Le nouveau documentaire d’Antoine Fromental, Retour au collège, en salles le 7 octobre, nous renvoie à l’école, dans un collège vu comme société miniature avec ses règles, ses tensions et ses moments de solidarité. Le film nous attrape avec un naturel émouvant, réveille sans doute des souvenirs chez certains et certaines, et nous invite à réfléchir à l’école d’aujourd’hui.
Laure Saint-Raymond, membre de l’Académie des sciences, mène un projet citoyen d’envergure : « L’école dont nous rêvons ». Après près de trois années de consultations, auprès d’institutions et d’acteurs de terrain, un rapport, rendu public lundi 28 septembre 2026, synthétisera les réflexions issues de ces rencontres, avec cinq grands leviers pour transformer le système éducatif.
Un récent rapport du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan sur le « niveau scolaire » contient des données et des constats intéressants, mais aussi des avis et préconisations parfois discutables. Analyse.
La Convention citoyenne sur les temps de l’enfant s’est déroulée de juin à novembre 2025. Elle était organisée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), à la demande du Premier ministre d’alors, François Bayrou. Entretien avec les sociologues Barbara Fouquet-Chauprade et Sandrine Rui qui y ont pris part en tant que garantes.
Vous vous êtes lancés dans un projet regroupant plusieurs enseignants ? Vous vous demandez comment vous allez le porter sur le long terme ? Deux enseignantes et un enseignant du Val d’Oise, engagés tous les trois dans des projets collectifs, s’interrogent mutuellement sur ce qui les a motivés à faire ce pari du collectif et ce qui les pousse à poursuivre sur ce chemin semé d’embûches.
Alors que la fin d’année scolaire s’est déroulée dans les conditions pénibles que l’on sait – canicule et examens improvisés dans des sous-sols –, que des systèmes informatiques académiques ont été piratés pendant l’été, l’Éducation nationale demande à ses cadres d’être résilients pour cette nouvelle année. Résilients ? Mais comment, quand tout dysfonctionne, s’interroge ici un personnel de direction, sursollicité dès la rentrée.
On connait le sentiment de déjà-vu, voici celui de déjà-lu. C’est ce que ressent un militant bien connu du CRAP-Cahiers pédagogiques à la lecture de la note « Éducation : un plan d’action pour rattraper le retard français » publiée le 3 septembre 2026 par le Conseil d’analyse économique, juste avant la publication des résultats de l’enquête PISA 2025.
Les résultats de la nouvelle enquête PISA, menée en 2025 et publiée en septembre 2026, confirment un décrochage préoccupant des performances des élèves français. Mais ils disent aussi autre chose : notre école peine à faire apprendre ensemble des élèves différents, à accompagner leurs besoins singuliers et à les rendre autonomes.
Anne Barrère publiait début 2017 son ouvrage Au cœur des malaises enseignants. L’une des intentions était de réduire l’écart toujours présent entre chercheurs et praticiens à propos du travail enseignant. L’un des moyens choisi par l’auteure pour y parvenir, dans l’écriture même de l’ouvrage, fut de donner la parole à dix enseignants invités à se positionner par rapport aux résultats des travaux sociologiques proposés dans les premiers chapitres. Dix ans après cette publication, nous redonnons la parole à Anne Barrère : où en sommes-nous aujourd’hui ?
Depuis les cessez-le-feu en 2025, la reprise scolaire à Gaza se tient dans des conditions endeuillées et de « détresse psychologique » ainsi que de souffrance physique liée à la malnutrition, l’encampement, les conséquences météorologiques, les blessures parfois, ou la maladie.
Les usages de l’intelligence artificielle générative vont parfois bien plus vite que la compréhension profonde des enjeux juridiques et éthiques qu’ils soulèvent. Pour les acteurs de l’éducation, naviguer dans ce paysage nécessite de concilier innovation pédagogique et respect des textes en vigueur.
