La transition vers l’université ou le processus inachevé de l’orientation
L’objectif d’amener 50 % d’une classe d’âge au niveau bac + 3 implique qu’il faut intégrer dans le parcours d’avenir des élèves la perspective de l’enseignement supérieur. L’auteur souligne que les premières années universitaires sont trop souvent marquées par des formes de « non-réussite » sur lesquelles un travail essentiel reste à faire.
La transition vers l’université constitue pour le néobachelier un temps singulier de socialisation et de construction-déconstruction identitaire. Ce passage est marqué par une rupture, tant sur le plan du travail scolaire et de ses normes que sur le plan de la spécification et de la formalisation d’un projet professionnel devant progressivement gagner en précision. Plus largement, le néobachelier fait l’expérience d’un changement assez global de sa vie : les temporalités, les espaces et les finalités s’entrechoquent et évoluent, dans le même temps que se précise le passage à l’âge adulte.
Quels sont les phénomènes qui émergent de ce point de bascule que constitue le passage à l’université ? Comment considérer les formes d’accompagnement et d’intervention à ce niveau ?
La transition vers l’université peut être source de désorientation, tant les finalités, le fonctionnement ou même les formes de socialisation diffèrent de l’enseignement secondaire. Lors de ce passage, le néobachelier est notamment confronté à quatre grands types de changement : un changement d’environnement ;…