Comment et pourquoi étayer l’apprentissage du langage oral ? Une synthèse et le rappel de quelques ouvrages classiques.
Comment et pourquoi étayer l’apprentissage du langage oral ? Une synthèse et le rappel de quelques ouvrages classiques.
Né il y a dix ans dans le REP (réseau d’éducation prioritaire) Vaillant de la commune de Gennevilliers, le Forum sciences des écoles maternelles est un évènement qui mutualise les ressources de trois écoles pour faire vivre aux élèves une expérience scientifique marquante.
L’auteure expérimente depuis cinq ans un fonctionnement de classe inspiré de la pédagogie Montessori, qu’elle adapte aux réalités de son école et dont elle s’écarte pour préserver des dimensions qui lui semblent importantes.
À l’origine… Les enfants de la classe sont sensibles aux coiffures et tout changement est remarqué. Certaines chevelures sont très travaillées et demandent plusieurs heures pour être réalisées. Les chevelures des poupées de l’école ne se prêtent pas aisément au coiffage, alors il faut que les enfants puissent agir sur de véritables cheveux. L’installation d’un […]
Où l’aménagement de la classe en « coins » provoque des apprentissages riches et constitue le point de départ d’autres activités.
Aménager la classe, c’est faire davantage que bouger des meubles, c’est accompagner le jeune élève dans sa découverte des apprentissages scolaires, sociaux, affectifs et cognitifs, en adoptant des gestes professionnels adaptés quand il est en train d’apprendre. Un texte suivi de deux fiches outils pour une mise en pratique.
Laurence Istasse est directrice d’école maternelle en éducation prioritaire. L’accueil et la communication sont pour elle essentiels afin que tous, enseignants, parents, personnels de la Ville, jouent une partition commune pour de premières années scolaires réussies. L’objectif est d’importance, et nécessite des combats au quotidien.
Enseignant en grande section dans un REP+ (réseau d’éducation prioritaire renforcé), Samuel Trébert expérimente depuis trois ans les classes dédoublées. Un travail en tandem riche de possibilités.
Dans le canton de Genève comme ailleurs, des pratiques très ritualisées existent dans beaucoup de classes. Comment en faire des situations d’apprentissage plus pertinentes pour les objectifs poursuivis ?
Mars 1997. « Elle est parisienne, elle est pas présentable/ Elle est pas jolie, elle est pas moche non plus/ Elle est pas à gauche, elle est pas à droite/ Elle est pas maladroite. » Gaëtan Roussel et Louise Attaque présentent Léa dans une forme mélodique et une composition poétique qui jouent de la répétition et de […]
Le corps, premier outil de l’enseignant ? Un point sur la question.
Aidons les enseignants à entrer dans une véritable évaluation positive.
Il est question ici aussi de la relation avec les familles : comment, lors de la première rentrée en maternelle, l’enseignante prend en compte les représentations des parents, explicite ses pratiques et noue un partenariat dont les enfants sont les grands bénéficiaires.
Observations dans un dispositif pour moins de 3 ans en REP à Asnières-sur-Seine, un monde riche d’apprentissages construits sur mesure pour les tout petits par Isabelle Chivilo, professeure des écoles, en binôme avec Sylvie Somers, Atsem.
Une classe coopérative, c’est aussi une classe où les parents trouvent leur place.
Espace de vie et d’émotions et lieu d’apprentissages : la maternelle doit conjuguer ces deux dimensions pour que chacun, et en particulier les enfants issus de milieu défavorisés, prenne confiance en ses capacités et les développe.
L’accord est unanime, chez les enseignants comme chez les décideurs, pour considérer l’école maternelle comme une école « de plein exercice », selon les termes des programmes de 2002, c’est-à-dire comme un lieu voué aux apprentissages.
On a beaucoup parlé début janvier de la dictée quotidienne voulue par le ministre de l’Éducation nationale. Mais ses annonces concernaient aussi l’instauration d’évaluations nationales en CM1, en français et mathématiques, à partir de la rentrée 2023. L’occasion pour les militants du CRAP-Cahiers pédagogiques de débattre des vertus de ces évaluations…
L’engouement pour la « classe dehors » ne se dément pas. Après avoir publié un dossier consacré à cette thématique, les Cahiers pédagogiques sont bien volontiers partenaires d’une grande manifestation internationale qui va permettre des échanges et des réflexions de fond. Entretien avec trois des organisateurs de ces Rencontres internationales de la classe dehors.
