Considéré autrefois comme un rite de passage ou une forme « désagréable » d’apprentissage de vie en société, le harcèlement scolaire entre élèves est progressivement devenu un problème social majeur…
Considéré autrefois comme un rite de passage ou une forme « désagréable » d’apprentissage de vie en société, le harcèlement scolaire entre élèves est progressivement devenu un problème social majeur…
Et si les groupes de niveau n’étaient pas conformes au Code de l’éducation ? Au-delà des difficultés liées aux inégalités créées par ces groupes et aux moyens humains insuffisants, Alain Boissinot, ancien directeur de l’enseignement scolaire et ancien recteur, pointe le fait que l’arrêté qui les instaure est en contradiction avec les textes qui régissent […]
22 % des élèves de 15 ans déclarent avoir subi au moins une forme de violence au moins une fois par mois, selon l’enquête Pisa 2022. Le bienêtre à l’école est avant tout un problème d’ordre systémique et sa prise en compte doit donc impliquer l’ensemble des acteurs de la communauté éducative. Le Cnesco est revenu récemment lors d’une conférence de presse sur la question du bienêtre à l’école des élèves et des personnels.
Dans son premier discours de ministre de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet semble vouloir renouer le dialogue avec le monde éducatif. Son objectif déclaré étant de « redonner du sens » à notre école, cela sous-entend-il qu’elle l’a un peu perdu ?
Le projet d’instauration de groupes de niveau en français et mathématiques au collège inquiète quant aux risques pour le bon fonctionnement du service public, alors qu’il n’apporte pas de réponse au problème complexe de réussite de tous les élèves. Une pétition a été lancée pour alerter la ministre de l’Éducation nationale et l’opinion.
Loin d’être une idée neuve, les groupes de niveau au collège, c’est de l’histoire ancienne ! Faisons un petit peu d’histoire, donc, pour mieux mettre en évidence les risques du projet d’aujourd’hui, dont les conséquences se dévoilent ces jours-ci dans les DHG (dotations horaires globales) des collèges, et alors qu’une pétition alerte sur ces dangers.
Ce webinaire, organisé par l’association La Fabrique des communs pédagogiques et le CRAP-Cahiers pédagogiques, propose à la communauté éducative une discussion de deux heures sur le rapport parlementaire portant sur l’adaptation de l’école au changement climatique.
Résultats de l’enquête PISA, niveau des élèves, inégalités de réussite et programmes annuels… Patrick Rayou, sociologue de l’éducation et membre du Collectif d’interpellation du curriculum (CICUR) nous fait part de son analyse sur les annonces récentes du ministre suite aux résultats PISA.
Saurez-vous reconnaitre les auteurs de ces propos, et dire lesquels ont été tenus par des enseignants et lesquels ont été tenus par des auteurs qui n’ont jamais véritablement eu à « gérer la classe » ?
Une enseignante de lettres modernes nous fait voyager et partager ses expériences et ses impressions en lycée français de l’étranger. Voici notamment ce qui l’a marquée en matière de gestion de classe.
Chaque année, comme il se doit pour une association, les adhérents du CRAP-Cahiers pédagogiques se retrouvent en assemblée générale. L’occasion de vérifier la vitalité de ce collectif, et de chercher des solutions pour la survie de l’association et de la revue.
Si la gestion de classe est une préoccupation importante pour tous les enseignants, qu’en est-il pour les personnels travaillant en éducation prioritaire ?
Il n’est pas question de prendre à la légère les résultats de PISA qui viennent d’être publiés et qui montrent une baisse importante des performances des élèves français aux tests proposés, surtout en mathématiques. D’autant que PISA pointe une nouvelle fois, avec encore plus de vigueur, la triste caractéristique de notre système éducatif : être un […]
Que dit l’étude PISA de l’école française ? L’OCDE rend publics aujourd’hui les résultats de son étude internationale menée en 2022 sur les résultats des enfants de 15 ans. La France reste dans la moyenne, mais, comme chaque année depuis la réalisation de cette enquête, ça n’est pas ce qui compte vraiment.
