Les projets interdisciplinaires prennent parfois des chemins étonnants : celui-ci mobilise la course d’orientation et les sciences pour penser la forêt à l’échelle de l’Europe. Et c’est ainsi toute l’identité européenne que les élèves du primaire peuvent explorer !
La classe dehors a de nombreux bienfaits, elle permet aux élèves de renouer avec leur environnement, d’explorer, d’expérimenter, de s’organiser, de développer leur créativité. Mais cela peut ne pas être évident du tout pour certains élèves. Loin de l’angélisme, une approche patiente et progressive est souvent nécessaire. La reconnexion avec la nature, pas si simple !
Partez avec nous à la découverte du n³ — nature, numérique et nomade : six ans de classe dehors au lycée Lyautey de Casablanca.
Le jardinage à l’école ne se limite pas aux sciences de la vie et de la Terre. Support pédagogique transversal, il permet d’enseigner toutes les matières de façon concrète et vivante.
C’est sous un temps gris que les députés écossais Liz Smith et Douglas Ross ont mis les pieds dans la capitale française début avril. Leur visite, entre le Sénat, l’Assemblée nationale et le British Council, était organisée pour rencontrer des élus, des acteurs de l’éducation. Dans le cadre de tables rondes, ils ont ainsi pu partager avec nous leur expérience autour de l’école dehors en Écosse.
On l’aura compris avec les précédents articles de cette série (la source ; le ru), le travail de classe de Jonathan Lapo dépasse largement la sensibilisation des élèves à quelques écogestes. L’écologie innerve tout son enseignement et vise à construire une écocitoyenneté informée, sensible, active et émancipée. Son travail rejoint ce que le philosophe Baptiste Morizot appelle de ses vœux : « un front pédagogique pour porter une alphabétisation des enjeux de l’eau vivante ». Ce dernier article, publié à l’occasion de la Journée du castor (le 7 avril), met en exergue le chemin parcouru par les élèves dans leur connaissance des zones humides ainsi que les réalisations concrètes qui ont pu être menées.
Dans une série de trois articles, Jonathan Lapo, professeur des écoles en CM à Dijon, expose tout un cycle d’apprentissage autour de l’eau, qui court à travers différentes disciplines et sur une année entière. Après la source, ce deuxième article, publié à l’occasion de la Journée de l’eau (le 22 mars), s’intéresse au ru, et à la façon dont les élèves construisent un ouvrage pour l’aménager, en s’inspirant d’un maitre en la matière : le castor.
On avait découvert en septembre le récit de Jonathan Lapo, professeur des écoles en CM à Dijon, praticien de la classe dehors, dans une aire terrestre éducative. Entrons plus avant dans son travail pédagogique, et écoutons-le exposer tout un cycle d’apprentissage autour de l’eau, qui court à travers différentes disciplines et sur une année entière. Ce premier article (cette série en comptera trois), publié à l’occasion de la Journée des rivières (le 14 mars), met à l’honneur la source… du projet.
La classe dehors bientôt reconnue par la loi ? Jeudi 12 février, l’Assemblée nationale devrait examiner la proposition de loi « visant à promouvoir l’éducation en extérieur, au contact de la nature ». Ce texte transpartisan, déposé en juin 2025 et cosigné par un large spectre de députés (EELV, PS et Renaissance), s’inscrit dans un moment charnière où les enjeux éducatifs, écologiques et sanitaires convergent à l’Assemblée nationale d’une manière jusqu’ici inédite.
Dans un groupe de discussion sur Instagram autour de la classe dehors, des enseignants du premier degré se demandent comment continuer à faire cours en extérieur, même par mauvais temps. Rassurer les parents, éduquer les enfants à appréhender sereinement le froid et l’humidité, adapter ses activités pédagogiques, sans renoncer à son projet d’éducation en plein air, l’exercice requiert du tact et un solide sens de l’adaptation.