L’Éducation nationale est en crise, de vocation, de recrutement, de « niveau » des élèves, de salaire des enseignants, etc. Pourtant, seule la question du port de l’uniforme à l’école est parvenue jusqu’à l’Assemblée nationale, appuyée par l’avis éclairé de l’épouse du Président de la République. Le sujet de la dictée est également ressorti sur la place publique. Une interview de Jean Rumain, spécialiste reconnu des questions d’éducation.
Après le plan maths et le plan français, le ministère de l’Éducation nationale vient de dévoiler par circulaire un nouveau plan, cette fois-ci pour l’école maternelle. Malheureusement, ce texte, très injonctif sur certains points, s’éloigne de l’esprit des programmes de 2015 et accélère la « primarisation » de l’école maternelle.
Tribune parue dans le Monde d’associations – dont le CRAP-Cahiers pédagogiques -, de syndicats et de professionnels spécialistes de la maternelle pour défendre réclament, dans une tribune au « Monde », une école bienveillante et les moyens nécessaires pour accueillir les enfants et les faire entrer dans les apprentissages.
Le concours national « La Flamme de l’égalité » a déjà sept ans. Conçu sur le modèle du plus connu Concours national de la Résistance et de la déportation, il invite élèves et enseignants ou enseignantes du primaire et du secondaire à mener un projet sur l’histoire de l’esclavage et des traites et leurs héritages contemporains, afin […]
Trente ans plus tard, le « collège unique » ne va pas de soi : on croit pouvoir dire que certains « ne sont pas faits pour ça » une fois dans le secondaire, et qu’ils seraient bien mieux à « apprendre un métier ». Comment tenir dans la conviction de l’éducabilité de tous et la recherche de perspectives pour des jeunes rejetés et en rejet de l’école ?
Georges Snyders, professeur de philosophie et de sciences de l’éducation s’est éteint à l’âge de 94 ans. Pierre Madiot, ancien rédacteur en chef, a bien voulu se souvenir de leurs rencontres.
Janvier 1985. Depuis six mois (juillet 84) Jean-Pierre Chevènement est ministre de l’Éducation nationale. Arrivé sur les décombres du projet de « grand service public unifié et laïc » de l’Éducation nationale, il engage un tournant politique radical par rapport à son prédécesseur au nom d’un consensus réactionnaire autour de « quelques idées simples ». Dans la rubrique des Cahiers pédagogiques « pédagogie et politique », inaugurée un an auparavant, Francis Imbert apporte une contribution où il interroge la politique de la gauche au pouvoir : mise en garde polémique contre les idées simples qui engagent l’histoire à reculons. L’actualité de ce débat ne frappera peut-être pas nos lecteurs au premier abord. Quoique. Dans le même numéro (n° 230-231, janvier-février 1985), dont le dossier est consacré à la « pedagogia dell’arte », Michèle Allemand propose une petite contribution à la rubrique « faits et idées » où, avec un peu d’humour et de provocation, elle fait l’éloge de ces outils tout simples que sont la gomme et le crayon. Car, en pédagogie, les idées simples ne le sont que pour ceux qui refusent de faire confiance à l’intelligence créatrice des enseignants.
La gestion du temps scolaire peut être un levier pour agir sur les conditions d’enseignement. Et si on raisonnait à l’échelle de la demi-journée ?
AVRIL 1967. Issues de la réforme Fouchet-Capelle de 1963, les classes de transition avaient, sur le papier, la mission d’assurer le passage vers le collège d’enseignement général pour les élèves qui n’avaient pas pu y accéder à l’issue du CM2, alors que l’âge de la scolarité obligatoire avait été porté de quatorze à seize ans […]
D’où vient le mot excellence ? Et quels sont ses emplois littéraires, quotidiens, d’hier et d’aujourd’hui ? En s’appuyant sur le Dictionnaire historique de la langue française et Le Petit Robert, l’autrice se livre à une recherche lexicale personnelle.
La thèse de Philippe Perrenoud décrivait, dès 1984, la façon dont l’école primaire fabrique des jugements et des hiérarchies d’excellence. Un classique présenté ici en quelques lignes.
Exigence, excellence, ces deux termes sont parfois utilisés comme des synonymes, mais est-ce si clair que cela ? Plaidoyer pour une pédagogie qui articule objectifs communs et niveaux d’exigence différenciés.
Un formateur observe et analyse les différentes formes d’accompagnement des élèves lors de ses visites en élémentaire. Julia, Victor et Laura, trois stagiaires et trois visions de l’excellence. La définition de l’excellence dépend-elle de la pédagogie de l’enseignant ?
Comment repérer les quatre profils de perfectionnistes parmi les enseignants et enseignantes en formation pour les accompagner au mieux vers le métier ? Présentation d’une recherche menée en Belgique francophone.
