Les juniors associations permettent à des mineurs de construire des projets et d’accéder à des financements sans qu’il soit nécessaire que des adultes en soient membres. Fanny Bonche et Sidonie Lefebvre ont 19 ans, elles sont respectivement cotrésorière et coprésidente du Réseau national des juniors associations (RNJA) et nous en disent plus sur ces associations particulières et ce que leur a apporté cet engagement.
Alors que les résultats de PISA 2025 interrogent sur l’efficacité de l’apprentissage des savoirs fondamentaux, plusieurs pays européens accordent une place importante aux enseignements pratiques et manuels. Artisanats, gestion d’un budget, alimentation, santé… requièrent de faire appel aux sciences, aux mathématiques et la créativité, tout en développant l’esprit critique des élèves. Une source d’inspiration pour le système éducatif français, dont les contenus d’éducation manuelle et technique ont disparu depuis une quarantaine d’années ?
Les enseignantes et enseignants peuvent-ils rester indifférents à la mobilisation des lycéens pour réclamer de meilleures conditions d’études en cette rentrée 2026 ? Pas la présidente du CRAP-Cahiers pédagogiques en tout cas, dont voici les réflexions à propos du discours médiatique sur cette mobilisation et de la réponse qui y a été apportée ces derniers jours […]
Laure Saint-Raymond, membre de l’Académie des sciences, mène un projet citoyen d’envergure : « L’école dont nous rêvons ». Après près de trois années de consultations, auprès d’institutions et d’acteurs de terrain, un rapport, rendu public lundi 28 septembre 2026, synthétisera les réflexions issues de ces rencontres, avec cinq grands leviers pour transformer le système éducatif.
L’acronyme STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics) est couramment employé en Europe et au-delà, pour désigner l’enseignement des disciplines scientifiques. Mais peut-on vraiment parler d’une didactique commune à ces disciplines à l’échelle européenne ?
On le sait moins : le programme Erasmus+, c’est aussi pour les profs ! Une occasion pour les équipes de découvrir comment on enseigne ailleurs… et de revenir pleines d’énergie, de réflexion et d’idées nouvelles !
La laïcité est un principe de la République en France et, dès lors, un pilier de l’école française. Mais qu’en est-il dans les autres pays d’Europe ? État des lieux, analyse et prise de position d’une militante.
Un récent rapport du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan sur le « niveau scolaire » contient des données et des constats intéressants, mais aussi des avis et préconisations parfois discutables. Analyse.
Au Sénégal et au Gabon, la souveraineté est devenue le mot d’ordre des réformes de l’école. Reste à savoir ce qu’il recouvre : qui décide des contenus, quels savoirs sont retenus, quel rôle est confié aux enseignants ?
La Convention citoyenne sur les temps de l’enfant s’est déroulée de juin à novembre 2025. Elle était organisée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), à la demande du Premier ministre d’alors, François Bayrou. Entretien avec les sociologues Barbara Fouquet-Chauprade et Sandrine Rui qui y ont pris part en tant que garantes.
La Ligue de l’enseignement plaide pour un rassemblement autour d’une même vision de l’école publique, laïque et émancipatrice.
En année électorale, on se prend à espérer que les politiques éducatives seront un sujet de débat public et qu’enfin de véritables projets seront annoncés pour l’éducation, fixant un cap clair et ne se cachant pas derrière une fausse technicité et une pseudo-neutralité pragmatique.
Et si le problème n’était pas la pédagogie, mais sa caricature ? Dans sa chronique sur Europe 1, Julia de Funès oppose une école qui aurait renoncé à l’autorité et à l’exigence à la nécessité d’un « retour » de celles-ci. À rebours des slogans, cet article propose de réintroduire dans le débat ce qui devrait être au cœur de l’école : comment articuler exigence, autorité, pédagogie et ambition démocratique pour permettre à chacun de progresser ?
On connait le sentiment de déjà-vu, voici celui de déjà-lu. C’est ce que ressent un militant bien connu du CRAP-Cahiers pédagogiques à la lecture de la note « Éducation : un plan d’action pour rattraper le retard français » publiée le 3 septembre 2026 par le Conseil d’analyse économique, juste avant la publication des résultats de l’enquête PISA 2025.
Les partisans de la méritocratie aiment bien les contes de fées, les réussites inattendues à coup d’efforts et de volonté qui prouveraient que « quand on veut, on peut ». Le cas d’une « école du miracle » aux États-Unis était sans doute « trop beau pour être vrai »… Quant aux emballements médiatiques, on n’a pas forcément besoin de franchir l’Atlantique pour en trouver d’équivalents !
