Le passage progressif de l’enfant-écolier à l’adolescent-collégien représente un réservoir inépuisable de récits, fictifs ou expérientiels.
Le passage progressif de l’enfant-écolier à l’adolescent-collégien représente un réservoir inépuisable de récits, fictifs ou expérientiels.
Entourée de spécialistes en mathématiques, astrophysique ou physique-chimie, Laure Saint-Raymond, mathématicienne membre de l’Académie des sciences et professeure à l’Institut des hautes études scientifiques (IHES) et à l’École normale supérieure Lyon (ENSL), mène un projet citoyen d’envergure : « L’école dont nous rêvons ». Une initiative institutionnelle qui s’appuie sur l’expérimentation de terrain et l’évaluation pour repenser l’école.
Faire des projections futures pour l’école et l’éducation, hors des technologies numériques et des écrans, c’est le principe du scénario de ce livre sous la forme d’une « dystopie euphorique ».
Aux Magasins généraux de Pantin, l’exposition « L’école idéale », conçue avec le Pavillon de l’Arsenal, invite à repenser l’avenir de l’éducation.
Alors que de nombreuses contributions publiées dans les Cahiers pédagogiques, notamment dans le dossier du n° 599 « Hétérogénéité : oui, mais comment ? », ont déjà montré les effets délétères des « groupes de niveau » au collège sur les apprentissages et les inégalités scolaires, un rapport de l’Inspection générale de mai 2025 vient confirmer ces constats. Il dénonce les impasses d’une gouvernance éducative à courte vue, faite de slogans, de précipitation et d’injonctions descendantes.
Il existe de multiples définitions de cette notion floue qu’est « la culture ». Et ajouter l’adjectif « générale » n’arrange rien. En une centaine de pages, un rapport récent, après avoir tenté des définitions, aborde la question de la nécessaire appropriation de la culture par les jeunes d’aujourd’hui, à travers l’école mais pas seulement.
Qu’est-ce qu’être intelligent ? Une intelligence artificielle peut-elle comprendre ce qu’est un lien humain ? Ces questions, et bien d’autres, ont été soulevées par 180 élèves de l’académie de Créteil ayant participé au dispositif 1, 2, 3 Philojeunes sur le thème de l’IA. À l’issue de cette journée, une classe de 3e se demande pourquoi la philosophie n’est pas accessible à tous les élèves. Voici sa lettre ouverte adressée « à celles et ceux qui peuvent changer les choses ».
Comment les équipes s’approprient-elles l’IA ? Entre prudence des politiques officielles et enthousiasme des enseignants expérimentateurs, l’importance de la formation est fondamentale, ainsi que la réflexion sur un usage éthique de l’IA.
Nécessité de s’appuyer sur la recherche, sans pour autant faire du « descendant » inefficace : le pari des Savanturiers-L’école de la recherche.
Dans le plus petit collège de l’académie de Reims, accueillant quatre-vingt-onze élèves en pleine ruralité, a été mis en place un projet très inspirant autour du développement durable, avec la ferme intention que cette innovation soit elle aussi « durable ». Entretien avec Moïse Poisson, CPE, et Alix Teffo, enseignante d’histoire-géographie-EMC, tous deux au collège de l’Argonne (Ardennes).
Et en 2050, comment ça se passe, une journée de classe ? Une petite « rêverie » qui nous montre comment l’école pourrait s’adapter à un monde qui change radicalement.
Où en sont les enseignants dans l’utilisation de l’intelligence artificielle générative ? Faut-il d’ailleurs absolument l’utiliser ? Pourquoi faire ? Et qu’est-ce que cela change ? Échange entre deux enseignants convaincus, Mickael Bertrand, enseignant d’histoire-géographie en lycée à Dijon et formateur académique, et Paul Erlich, enseignant de SVT en lycée à Lyon et formateur auprès du Centre d’études pédagogiques pour l’expérimentation et le conseil (Cepec).
Pourquoi voulons-nous qu’il y ait de l’école interroge l’auteur ? Et il propose une réponse : pour enseigner l’humain à l’humain.
Quatre membres du bureau du CRAP-Cahiers pédagogiques, actuels ou passés, ont lu les articles de ce dossier éminemment politique et invitent à oser, rêver, mais aussi à prendre le temps de réfléchir à l’école pour l’avenir.
Le regard d’un chercheur sur les notions qui sous-tendent les pratiques coopératives. Des repères utiles.
La coopération, c’est aussi une alternance de temps collectifs et de temps de travail individualisés avec aide, entraide et tutorat. Ces deux temps se différencient, visant l’un et l’autre des objectifs d’apprentissage qui leur sont propres mais également complémentaires.