L’école du dehors, ce n’est pas forcément dans le cadre d’une belle forêt ou d’un espace naturel plein de charme. Cela peut se pratiquer dans un cadre à priori peu accueillant, mais qui peut se révéler chantier passionnant et stimulant, dès lors que se conjuguent rigueur didactique, inventivité interdisciplinaire et pédagogie du projet. La preuve avec ces cours de sciences donnés en plein cœur de l’ancienne zone de dépôt des forges de Trignac, en Loire-Atlantique.
Lors d’une semaine de « vacances apprenantes » mises en place par l’école de Longueville, en Seine-et-Marne, l’association La nature des petits curieux a accueilli un groupe de dix enfants âgés de 6 à 11 ans pour un stage de quatre jours au sein de son écolieu pédagogique. Ils ont participé à un projet créatif et éducatif : la […]
Balzac est une figure incontournable de la culture scolaire en France : qui sont les enseignants qui viennent à Saché avec leurs élèves, et que viennent-ils y chercher ? Nous recevons principalement des professeurs de français, en particulier des classes de niveau 4e et des classes de lycéens. Nous travaillons avec une enseignante missionnée pour faire du […]
Professeur des écoles en REP en pleine ville de Dijon, Jonathan Lapo pratique la classe dehors depuis plusieurs années avec ses élèves de cours moyen (CM1 et CM2). Nous proposons ici le témoignage de cet enseignant atypique, qui invente au quotidien des manières d’éveiller chez ses élèves réflexions et pouvoir d’agir écologiques.
Creuser la terre, un jeu d’enfant ? Certainement. Mais il s’agit aussi d’une activité riche en apprentissages, en adéquation avec les cinq domaines du programme de l’école maternelle, qui contribue à bien des égards au développement de l’enfant. Un rappel qui vient à l’appui de la proposition de loi « visant à reconnaitre l’éducation au-dehors et en contact avec la nature et à réaffirmer la place de la transition écologique à l’école » des députés Graziella Melchior, Jérémie Iordanoff et Florence Herouin-Léautey.
Et en 2050, comment ça se passe, une journée de classe ? Une petite « rêverie » qui nous montre comment l’école pourrait s’adapter à un monde qui change radicalement.
Que dire des Rencontres internationales de la classe dehors organisées à la mi-mai 2025 à Marseille ? C’étaient les deuxièmes pour l’autrice, après celles de Poitiers en 2023, qui nous livre un retour en toute subjectivité sur trois journées bien remplies.
La deuxième édition des Rencontres internationales de la classe dehors, qui s’est tenue du 14 au 17 mai 2025 à Marseille, confirme le succès du premier rendez-vous de Poitiers il y a deux ans. Benjamin Gentils, directeur de La Fabrique des communs pédagogiques — la structure organisatrice — et Laure Pillot, praticienne de l’école dehors et membre de La Fabrique des communs pédagogiques, dressent un bilan « à chaud » de cet événement qui allie formation professionnelle et activités multiples pour les enfants.
Développer la classe dehors est à la fois un enjeu social, pédagogique et écologique. Il y a mille et une manières de le faire : partager des réflexions et des bonnes pratiques entre professionnels, de la maternelle à l’université, voilà l’objectif des Rencontres internationales de la classe dehors, qui ont eu lieu à Marseille du 14 au 17 mai 2025. Les témoignages de deux participantes à cet événement organisé par la Fabrique des communs pédagogiques.
C’est parti pour une balade sociologique ! Ce mercredi 14 mai 2025, lors des rencontres internationales de la classe dehors à Marseille, Céline Cael et Laurent Reynaud emmènent des participantes et participants jusqu’au quartier de la Belle de mai. Ils vont rejoindre des élèves de terminale, se mélanger et vivre ensemble une balade sociologique. Un moyen de faire classe dehors pour reconnecter non pas simplement avec la nature mais aussi avec l’humain, et l’organisation de la société. On embarque avec eux dans un album photo légendé…
Depuis deux ans, l’école de Longueville, située en Seine-et-Marne, a vu son environnement s’agrandir grâce à un projet ambitieux : l’aménagement d’un terrain communal de plus de 2 000 m² en véritable écolieu pédagogique.