Travailler avec une intelligence artificielle suppose de connaitre les différents enjeux de son utilisation, tant pédagogiques et éducatifs qu’écologiques. Faisons le tour des différentes IA qui s’offrent aux enseignants pour choisir en connaissance de cause.
La première chose qui saute aux yeux, c’est que l’intelligence de la main est partout à l’école, mais rarement au centre.
Face à la succession rapide des ministres et des réformes, un collectif intercatégoriel réunissant plus de 150 professionnels de terrain de l’Éducation nationale, de l’éducation populaire et des parents d’élèves s’est constitué : le Comité de préfiguration du CNEP. Le CNEP, pour Conseil national de l’éducation permanente, est une proposition issue de la fiction Et si on imaginait l’école de demain ?.
Peut-on s’inspirer des pratiques de gouvernance des mouvements pédagogiques et de l’éducation nouvelle pour repenser la prise de décision en matière de politiques éducatives ? Avec quelles précautions ? Laurent Lescouarch, chercheur en sciences de l’éducation, intervenait le 26 mai 2026 lors d’une soirée-débat à Villeurbanne intitulée « Une école sans ministre : utopie, danger ou projet ? »
Quelles balises et quels principes poser pour repenser la gouvernance du sysème éducatif ? Le sociologue spécialiste des politiques éducatives Xavier Pons intervenait le 26 mai 2026 lors d’une soirée-débat à Villeurbanne intitulée « Une école sans ministre : utopie, danger ou projet ? ».
Et si on imaginait l’école de demain ? L’exploration des propositions du livre de Céline Cael et Laurent Reynaud, initiée par les Cahiers pédagogiques et La fabrique des communs pédagogiques, s’est poursuivie mardi 26 mai dans une librairie de Villeurbanne. Ce soir-là, malgré la canicule, la question « Une école sans ministre : utopie, danger ou projet ? » a fait tempêter les cerveaux des participants et des invités. Réflexions d’une participante de cette soirée riche et chaleureuse.
Occuper un poste sans en avoir le statut, répondre à des attentes fortes tout en construisant sa légitimité, telle est la réalité du « faisant fonction » de personnel de direction. À partir d’expériences de terrain, on explore ici les exigences, les tensions et les richesses d’une fonction exercée dans l’urgence et l’incertitude.
Edgar Morin était une source d’inspiration pour les pédagogues, pour ceux et celles qui veulent repenser l’école afin qu’elle enseigne autrement, en reliant les savoirs et les disciplines et en définissant de nouveaux thèmes fondamentaux. Nous lui rendons hommage en rappelant deux contributions marquantes pour les Cahiers pédagogiques.
Alors que la DEPP publie une évaluation des expérimentations de la « tenue commune » à l’école, force est de constater que le bilan semble assez loin des promesses affichées.
C’est sous un temps gris que les députés écossais Liz Smith et Douglas Ross ont mis les pieds dans la capitale française début avril. Leur visite, entre le Sénat, l’Assemblée nationale et le British Council, était organisée pour rencontrer des élus, des acteurs de l’éducation. Dans le cadre de tables rondes, ils ont ainsi pu partager avec nous leur expérience autour de l’école dehors en Écosse.
Jouer pour apprendre, dans des formes cadrées, ou apprendre en jouant librement ? Des choix différents impulsés par les programmes officiels dans deux pays francophones.
Lecture d’un rapport élaboré par plusieurs organisations du monde de l’éducation formulant des propositions pour engager la transition écologique du système éducatif, recommandations qui ne demandent qu’à être mises en œuvre – ce qui est une autre affaire…
Alors même que, dans le débat public, on met en avant le nécessaire respect de la laïcité, il semble exister en même temps la tentation de retours en arrière de la part de l’enseignement privé catholique, exprimée par son secrétaire général, au nom du « caractère propre », notion fourre-tout analysée ici.