À la suite des états généraux de l’éducation qui ont eu lieu en 1996, le Québec a lancé le programme ministériel « Une école montréalaise pour tous ». Elle articule le développement professionnel des équipes et des dispositifs qui aident les élèves à donner du sens à leurs apprentissages.
Rêvons à ce que pourrait être un projet éducatif tourné vers le sensible sans se détourner des savoirs, et en cultivant des valeurs.
Auteur en 1977 d’un « essai sur la tutelle scolaire » : Le domestique et l’affranchi, Daniel Hameline nous livre, près de cinquante ans plus tard, ses réflexions à la relecture de plusieurs contributions du présent dossier sur la fonction émancipatrice de l’école.
Tout, tout, vous saurez tout sur l’éducation prioritaire !
Quinze ans après une réforme curriculaire très ambitieuse, l’école écossaise reste confrontée à des défis dans sa mise en œuvre, notamment en termes d’équité, de cohérence et de gestion de la charge professionnelle pour les enseignants.
Entre nouveautés et vieux débats, tentons un décryptage de la nouvelle réforme de la formation des enseignants.
Le renforcement du pouvoir des communes à l’œuvre en Suède depuis plus de trente ans va-t-il vers plus de ségrégation ? La question se pose.
Dans « L’emprise scolaire », les deux auteurs dénoncent la religion du diplôme et le poids trop grand de la réussite à l’école. Quel peut être alors un avenir souhaitable pour celle-ci ?
Parler de la visée émancipatrice de l’école suppose une certaine prudence et exige une attitude modeste. Quelles conditions sont à respecter ?
Comparer le recours à un dispositif coopératif dans deux classes du même collège amène à s’interroger sur les conditions qui permettent aux élèves de s’approprier ces dispositifs. Composition de la classe, habitudes coopératives, pratiques concertées entre enseignants ou non. Quels facteurs jouent sur l’acquisition des habitudes coopératives ?
Deux praticiennes de la coopération dialoguent pour accéder à la complexité pédagogique que génère l’organisation de la coopération en classe. Une friction qui fait jaillir les étincelles des dilemmes professionnels. Céline Cael est enseignante de SES au lycée Jacques-Feyder (Seine-Saint-Denis), Cécile Morzadec est enseignante d’espagnol au lycée Louis-Armand (Val d’Oise).
Abdou Seck, délégué général de la Fespi (Fédération des établissements scolaires publics innovants), et Guillaume Caron, professeur de mathématiques en collège et doctorant en sciences de l’éducation, dialoguent autour de la notion d’émancipation.
Le 28 mai 2025, la cité scolaire Pierre-Larousse de Toucy, en Bourgogne, a accueilli les Rencontres internationales de l’autonomie. Dans une ambiance animée et collaborative, enseignants, élèves et établissements partenaires de plusieurs pays ont partagé leurs expériences autour des classes autonomes. Une forme d’organisation où la liberté d’apprendre, la coopération et la confiance transforment aussi bien les apprentissages que les pratiques pédagogiques.
La deuxième édition des Rencontres internationales de la classe dehors, qui s’est tenue du 14 au 17 mai 2025 à Marseille, confirme le succès du premier rendez-vous de Poitiers il y a deux ans. Benjamin Gentils, directeur de La Fabrique des communs pédagogiques — la structure organisatrice — et Laure Pillot, praticienne de l’école dehors et membre de La Fabrique des communs pédagogiques, dressent un bilan « à chaud » de cet événement qui allie formation professionnelle et activités multiples pour les enfants.
Le plan « filles et maths » annoncé le 7 mai 2025 par la ministre de l’Éducation vise à lutter contre le décrochage des filles en mathématiques dès le primaire et à encourager leur présence dans les filières scientifiques. Si l’idée semble louable, elle n’est pas neuve… Une réflexion critique sur un dispositif aux ambitions clairement affichées mais dont les effets sont loin d’être garantis.
Une convention citoyenne sur les « temps de l’enfant » et « l’organisation de la journée des enfants de 3 à 18 ans » ? C’est l’annonce du président de la République, vendredi 2 mai 2025. Un thème qui semble bien restrictif par rapport aux enjeux actuels de l’école. Entretien avec Jean-Paul Delahaye, ancien conseiller de Vincent Peillon au moment de la loi de refondation de 2013 et ancien directeur général de l’enseignement scolaire.
Le pass Culture, un révélateur d’inégalités ou un outil de démocratisation ? Sans doute un peu des deux, d’après la Cour des comptes, du moins pour ce qui est de sa part collective.