« L’école va mal » : le diagnostic est largement partagé en France, mais on ne sera pas surpris de lire que les remèdes proposés par l’Institut Montaigne ne sauraient nous convaincre…
Le ministre Gabriel Attal a annoncé le lancement d’une concertation destinée à « améliorer le niveau des élèves ». Pour le CRAP-Cahiers pédagogiques, il y a urgence à élever le niveau du débat ! L’école du XXIe siècle fait face à un défi majeur : préparer les élèves à vivre dans un univers en mutation […]
Les récentes consignes ministérielles pour l’organisation de la formation continue des enseignants conduisent à sa fragilisation et pourraient rapidement entrainer sa disparition pure et simple. Or, affaiblir la formation continue, c’est affaiblir la capacité de l’école à faire progresser les élèves. Pour le CRAP-Cahiers pédagogiques, la formation continue est indispensable à l’exercice du métier d’enseignant. […]
L’interdiction de l’abaya (et du qamis) dans l’enceinte scolaire n’est pas aisée à mettre en œuvre, d’autant qu’il s’agit de vérifier l’intentionnalité religieuse derrière la tenue. Les situations sont complexes, et une application stricte de l’interdiction peut blesser, comme on le verra ici, dans un article à vif, qui ne prétend ni à la généralisation ni à l’exemplarité.
Où s’arrête l’école et où commence le « hors de l’école » ? Il n’est pas si facile de répondre à cette question, pas plus en termes de pratiques ou de lieux qu’en termes de contenus. Voici ce qu’en disent les coordonnateurs de notre tout dernier dossier.
Le collectif Nos services publics publie aujourd’hui un épais rapport sur l’état des services publics, en partant de l’évolution des besoins de la population, en matière de santé, d’éducation, de transport, de justice et de sécurité. Le constat général est celui d’un « décalage croissant entre les besoins sociaux et les moyens des services publics ». Pour ce qui concerne l’éducation, il pointe en particulier la non prise en compte des besoins des enfants et de leur bienêtre, « principal impensé de l’institution scolaire ».
Une professionnalisation des personnels intervenants sur les temps péri et extrascolaires, des projets pédagogiques et éducatifs, une organisation institutionnalisée…
Les ambigüités des dispositifs de « vacances apprenantes » entre éducation nouvelle et pédagogie traditionnelle.
Des écoles mutuelles aux classes uniques, le détour par l’histoire de l’école montre que certaines pratiques d’apprentissage entre élèves sans l’enseignant ont été rejetées par l’institution scolaire d’État. Celle-ci apparait alors comme la gardienne d’une certaine forme scolaire prescrivant une présence une et continue du maitre.
Assistant d’éducation est un métier de l’entredeux. Ceux et celles qui l’exercent pourraient être un levier d’expérimentation et de valorisation des apprentissages « non scolaires » des élèves.
Comment a été fondé le concept de forme scolaire en sociologie ? Quels en sont les usages aujourd’hui ?
Comment s’habiller pour aller à l’école ? Comment choisit-on entre uniformité et identité, entre codes et mode et praticité ? Une exposition du Musée d’histoire de l’éducation explore cette question, à travers l’histoire et en résonance avec des débats très actuels.
La Fédération Wallonie-Bruxelles a choisi d’imposer plus de règles aux établissements scolaires privés et publics et d’aller vers des outils de pilotage imposés et un contrôle renforcé. Avec quels effets ?
Le président de la République, Emmanuel Macron, a relancé fin juin le débat sur les rythmes scolaires, en visant en premier lieu la longueur des vacances d’été. Qu’en dit François Testu, chronopsychologue et président de l’Ortej (Observatoire des rythmes et temps de vie des enfants et des jeunes) ?
Les accusations de « pédagogisme », pour ne pas dire les anathèmes, fusent régulièrement pour dénoncer des pratiques pédagogiques qui mèneraient l’école à sa perte. Dernière en date, le président de la république lui-même. Les Cahiers pédagogiques font régulièrement l’objet de ces reproches. Mais de quoi parle-t-on ? Petite mise au point pour éclairer le débat.
L’école aggrave-t-elle les inégalités entre élèves ? Pour certains, c’est un fait acquis, pour l’Observatoire des inégalités, c’est moins sûr. Mais pour autant, le système n’est pas exempt de responsabilités, souligne l’Observatoire dans son récent rapport pour 2023.
L’absence de mixité sociale à l’école a des effets négatifs connus sur la réussite des élèves. Les choix politiques à faire pour y remédier font débat.
Lors de la rédaction de cette chronique, il nous est rapidement apparu une résonance entre le sujet visé – le prolongement de notre épisode sur l’école sanctuaire – et le slogan de nos si précieux Cahiers : Changer l’école pour changer la société, changer la société pour changer l’école.
Comment assurer plus de mixité sociale dans les écoles et collèges en France ? Cela peut-il se faire sans les établissements privés ?