Frédérick Heissat, avec son collègue Antoine Maldonado, est à l’initiative du réseau Profs en transition. Il partage avec nous l’importance d’intégrer la transition écologique et sociale dans les pratiques pédagogiques pour la formation des citoyens de demain.
Des élèves du lycée français Blaise-Pascal de Libreville, au Gabon, ont pris part à une mission de reforestation de la mangrove.
Le rapport sur la recherche-action participative « Grandir avec la nature », publié en mars 2025, nous invite à suivre pas à pas une démarche de recherche collaborative sur le thème de l’école d0ehors, expérimentée en primaire. Son intérêt tient autant au sujet de la recherche qu’à sa méthode, inspirée de l’idée de tiers-lieu scientifique, où le collectif se construit autour d’un « partenariat apprenant ». Une initiative que les acteurs verraient bien se reproduire dans l’enseignement secondaire.
La formation des futurs professeurs des écoles à l’enseignement de la géographie concerne aussi celui du développement durable. Organiser une partie des cours dehors, au cœur de l’environnement des étudiants, n’est-il pas le meilleur moyen d’éveiller leur intérêt ?
Depuis plusieurs années, on pratique dans cette école la classe dehors. Et comme elle organise aussi des échanges avec l’Ehpad de la commune, pourquoi ne pas lier les deux dans un projet autour du jardinage ?
Les classes dehors connaissent un essor sans précédent, en particulier dans le premier degré. Pour autant, dans quelle mesure cette mobilisation des corps favorise-t-elle le développement moteur, cognitif et psychosocial des élèves ? Basé sur la littérature scientifique, cet article vise à caractériser les usages du corps en école dehors et à questionner leurs effets éventuels sur les apprentissages des élèves.
Pour contribuer à reconnecter les élèves à leur environnement, naturel comme urbain, les balades pédagogiques apparaissent comme une pratique innovante essentielle. Plus qu’une simple sortie scolaire, elles deviennent un outil d’apprentissage interdisciplinaire, immersif et actif.
Dans les écoles parisiennes à l’ancienne, les cours ne sont guère vastes et verdoyantes. Et quand on a le parc des Buttes-Chaumont tout près, pourquoi ne pas saisir l’occasion pour faire classe dehors, toutes les semaines, et ainsi développer le langage oral des enfants ?
Les parents se mobilisent pour la classe dehors. Après une tribune parue dans Le Monde le 21 mai dernier, c’est une pétition qui vient d’être lancée. Entretien avec Moïna Fauchier Delavigne, parent d’élèves, autrice et membre de la Fabrique des communs pédagogiques, à l’origine de cette initiative.
Donner les consignes en classe, et conduire les élèves dehors pour écrire, qu’y gagne-t-on ? Un témoignage.
Comment organiser une classe transplantée avec une élève handicapée, pour que tout se passe au mieux pour elle, pour que tous ses camarades vivent à cette occasion une expérience humaine qui les marquera bien davantage qu’une leçon de morale sur le respect des différences ?
Le nom de son compte Instagram, La vie au cimetière, est apparemment un paradoxe. Apparemment seulement, car il y a bel et bien de la vie au cimetière du Père-Lachaise, celle de Benoît Gallot, son conservateur, et celle de la faune et de la flore qu’il photographie.
Une « aire éducative » est un petit territoire naturel géré avec les élèves. Mais encore ? Présentation d’un outil pour apprendre dans et par la nature.
Le développement des pratiques d’éducation dehors en France s’accompagne de la formulation d’une nouvelle approche, la « pédagogie par la nature », dont les caractéristiques sont définies par le Réseau de pédagogie par la nature, né en 2018.
