L’orientation défie la mixité

Publié le Lecture : 15 min

L’école est mixte, bien sûr, au moins le temps de la scolarité obligatoire. Passées les premières étapes de l’orientation, l’illusion d’une école égalitaire se dissipe. Ce n’est pas qu’une question de choix personnel, et il y a bien place pour une action éducative.une-504-300.jpg

Si l’on définit ici la mixité en termes de ratio-sex équilibré, l’orientation se présente encore comme « le butoir de la mixité » (Vouillot, 2010). Au fil de ses différentes étapes, elle sépare et spécialise les deux classes de sexe vers des savoirs et des compétences différents. Les filières « insensibles » au sexe des élèves sont toujours rares.

En particulier, les spécialités suivies dans le second cycle professionnel sont très spécifiques selon le sexe : aux garçons le secteur de la production, aux filles le secteur des services. C’est à ce niveau que la non-mixité est la plus forte, elle anticipe celle que l’on retrouve toujours dans les métiers occupés par les titulaires de CAP/BEP/Bac pro. Ces formations et ces métiers sont très marqués par les normes et les stéréotypes de sexe.

Le sexe de l’emploi

On observe certaines évolutions au niveau du cursus général et technologique, mais essentiellement du côté des filles qui investissent plus la série scientifique ou économique que la série littéraire, et choisissent plus fréquemment qu’avant les enseignements scientifiques ou technologiques en 2nde.

Dan…

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