Travailler avec une intelligence artificielle suppose de connaitre les différents enjeux de son utilisation, tant pédagogiques et éducatifs qu’écologiques. Faisons le tour des différentes IA qui s’offrent aux enseignants pour choisir en connaissance de cause.
Dans cette période où la tendance est plutôt à accentuer les clivages au sein de la population et à dénoncer et sanctionner le moindre manquement des enfants et des jeunes ou de leurs parents, il est réconfortant de se pencher sur le rapport du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge et les vingt mesures qu’il prône pour « aider les parents à aider les enfants à grandir ».
Pour l’OCCE (Office central de la coopération à l’école), la baisse de la subvention des associations complémentaires de l’ecole par l’État traduit un choix de société dommageable au « pacte républicain ».
Au Maroc, la généralisation de l’anglais au collège relance une question ancienne, héritée du protectorat puis de l’arabisation : quelle langue pour enseigner, et pour qui ? Dans un système où les acquis fondamentaux restent fragiles, ce choix touche directement à l’équité scolaire.
Et si on changeait le système éducatif français et sa vision de l’excellence ? Plaidoyer de Clémentine Beauvais, autrice jeunesse et enseignante en sciences de l’éducation en Grande-Bretagne.
Face à la succession rapide des ministres et des réformes, un collectif intercatégoriel réunissant plus de 150 professionnels de terrain de l’Éducation nationale, de l’éducation populaire et des parents d’élèves s’est constitué : le Comité de préfiguration du CNEP. Le CNEP, pour Conseil national de l’éducation permanente, est une proposition issue de la fiction Et si on imaginait l’école de demain ?.
Peut-on s’inspirer des pratiques de gouvernance des mouvements pédagogiques et de l’éducation nouvelle pour repenser la prise de décision en matière de politiques éducatives ? Avec quelles précautions ? Laurent Lescouarch, chercheur en sciences de l’éducation, intervenait le 26 mai 2026 lors d’une soirée-débat à Villeurbanne intitulée « Une école sans ministre : utopie, danger ou projet ? »
Quelles balises et quels principes poser pour repenser la gouvernance du sysème éducatif ? Le sociologue spécialiste des politiques éducatives Xavier Pons intervenait le 26 mai 2026 lors d’une soirée-débat à Villeurbanne intitulée « Une école sans ministre : utopie, danger ou projet ? ».
Dans la cité médiévale de l’Aude, l’élection d’un maire du Rassemblement national lors des élections municipales de mars 2026 a engendré un certain nombre de craintes au sein de la communauté éducative.
Un escape game au lycée sous forme d’enquête policière, comme temps fort de l’année, autant pour les élèves que pour les enseignants.
Supprimer le système d’enseignement public en russe pour ne conserver que l’enseignement en estonien peut paraitre une décision simple au vu des enjeux stratégiques. Mais la transition se révèle, elle, compliquée, du fait des écarts de niveau existant entre les deux systèmes.
De nombreuses équipes pédagogiques organisent des classes flexibles. Mais la question de l’aménagement du mobilier scolaire n’est pas nouvelle. Par exemple, dans les années 1930, avec des artistes qui ont su penser des assises respectueuses du corps des enfants.
Les prochains résultats aux évaluations PISA paraitront en septembre 2026. Focus sur une enquête devenue incontournable pour la sphère médiatique comme académique.
Comment faire disparaitre les inégalités dans le système scolaire français ? Le collectif Riposte éducation propose une rencontre, le 28 mars 2026 à Montpellier, pour refuser la ségrégation socioscolaire et inventer l’école de demain.
Journaliste, animatrice de l’émission Arrêt sur images, Nassira El Moaddem est aussi fille d’ouvriers immigrés : une « anomalie », dit-elle. Elle publie Main basse sur la ville. Enquête au Blanc-Mesnil, territoire trahi de la République chez Stock, qui dévoile un système municipal clanique et d’extrême droite. Autant de bonnes raisons de l’interviewer.
Incursion dans la cuisine d’un enseignant multitâche. Ce soir-là, dans la poêle, des légumes ; dans l’oreille, une discussion entre acteurs et actrices de l’éducation, réunis en visio pour l’occasion. Le sujet ? Remplacer le ministère de l’Éducation nationale par un Conseil national de l’éducation permanente. Chacun ajoutant son grain de sel, le débat n’en manque pas, assurément !
Un Conseil national de l’éducation permanente (CNEP) pour extraire le pilotage de l’éducation française des frénésies de l’exécutif : une idée qui relève du livre Et si on imaginait l’école de demain ?.
Dans le cadre d’un projet pour favoriser l’inclusion et la persévérance scolaire, des adolescents décrocheurs retrouvent confiance, fierté et motivation à travers des ateliers d’art-thérapie. Écriture, photo, musique et arts plastiques pour redonner de l’élan.