Tous les vendredis après-midi, Serge et ses élèves partent en randonnée pour faire cours en forêt. Comment une classe habite-t-elle cet espace ? Quel effet cela a-t-il sur le corps des élèves ?
Du 31 mai au 4 juin derniers se sont tenues les Rencontres internationales francophones de la classe dehors à Poitiers, qui ont été, selon l’avis des organisateurs interrogés ici, un beau moment, prometteur mais encore fragile. Le CRAP-Cahiers pédagogiques était présent, comme partenaire très attentif au développement de ces dispositifs d’apprentissage hors les murs.
Pierre Peyret partage avec petits et grands sa passion de la montagne, de la nature et des grands prédateurs. Il le fait en classe, sur des chemins de randonnée ou encore dans la forêt, en misant sur la surprise, le conte et la théâtralisation, pour donner le goût de la découverte et de la science.
Alors que s’ouvrent les premières Rencontres internationales de la Classe dehors de Poitiers (du 31 mai au 4 juin à Poitiers), nous avons, en partenariat avec La Fabrique des Communs, organisé un entretien avec le grand intellectuel britannique, Theodore Zeldin qui « parraine » ces rencontres.
Un collectif d’enseignants, d’éducateurs, de médecins, de parents défend le développement de la pratique de la classe en plein air pour les enfants, à l’occasion des premières Rencontres internationales de la classe dehors, qui se tiendront à Poitiers du 31 mai au 4 juin prochains. Nous republions la tribune parue dans Le Monde le 8 mai 2023. Une pétition a également été lancée pour inciter au développement de cette pratique.
L’engouement pour la « classe dehors » ne se dément pas. Après avoir publié un dossier consacré à cette thématique, les Cahiers pédagogiques sont bien volontiers partenaires d’une grande manifestation internationale qui va permettre des échanges et des réflexions de fond. Entretien avec trois des organisateurs de ces Rencontres internationales de la classe dehors.
À la Biennale internationale de l’éducation nouvelle organisée à Bruxelles du 29 octobre au 1er novembre, l’un des ateliers se déroulait dehors, au bord du lac… Un lieu idoine pour échanger sur la nature comme contexte et support d’apprentissage. Laurent Reynaud, l’animateur de l’atelier, nous en fait un récit évocateur et vivifiant.
S’activer, c’est ce que les scientifiques recommandent pour une meilleure santé physique, mentale et sociale. Mais les jeunes ne bougent pas suffisamment, la sédentarité a évolué en pandémie mondiale. Il est temps d’agir, mais comment ?
On assiste aujourd’hui à un engouement pour l’école dehors, la crise sanitaire ayant accéléré un mouvement qui était déjà perceptible depuis plusieurs années. Mais en quoi enseigner les sciences à l’extérieur est-il différent et surtout préférable pour les élèves, les enseignants et les parents ?
La géographie en master 2 : que faire en douze heures ? Choisir la pédagogie du détour et travailler avec une artiste. Sortir sur le terrain et investir le temps long. Bousculer les représentations et interroger la discipline.
De la friche industrielle à l’écoquartier : quand la réhabilitation d’un quartier abandonné devient occasion de fierté pour une classe de CM2.
Pour se faire une opinion sur des futurs possibles, l’imaginaire se conjugue avec les recherches historiques, l’enquête auprès des acteurs, l’observation de terrain. Une classe de CE2-CM1 de Vicdessos (Ariège) se lance dans l’aventure.
Une déambulation à Lisieux, « sur les traces de sainte Thérèse », pour expérimenter la géographie sensible, dans le cadre d’un partenariat d’un lycée de la ville avec le département de géographie de l’université de Caen.
Comment faire comprendre une démarche scientifique et didactique à des étudiants qui préparent un concours d’enseignement ? Ici, on associe imaginaire et sensibilité en travaillant sur une représentation en trois dimensions du quartier de l’Inspé d’Ajaccio.
De l’usage des westerns en classe préparatoire, pour traiter de la géographie des États-Unis.