La hiérarchisation des savoirs, c’est un peu comme les classements musicaux : certains morceaux sont n° 1 internationaux, d’autres sont surcotés, d’autres encore passent sous le radar.
« La même nuit que la nuit d’avant, Les mêmes endroits deux fois trop grands, T’avances comme dans des couloirs, Tu t’arranges pour éviter les miroirs. Mais, ça continue encore et encore, C’est que le début d’accord, d’accord… »
La constitution des classes est un moment décisif pour garantir l’hétérogénéité. Les contraintes sont multiples et ce n’est pas toujours simple d’arriver à un équilibre.
La réforme du « choc des savoirs » s’applique aussi aux lycées français à l’étranger. La proviseure de l’un de ces établissements, Barbara Martin, explique les tensions avec lesquelles elle doit composer, entre demandes de plus d’homogénéité et nécessité d’une école pour tous.
Organiser les conseils de classe relève d’un défi logistique et humain. De la disponibilité des professeurs aux contraintes matérielles, il faut penser à tout et ne fâcher personne. Se préparer à ce rituel trimestriel, le présider en veillant à ce que les échanges restent dans le cadre règlementaire… ce n’est pas une mince affaire !
À Mayotte peut-être plus encore qu’ailleurs, il ne peut y avoir d’apprentissages qu’en mettant les élèves au centre, en leur permettant de vivre leur parcours à partir de ce qu’ils sont et font.
Un point sur les défis ouverts à Mayotte par le passage du cyclone Chido, avec le recteur et des enseignants de l’ile, au moment de la rentrée, fin janvier 2025.
Pour élever le débat sur l’école et l’éducation, le CRAP-Cahiers pédagogiques souhaite l’organisation d’une convention citoyenne.
Aider les élèves à se remobiliser, c’est les faire rentrer dans les exigences de l’école en prenant en considération qui ils sont et ce qu’ils savent déjà.
Suite à la publication de l’ouvrage Zéro pointé ? Une histoire politique de la violence à l’école (Les Liens qui libèrent, 2025), nous avons interrogé son auteur, Éric Debarbieux, reconnu comme spécialiste de la question des violences en milieu scolaire. Une question complexe, dont la thématique n’est ici qu’esquissée de façon apéritive et renvoie à […]
L’Éducation nationale, ce sont des sigles incompréhensibles pour les non-initiés. Mais on peut aussi être initié et ne pas saisir tout ce qu’il se passe et se dit dans une réunion. Témoignage d’une ancienne professeure des écoles devenue principale adjointe stagiaire qui participe à sa première réunion sur la dotation horaire globale et nous fait partager sa perplexité et ses incompréhensions.
Le Conseil supérieur des programmes a rendu publics ce mois de janvier les projets de nouveaux programmes de cycle 3 pour le français et les mathématiques. Voici aujourd’hui le regard d’une formatrice sur la partie « langue » du projet pour le français, qui identifie des obstacles pour le formateur.
Le Conseil supérieur des programmes a rendu publics ce mois de janvier les projets de nouveaux programmes de cycle 3 pour le français et les mathématiques. Voici un point de vue nuancé sur le projet pour les mathématiques.
Connu pour son engagement en faveur de la non-violence et de la paix, Ziad Medoukh est le directeur du département de français à l’université Al-Aqsa de Gaza, également écrivain et poète d’expression française. Il continue de promouvoir l’espoir à travers son enseignement et ses écrits, tout en témoignant de la réalité quotidienne dans la région assiégée. Il dresse un tableau sombre de la situation des enfants à Gaza, mais évoque aussi les efforts de la société civile pour maintenir une forme d’enseignement.
Il ne faut pas céder pas céder aux résistances sociales et politiques ni aux paniques morales sur l’éducation à la sexualité. Entretien avec Vincent Patigniez, professeur-documentaliste en collège dans l’académie d’Orléans-Tours et auteur du livre Accompagner la construction sexuelle et de genre chez les ados (Double ponctuation, 2023).
Pour reprendre l’indispensable réflexion sur le fonctionnement inégalitaire de notre système éducatif, voici la seconde partie d’un article en deux épisodes sur le fonctionnement ségrégatif de l’école et de la société française (première partie publiée la semaine dernière).
Il est indispensable de reprendre la réflexion sur le fonctionnement inégalitaire de notre système éducatif. À partir de constats largement documentés, les auteurs interrogent ici le fonctionnement ségrégatif de l’école – confirmé, par exemple, à chaque enquête PISA – et de la société française, et proposent de s’affronter aux différents niveaux de résistance du système éducatif. Dans cette première partie d’un article en deux épisodes, il s’agira de faire l’état de cette ségrégation et d’identifier la mécanique qui la soutient.