Un collectif d’enseignants, d’éducateurs, de médecins, de parents défend le développement de la pratique de la classe en plein air pour les enfants, à l’occasion des premières Rencontres internationales de la classe dehors, qui se tiendront à Poitiers du 31 mai au 4 juin prochains. Nous republions la tribune parue dans Le Monde le 8 mai 2023. Une pétition a également été lancée pour inciter au développement de cette pratique.
Qu’est-ce que la mixité sociale au collège fait aux élèves ? D’après une étude menée pour le CSEN (Conseil supérieur de l’éducation nationale), si elle ne semble pas avoir d’effet notable sur les résultats scolaires (ni en positif en en négatif), elle en a sur l’intégration sociale, l’ouverture aux autres et la solidarité des élèves.
« Monter un escalator qui descend » : c’est l’expression employée par le collectif Nos services publics à propos de l’évolution du pouvoir d’achat des enseignants du second degré depuis une vingtaine d’années. En raison du gel du point d’indice et de sa sous-indexation sur l’inflation, les progressions de carrière n’ont pratiquement aucun effet d’augmentation […]
Le Cnesco (Centre national d’étude des systèmes scolaires) organisait en novembre dernier une conférence de consensus sur le thème « L’évaluation en classe, au service de l’apprentissage des élèves », dont il a rendu publiques les conclusions le 15 mars.
L’école maternelle française reste une de celles qui produisent les plus grands écarts de réussite entre élèves selon leur origine sociale. Dans un contexte de forte pression sur les formes et contenus de la maternelle, quelles valeurs, quels fondamentaux voulons-nous promouvoir ?
Comment associer les élèves d’une grande section à la construction d’un projet collectif ? Pour « Viens voir notre jardin », l’enseignante utilise le « dessin collectif », une pratique popularisée par la pédagogue Germaine Tortel, présentée dans l’article de Blandine Tissier, également en ligne.
Apprendre, c’est parfois agir et expérimenter, mais c’est surtout penser l’action, penser l’expérience, imaginer ce qui n’est pas donné par l’expérience ou encore imaginer des expériences possibles. Un des apprentissages les plus importants pour l’enfant entre 3 et 7 ans, c’ est de se détacher de la perception immédiate qu’il a du monde ou de la réaction spontanée aux sollicitations de son environnement pour pouvoir penser en dépit de ce qu’il perçoit.
L’approche pédagogique de Germaine Tortel (1896-1975) reste aujourd’hui trop méconnue. Le texte ci-dessous en présente plusieurs aspects, et l’on trouvera un exemple de pratique dans l’article de Maëliss Rousseau également en ligne.
Quand on utilise la littérature pour découvrir le domaine mathématique, la curiosité et le désir d’apprendre des enfants sont stimulés par la complexité offerte par le support culturel… De quoi nourrir les échanges et construire des apprentissages ambitieux.
L’école hors les murs, on n’y renoncerait pour rien au monde lorsqu’on y a gouté !
Au terme de ce dossier, comment renouer les fils des différentes pratiques proposées ? L’auteur donne une analyse historique des débats qui ont traversé l’école maternelle et insiste sur la nécessité, pour réduire les inégalités socioscolaires, d’une articulation entre respect du développement du jeune enfant et mise en œuvre d’un véritable enseignement.
Acculturer très tôt les enfants aux usages langagiers propres aux différents domaines de connaissances et d’activités : pourquoi et comment ?
La pratique courante qui consiste à enseigner la comptine des noms de nombres ne garantit pas l’accès au sens du nombre. Une autre approche est proposée ici.
Conceptualiser le temps est un apprentissage fondamental. Mais les situations proposées le permettent-elles toujours ? Tout comme Carole Veuthey et Andreea Capitanescu-Benedetti dans ce même dossier, cet article interroge une routine, celle du calendrier.
Dans cette démarche, l’art prend toute sa dimension éducative grâce à une approche culturelle, et non technique, du dessin, portée par Germaine Tortel, dont la pédagogie est aussi présentée dans les articles de Blandine Tissier et Maëliss Rousseau, à lire sur notre site. Une alternative à la « pédagogie des fiches » critiquée dans d’autres articles de ce dossier.
« Vivre le temps de la maternelle » était la thématique du congrès de l’Ageem (Association générale des enseignants des écoles et classes maternelles publiques) en 2022. À cette occasion, des enseignants ont rendu compte de leur expérience de coopération pédagogique avec des collègues européens.
L’école maternelle est en première ligne dans le combat contre les inégalités scolaires.