Octobre 1982. « Ever since I was a young boy, I’ve played the silver ball, From Soho down to Brighton, I must have played them all. But I ain’t seen nothing like him In any amusement hall. That deaf dumb and blind kid. Sure plays a mean pinball ! » Le 13 octobre, Les Who jouent et enregistrent […]
L’autrice de bande dessinée Evemarie a connu dans les années 1990 une scolarité compliquée, comme beaucoup d’élèves qui ne rentrent pas dans les cases, avant de partir en Belgique faire du dessin dans une école d’arts.
C’est officiel ! Comme ceux de mathématiques, les nouveaux programmes de français du cycle 4 ont été publiés le 5 mars 2026, pour une application progressive à compter de la rentrée prochaine.
L’intention est à priori louable : donner plus d’autonomie aux établissements scolaires pour construire des parcours adaptés à leurs élèves, en privilégiant l’interdisciplinarité. La réalisation dans le système éducatif portugais s’est révélée plus hasardeuse.
Tiens, tiens… Alors comme ça, le ministre met fin au caractère obligatoire des groupes de besoin ?
La classe dehors bientôt reconnue par la loi ? Jeudi 12 février, l’Assemblée nationale devrait examiner la proposition de loi « visant à promouvoir l’éducation en extérieur, au contact de la nature ». Ce texte transpartisan, déposé en juin 2025 et cosigné par un large spectre de députés (EELV, PS et Renaissance), s’inscrit dans un moment charnière où les enjeux éducatifs, écologiques et sanitaires convergent à l’Assemblée nationale d’une manière jusqu’ici inédite.
Un Conseil national de l’éducation permanente (CNEP) pour extraire le pilotage de l’éducation française des frénésies de l’exécutif : une idée qui relève du livre Et si on imaginait l’école de demain ?.
Si la question de la mixité sociale est jugée sensible, elle a attiré un public varié et nombreux lors de la rencontre du samedi 17 janvier organisée dans une école parisienne autour du livre Et si on imaginait l’école de demain ? de Céline Cael et Laurent Reynaud.
Voilà, les Cahiers ont 80 ans ! Ces cinq dernières années, nous n’aurions pas juré que nous y arriverions, traversés que nous sommes par les difficultés financières bien connues à la fois des associations et de la presse écrite. Alors, autant vous dire qu’on a fêté ça joyeusement !
Pour qui s’est déjà intéressé à la question des rythmes scolaires et de la chronobiologie des enfants, les conclusions et propositions du rapport de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant n’ont pas grand-chose de surprenant. La surprise viendrait plutôt de la décision de les mettre en œuvre…
C’est un profil assez inhabituel : énarque et co-porte-parole d’un collectif militant, Nos services publics. Avec Arnaud Bontemps, nous avons parlé des objectifs assignés à l’école et du bienêtre des élèves.
Longtemps considéré comme le meilleur du Moyen-Orient, le système éducatif libanais a été gravement fragilisé en moins de quatre ans, mettant la profession enseignante à l’épreuve face à une crise existentielle sans précédent.
Cette année, la Journée de la laïcité de l’Inspé de Nantes n’a pas eu lieu. Les associations qui ont l’habitude d’y participer, dont le CRAP-Cahiers pédagogiques, avaient répondu à l’appel, les enseignants et les étudiants de master MEEF l’attendaient, le 10 décembre 2025. Mais voilà : l’institution en a décidé autrement, en n’autorisant pas un échange de service pour les membres de l’ICEM Pédagogie Freinet. Un refus qui ressemble fort à une sanction pour critique de l’institution.
Stéphanie Vignette est secrétaire de direction au collège Courteline à Paris. Son engagement et son métier lui confèrent un rôle solide de cheville ouvrière pour la vie colorée en vert de l’établissement. Un rôle sur-mesure, qu’elle a construit et consolidé au fil des années grâce à un binôme enseignant et au soutien de la direction.
