Le français à ciel ouvert

Publié le Lecture : 12 min Par Charlotte Michaux
Donner les consignes en classe, et conduire les élèves dehors pour écrire, qu’y gagne-t-on ? Un témoignage.

Pourquoi faire du français « à ciel ouvert1 » ? S’agit-il seulement de fuir la chaleur des salles de classe, pendant les premières et dernières semaines de l’année scolaire ? De changer de cadre et, la nouveauté aidant, d’engager un peu plus les élèves ?

Assurément oui. Mais, en expérimentant ces pratiques de « classe dehors » depuis un peu moins de deux ans au collège, je leur ai découvert des vertus propres à la didactique de ma discipline : les lettres.

Enseigner dehors déplace la posture de l’enseignant, avant et pendant le cours. Ainsi, en amont de mes séances, je me retrouve à prendre en compte des paramètres nouveaux pour moi : température extérieure et répartition des zones d’ombre, espaces ouverts ou fermés, objets fragiles, dangereux, ou potentiellement inquiétants pour des élè…

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