le parcours des élèves, mais pour ceux qui sont issus de milieux modestes, elle représente souvent un véritable défi.
L’orientation scolaire est une étape décisive dans le parcours des élèves, mais pour ceux qui sont issus de milieux modestes, elle représente souvent un véritable défi.
La gestion de l’erreur dans un contexte de pression de la performance est un défi de taille pour les jeunes enseignants. Parcoursup et les attentes des familles forcent à des compromis constants, et il devient difficile de valoriser l’erreur sans compromettre les objectifs de réussite des élèves. Les stratégies d’adaptation des enseignants montrent néanmoins que l’erreur peut trouver sa place.
Odile Amblard, journaliste, ancienne rédactrice en chef chez Bayard Jeunesse, vient de publier un ouvrage intitulé Comment faire quand j’ai l’impression que tout va mal ? (Bayard) où il est question de « solutions concrètes et idées d’actions pour se sentir mieux », destiné aux adolescents. Une source d’inspiration revigorante à l’heure où les sujets anxiogènes fleurissent, du harcèlement à la place des écrans, en passant par l’écoanxiété.
La hiérarchisation des savoirs, c’est un peu comme les classements musicaux : certains morceaux sont n° 1 internationaux, d’autres sont surcotés, d’autres encore passent sous le radar.
Quand des élèves se sentent en relégation en lycée professionnel, on peut essayer de les convaincre des bienfaits de cette orientation… Ou plutôt saisir et provoquer toutes occasions de restaurer le sentiment de compétence, l’estime de soi, l’envie de sortir des déterminismes.
Il y a quelques émissions, nous avons abordé le sujet des bulletins scolaires. Recherches à l’appui, cela semble un outil pédagogique fragile. Particulièrement lorsqu’on s’intéresse aux appréciations. Si elles sont de bonnes prédictrices des trajectoires scolaires des élèves, une fois glissées dans les dossiers scolaires, leur usage peut interroger. Que dire de ces grandes écoles […]
En 3e prépa métiers, réaliser, pour de vrai, un projet ambitieux, comme des pros. Utopie ? Non, c’est pris très au sérieux par les élèves et leurs enseignants et tout autant par les professionnels qui les accompagnent. De quoi transformer le regard de tous.
Apprendre un métier, ce n’est pas seulement apprendre des gestes et des savoir-être pour une profession donnée. Il faut un équilibre entre savoirs théoriques et professionnels, sans oublier la construction de la citoyenneté. Les coordinatrices de notre dossier, Marie-Joana Chamlong et Monique Royer, nous en disent plus.
L’école inclusive tente de donner une chance à tous les élèves. Mais se pose la question de l’après, quand les jeunes rentrent dans la vie active.
Parmi les 24-35 ans, près d’un Français sur deux est diplômé de l’enseignement supérieur. Une proportion relativement élevée parmi les pays de l’OCDE, mais qui se réduit à mesure que l’on s’éloigne des grandes villes. Quels sont les freins à l’accès à l’enseignement supérieur des jeunes issus des milieux ruraux ?
La mise en œuvre de Parcoursup en 2018 et la réforme du lycée l’année suivante ont accru les besoins d’accompagnement à l’orientation des jeunes, renforçant ainsi un marché privé de l’orientation qui surfe sur le stress de l’inflation des choix scolaires.
Après la pandémie de covid, les conditions d’accès à l’enseignement supérieur ont été fortement modifiées au Portugal, avec l’objectif de l’ouvrir plus largement. Avec quels effets ?
Deux choix pour proposer une découverte motivante de différents métiers aux élèves : utiliser une ressource à la disposition de chaque établissement en invitant les parents à présenter leur activité professionnelle ; respecter les vœux des collégiens, sans préjuger de leur réussite future.
Un forum est un lieu de rencontres, entre des gens, entre des idées. Ce fut le cas du forum autour de nos mesures. Bernard Desclaux y a été particulièrement présent, jusqu’à nous bousculer un peu. « Pourquoi pas une mesure autour de l’orientation ? » Et voilà lancée une conversation que l’on pourrait résumer un peu comme suit…
Un concept très vague et très précis à la fois. Précis, c’est en effet un véritable objet d’éducation. L’orientation est apparue comme une fonction sociale en dehors de l’école dans la fin des années 30. Le système éducatif s’en empare lorsque le législateur décide de faire évoluer la méritocratie bien installée de l’école de Jules Ferry en une massification de l’enseignement. Il a fallu réfléchir à une gestion de ces nouveaux flux d’élèves. Il y a aussi des affectations en SEGPA, ULIS, UPE2A ou ITEP qui ne sont pas évoquées dans cet article car elles relèvent de l’inclusion scolaire qui est traitée dans une autre entrée du glossaire ; elles n’en sont pas moins un marqueur de parcours différent pour un grand nombre d’élèves malgré les progrès effectués sur ce sujet.