À partir d’une recherche collective menée sur le dispositif des parcours d’excellence dans l’académie d’Aix-Marseille, l’autrice évoque la variabilité de la notion d’excellence en éducation prioritaire, tant dans les objectifs que dans les critères de sélection des élèves ou les activités menées.
Dans la vie de tous les jours, élitisme et excellence sont synonymes. Pas dans l’enseignement. Il n’est pas question de jargonner, mais de préciser, parce qu’en l’occurrence nous touchons là à deux notions quasi contraires. Une mise au point salutaire.
Septembre 1970. « Purple Haze all in my eyes/Don’t know if it’s day or night/ You’ve got me blowin’, blowin’ my mind/ Is it tomorrow, or just the end of time. » Les riffs de guitare saturée du génial gaucher ne résonneront plus que sur des enregistrements, Jimi Hendrix est mort à Notting Hill. On dit que ce morceau était inspiré par les ouvrages de science-fiction qu’il lisait. C’est aussi le mois où parait en France Le Maitre du Haut Château de Philip K. Dick, une uchronie qui projette le lecteur dans un monde où les nazis ont gagné la guerre. Mais un écrivain imaginatif invente un récit fictif où ce sont les alliés qui en seraient sortis vainqueurs. Le jeu de miroirs est d’une habileté terrifiante.
Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le pédopsychiatre Patrice Huerre, auteur en 2005 de Faut-il plaindre les bons élèves ? Le prix de l’excellence, nous invite à ne pas confondre l’élève et ses résultats scolaires, et à tenir compte de ce qui pourrait relever de la pathologie chez certains élèves excellents.
La fin du régime d’exception pour Henri-IV et Louis-le-Grand à la rentrée 2022 a fait couler beaucoup d’encre. Récit d’une controverse qui interroge la notion d’excellence, et au-delà l’illusion de la méritocratie et la quête d’entresoi.
Après plusieurs années en banlieue parisienne, une professeure se retrouve dans un collège rural, face à des élèves très différents. Des élèves certes très calmes, mais qui ont tendance à s’autocensurer. Comment susciter l’ambition en milieu rural ?
Vue d’ailleurs, la France a une conception toute singulière de l’excellence. Le regard décalé d’un Britannique qui vit en France sur notre système éducatif.
Quatre étudiants ou jeunes professionnels se sont mutuellement posé la question de l’excellence ou de l’exception de leur parcours scolaire. Voici des extraits de leurs échanges.
Concilier excellence et humanisme, c’est le projet du Collège Sévigné, établissement parisien privé et laïque, qui choisit ses élèves à l’entrée, mais les garde tous ensuite jusqu’au bac.
Le collège Herriot à Nogent-sur-Oise, en éducation prioritaire, affiche d’excellents résultats dans sa capacité à faire réussir les élèves. Comment y parvient-il ? Julien Dosquet, principal adjoint, nous présente les grandes lignes de la politique du collège.
Dans ce même établissement de Nogent-sur-Oise (voir article précédent), des collégiennes évoquent leur réussite scolaire, ce qui les aide, ce qui les motive, et comment elles envisagent l’avenir. Elles commentent aussi l’absence des garçons à cette invitation à parler de réussite scolaire…
Agrégée de mathématiques, passée par l’ENS, l’autrice revient sur son parcours, s’interroge sur l’adéquation entre sa formation et son métier d’enseignante, ainsi que sur les effets néfastes de ces parcours d’élite pour ceux qui les suivent comme pour ceux qui en sont exclus.
Si le lycée Henri-IV à Paris est un lieu emblématique de l’excellence scolaire française, que sait-on de ce qui s’y passe ? Quelles sont les manifestations de cette excellence ? Comment les élèves abordent-ils notamment les cours d’éducation physique et sportive ?
Le lycée professionnel est aussi un lieu d’excellence, un lieu où l’on apprend à se dépasser, à aller au plus haut de son potentiel. Les parcours de Lucas, Océane et Yann en témoignent.
Durant la pandémie, les enseignants ont su s’adapter, mobiliser des compétences insoupçonnées et répondre à une situation inédite avec engagement et professionnalisme. Réflexion sur une forme d’excellence enseignante.
Lorsque l’on pense classe à horaires aménagés musique, on pense réussite, sélection, compétition… À Quimper, l’excellence est bien là, mais elle est avant tout humaine !
Saurez-vous reconnaitre les auteurs de ces propos, et dire quand ils ont été tenus ? Saurez-vous également identifier l’intrus ?