Dans le cadre d’un stage d’observation, une principale adjointe a passé une semaine en Argentine, au sein d’une école privée ayant adopté la pédagogie Montessori pour les tout-petits comme pour les lycéens. Elle partage ses observations, des réussites pédagogiques – classes multiâges, évaluation par compétences, organisation de rattrapages en fin d’année – aux défis à relever, d’ailleurs pas très différents des nôtres, à l’instar de la place à accorder aux écrans.
Mais que signifie « changer l’école » dans un monde par bien des aspects menaçants ? Comment transformer une institution façonnée par ses héritages religieux, sociaux et politiques, sans perdre de vue l’humain ?
« Un service public pour toutes et tous, vraiment ? » Sous ce titre, le collectif Nos services publics a publié le 6 novembre 2025 un nouveau rapport sur l’état des services publics, avec un accent particulier sur la question des inégalités. La thèse principale : les inégalités face aux services publics dépassent la question de l’accès et de leur répartition sur le territoire.
Une invitation du Collectif d’interpellation du curriculum (Cicur) à changer radicalement de modèle éducatif.
Entre pressions institutionnelles et pratiques innovantes, l’école cherche encore comment donner du sens à l’évaluation.
En 2025, la Corée du Sud est devenue le premier pays à déployer des manuels scolaires numériques dotés d’IA dans les écoles. Cette initiative cristallise les tensions d’un système éducatif parmi les plus performants mais aussi les plus pathogènes au monde.
L’école de demain ? Mais elle se construit déjà, pas à pas, dans les classes, les collèges, les rectorats ! En parallèle de la valse des réformes, des enseignants, des chefs d’établissement et autres acteurs de l’institution inventent au quotidien une école plus juste, plus coopérative, plus ouverte sur l’autre. Entre récits rapportés du terrain et fiction pédagogique, cette contribution au colloque des Cahiers pédagogiques du 20 octobre 2025 imagine l’école de 2042 : une école qui aurait su faire de la lenteur et du collectif les moteurs de sa transformation.
Le colloque du CRAP-Cahiers pédagogiques du 20 octobre 2025 a permis d’explorer les chemins possibles pour « Inventer l’école de demain ». Quatre thèmes – coopération, émancipation, écologie et intelligence artificielle générative – ont structuré les débats au sein d’ateliers thématiques. Endossant le rôle de « grand témoin », Sylvain Connac synthétise ces travaux, sans omettre les points de […]
Chronophages et déconnectées des réalités, les évaluations nationales nourrissent des débats au sein du CRAP-Cahiers pédagogiques. Les dispositifs actuels mettent les élèves – et les enseignants ! – sous pression. Les retours d’expérience montrent qu’il existe d’autres voies d’évaluation, formatives et émancipatrices.
« Imaginer ensemble l’école de demain pour se réapproprier cette promesse d’avenir. » La phrase résonne dans le bar commun à Paris plein à craquer. Ce samedi 6 septembre, cinq jours après la rentrée, une centaine de personnes se sont rassemblées à l’occasion de la sortie du livre Et si on imaginait l’école de demain ?, docu-fiction sur l’école de 2042 coécrit par Céline Cael et Laurent Reynaud. Les auteurs questionnent Sylvain Connac, chercheur en sciences de l’éducation.
« Imaginer ensemble l’école de demain pour se réapproprier cette promesse d’avenir. » La phrase résonne dans un bar parisien plein à craquer. Ce samedi 6 septembre, cinq jours après la rentrée, une centaine de personnes se sont rassemblées à l’occasion de la sortie du livre Et si on imaginait l’école de demain ?, docu-fiction sur l’école de 2042 coécrit par Céline Cael et Laurent Reynaud.
Depuis janvier 2025, on assiste aux États-Unis à une offensive sur l’éducation, visant à favoriser les écoles privées et à reprendre en main les contenus des programmes et le curriculum, au détriment de la réduction des inégalités et de la construction de l’esprit critique et d’un idéal commun.