Témoignage, en 1986, d’une mère d’élève : les incompréhensions ne naissent-elles pas de ce type de pratiques ?
Opérateur public du champ de l’éducation, l’Onisep a pour mission d’informer les élèves et les étudiants pour les aider à construire leur trajectoire scolaire et professionnelle et, in fine, à se construire comme citoyens responsables et solidaires. Présentation de nouveaux services et ressources pour répondre à une nouvelle mission.
L’orientation, fonction essentielle dans un système éducatif qui mobilise un quart de l’existence de 80 % des élèves en France, combien d’heures dans la dotation globale horaire ? Autrement dit, comment en est-on arrivé à ce couple qui ne va pas encore de soi ?
« Pourquoi ai-je mis les pieds dans ce métier ! Mon père ! Pourquoi avez-vous commis le crime de ne pas me laisser devenir ouvrier ! » Jules Vallès, Le Bachelier, p. 466
Comment sensibiliser les élèves à la question de l’égalité entre les sexes et lutter « contre les représentations préconçues et sexuées des métiers » ? En tant que conseillère d’orientation psychologue, l’auteure intègre la question de l’égalité filles-garçons à sa pratique auprès des élèves et des équipes éducatives.
Dans le cadre de la mise en place du parcours avenir, un partenariat a été conclu avec la société IBM et deux classes d’un lycée de Montpellier (2de générale et technologique et 1re S sciences de la vie et de la Terre).
L’auteur, ancien conseiller d’orientation dans un collège, a une vision expérientielle de son métier ; une devise a conduit toute sa carrière : « Avant d’être un problème, l’orientation est une expérience à vivre. » La mise en place du parcours avenir de la 6e à la classe de terminale lui a offert l’occasion de revisiter des projets qui ont mobilisé bon nombre d’établissements dans lesquels il a exercé.
L’expérience présentée montre une action concrète de travail sur les métiers de la poste mise en œuvre au niveau d’un établissement puis au niveau académique.
Dans ce collège, deux classes de 5e prennent part à un enseignement pratique interdisciplinaire intitulé « Interroger pour (s’)informer : vers une citoyenneté active ». L’objectif : interviewer une ancienne élève à présent entrée dans la vie professionnelle, pour contribuer à informer la communauté éducative sur deux notions, celles de « parcours » et d’ « apprentissage ». Un récit à la manière d’une pièce de théâtre.
Présentation d’une association née du constat que les difficultés scolaires d’un enfant ont d’importantes répercussions, non seulement sur sa vie scolaire et personnelle, mais également sur sa vie familiale et qui a pour objectif de renouer le lien entre l’enfant et sa scolarité mais aussi établir une relation de confiance entre l’école et les familles.
Présentation par son initiateur, enseignant en collège, du projet « Boite de Com », une classe entreprise à Rennes.
Les auteurs ont créé un jeu qui sert de support à des séances autour de la vie d’un collège, de la scolarité et de l’avenir des élèves. Présentation, explication, enjeux.
Ce témoignage présente les fiches métiers proposées depuis quelques années sur le site de l’Onisep. Ces fiches, issues d’un travail mené par des enseignants de différentes académies, permettent aux élèves de découvrir des métiers, des secteurs d’activité en se plongeant dans des jeux de rôle.
L’orientation en lycée professionnel s’est longtemps déroulée dans la double ignorance des enseignants et des élèves de collège sur les filières et les métiers. De nombreuses équipes ont pensé et pratiqué des solutions alternatives. La période d’observation semble être un gage de choix fait en toute connaissance de cause. Au lycée La Mache, les élèves […]
Une recherche déjà ancienne a montré que les enseignants étaient de bons pronostiqueurs de réussite pour les élèves, mais que leurs prédictions d’échec étaient statistiquement démenties par le cheminement de leurs anciens élèves. Ce témoignage ne fait qu’ajouter de l’eau à ce moulin.
Une expérience originale dans un lycée technologique qui accueille des élèves après la 2de qui, jusque-là, avaient subi leur orientation.
S’orienter dans un monde en mouvement, en mutation et constante évolution n’est pas une tâche aisée pour les élèves et ce, dès le collège où les choix se déterminent avec plus ou moins de finesse. Nous savons tous que le facteur socioculturel prend une part déterminante dans les projets professionnels des jeunes. Comment les aider à ne pas suivre des parcours sociologiquement tracés ?