L’association Imp’Act Théâtre a mis en œuvre pendant cinq ans un dispositif de médiation psycho-artistique au collège Jacques-Prévert de Bourg-sur-Gironde. Le théâtre est devenu un levier pour travailler en profondeur les stéréotypes de genre, permettant aux élèves de 5e de les mettre en jeu et d’inverser les rôles, pour mieux réfléchir ensuite à ces assignations.
Mais que signifie « changer l’école » dans un monde par bien des aspects menaçants ? Comment transformer une institution façonnée par ses héritages religieux, sociaux et politiques, sans perdre de vue l’humain ?
Retour sur une journée de colloque faite de partages et de réflexions stimulants, de quoi bien commencer les vacances scolaires d’automne !
C’est l’automne, les gouvernements se ramassent à la pelle. Et l’éducation, dans tout ça ?
Relevons d’abord un timing insolite : nous devons rendre ce billet le jour-même où François Bayrou soumettra son gouvernement à la confiance du Parlement.
L’école de demain ? Mais elle se construit déjà, pas à pas, dans les classes, les collèges, les rectorats ! En parallèle de la valse des réformes, des enseignants, des chefs d’établissement et autres acteurs de l’institution inventent au quotidien une école plus juste, plus coopérative, plus ouverte sur l’autre. Entre récits rapportés du terrain et fiction pédagogique, cette contribution au colloque des Cahiers pédagogiques du 20 octobre 2025 imagine l’école de 2042 : une école qui aurait su faire de la lenteur et du collectif les moteurs de sa transformation.
La Convention citoyenne sur les temps de l’enfant poursuit ses travaux et ses auditions depuis plusieurs mois. Voici le compte-rendu de l’une de ces interventions par son auteur, Damien Berthilier, qui défend le rôle essentiel joué par les collectivités et les associations aux côtés de l’État, notamment, et la nécessaire articulation entre école, temps périscolaire et éducation populaire, mise à mal par la semaine de quatre jours.
Le métier d’enseignant : quelles évolutions ? À quelles conditions ? Voilà le thème de la conférence de comparaisons internationales 2025 organisée par le Cnesco (Centre national d’étude des systèmes scolaires), dont le lancement a eu lieu ce 8 octobre.
À l’occasion de son assemblée générale du 24 septembre 2025, le Réseau français des villes éducatrices (RFVE) a présenté son plaidoyer et ses engagements prioritaires en vue des élections municipales de mars 2026.
« Imaginer ensemble l’école de demain pour se réapproprier cette promesse d’avenir. » La phrase résonne dans le bar commun à Paris plein à craquer. Ce samedi 6 septembre, cinq jours après la rentrée, une centaine de personnes se sont rassemblées à l’occasion de la sortie du livre Et si on imaginait l’école de demain ?, docu-fiction sur l’école de 2042 coécrit par Céline Cael et Laurent Reynaud. Les auteurs questionnent Sylvain Connac, chercheur en sciences de l’éducation.
« Imaginer ensemble l’école de demain pour se réapproprier cette promesse d’avenir. » La phrase résonne dans un bar parisien plein à craquer. Ce samedi 6 septembre, cinq jours après la rentrée, une centaine de personnes se sont rassemblées à l’occasion de la sortie du livre Et si on imaginait l’école de demain ?, docu-fiction sur l’école de 2042 coécrit par Céline Cael et Laurent Reynaud.
Le Haut-Commissariat à la stratégie et au plan – fusion du Haut-Commissariat au Plan et de France Stratégie – a publié en juin deux notes qui ne peuvent que nous interpeller, qu’on soit ou non d’accord avec les préconisations qui les accompagnent.
Quel est le point commun entre les Daft Punk, l’école républicaine et le bifidus actif ?
Entourée de spécialistes en mathématiques, astrophysique ou physique-chimie, Laure Saint-Raymond, mathématicienne membre de l’Académie des sciences et professeure à l’Institut des hautes études scientifiques (IHES) et à l’École normale supérieure Lyon (ENSL), mène un projet citoyen d’envergure : « L’école dont nous rêvons ». Une initiative institutionnelle qui s’appuie sur l’expérimentation de terrain et l’évaluation pour repenser l’école.
Comment mettre en place concrètement l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) dans un établissement ? L’expérience d’une équipe éducative impliquée, qui n’a pas attendu les textes récents pour le faire.
Faire des projections futures pour l’école et l’éducation, hors des technologies numériques et des écrans, c’est le principe du scénario de ce livre sous la forme d’une « dystopie euphorique ».
Aux Magasins généraux de Pantin, l’exposition « L’école idéale », conçue avec le Pavillon de l’Arsenal, invite à repenser l’avenir de l’éducation.