De l’éducation à l’orientation au parcours avenir : un approfondissement ? un enrichissement ? une simplification langagière ? Cette question interroge fortement l’association Trouver Créer, pionnière dans l’émergence, en France, de l’approche d’éducation à l’orientation.
Le portfolio créé par le ministère, Folios, s’inspire d’expériences de terrain. L’une d’elles, le webfolio, qui fait appel à la créativité des élèves et s’appuie sur les outils numériques utilisés dans ce lycée innovant et en dehors, est plébiscité par les élèves à qui nous avons donné la parole.
Le collège Jean-Jaurès de La Ciotat a mis en œuvre, sous l’impulsion du chef d’établissement, un parcours avenir impliquant la totalité de l’équipe éducative. Le collège accueille 420 élèves répartis en seize divisions (quatre classes par niveau). Sa population scolaire est relativement hétérogène, même si elle accueille un nombre important d’élèves issus des milieux défavorisés.
La récente réforme du secondaire inférieur en Irlande a donné l’occasion de repenser certains aspects de la personnalisation de l’éducation. Ce sont les compétences transversales pour la plupart qui facilitent le développement d’une compréhension chez l’élève de son propre parcours d’apprentissage.
L’Éducation nationale utilise l’informatique et internet pour essayer d’informer les jeunes et leurs familles, puis pour gérer les flux de plusieurs millions d’élèves concernés chaque année par des décisions d’orientation. Quelle place reste-t-il pour des cheminements personnels, toujours singuliers et donc impossibles à traduire sous forme d’algorithmes ?
L’objectif d’amener 50 % d’une classe d’âge au niveau bac + 3 implique qu’il faut intégrer dans le parcours d’avenir des élèves la perspective de l’enseignement supérieur. L’auteur souligne que les premières années universitaires sont trop souvent marquées par des formes de « non-réussite » sur lesquelles un travail essentiel reste à faire.
Si l’on prend au sérieux la construction des projets personnels et professionnels, on se rend compte que les articles de ce dossier nous invitent à reconsidérer la diversité des jeunes et de leurs parcours, au-delà de l’élève abstrait de notre imaginaire scolaire.
Tout petit, on m’a envoyé à l’école, et dès tout petit, j’ai réussi. C’est plus tard que j’ai compris que je faisais la nique à Bourdieu. Suivant les déterminismes sociaux, j’aurais dû échouer. Indépendamment de cela, j’avais un projet professionnel, bien que n’ayant pas été touché par la grâce de l’éducation au choix. Je ne […]
Une feuille de route : changer l’orientation pour changer l’école, et vice versa.
Le délicat problème de l’orientation des jeunes dans les filières scolaires se pose ailleurs qu’en France. En Hollande, par exemple, était en place, il y a encore quelques années, un système plus étroitement cloisonné que le nôtre, avec orientation très précoce en centre technique long et court, enseignements classique et moderne, système peu démocratique et […]
Quelques éléments de bilan et perspectives sur les questions d’orientation, après la publication du rapport de Jean-Robert Pitte et à l’orée de la campagne électorale.
La question de l’orientation des élèves a évolué depuis ces dix dernières années, avec notamment les changements économiques et les modifications des parcours professionnels. L’introduction de la formation à l’orientation tout au long de la vie, la mise en œuvre du socle commun de compétences, le parcours de découverte des métiers et des formations, l’heure […]
Une proposition de relecture de l’ensemble de ce dossier, pour dégager quelques lignes fortes et ouvrir des perspectives pour un prochain numéro sur le même thème.
Une feuille de route : changer l’orientation pour changer l’école, et vice versa.
Notre structure accompagne des jeunes âgés de 18 à 25 ans, sans diplôme ni qualification, dans l’élaboration d’un projet. Je suis en charge d’un atelier « projet professionnel », destiné, entre autres, à aider le stagiaire à faire émerger des pistes d’orientation. Il se décline en quatre étapes. […]
Récit d’une année de 3e. Les aspirations, les représentations et les actions des parents, des élèves comme de la professeure se contredisent, se complètent, se renforcent selon les cas. Les mécanismes sociaux sont bien complexes !
Différentes conceptions de l’éducation se sont succédé au cours du XXe siècle, jusqu’à se superposer aujourd’hui. Reste à faire le choix d’une approche véritablement éducative.
L’école est mixte, bien sûr, au moins le temps de la scolarité obligatoire. Passées les premières étapes de l’orientation, l’illusion d’une école égalitaire se dissipe. Ce n’est pas qu’une question de choix personnel, et il y a bien place pour une action éducative.