Dans un collège REP, des élèves de 6e, 5e et 4e ont pu bénéficier d’une pédagogie flexible dans le cadre des cours d’allemand. Durant le troisième trimestre, l’introduction de plans de travail très simples à utiliser a représenté un puissant levier de mobilisation, et a permis de mieux adapter les enseignements aux besoins des élèves.
L’IA peut soutenir la créativité pour peu qu’elle interroge plus qu’elle ne répond. Un exemple en production écrite dans le premier degré.
Février 2000. « Dessine-moi un mouton, Le ciel est vide sans imagination, C’est ça, Dessine-moi un mouton, Redevenir l’enfant que nous étions, Apprivoiser l’absurdité du Monde… » Au Zénith de Lille, dans sa tournée « Mylénium », Mylène Farmer reprend ce tube qui résonne comme un avertissement : qui saura encore dessiner un mouton à la fin du siècle qui commence ? […]
L’IA peut-elle contribuer à remédier aux difficultés rencontrées par les élèves porteurs de troubles de l’attention ? Avec le risque peut-être de faire à leur place ? Il y a certainement matière à discussion.
L’intelligence artificielle peut transformer sa manière d’enseigner, de différencier, d’accompagner. Loin d’une simple rupture technologique, cela peut induire une série de microajustements ancrés dans la réflexion et l’expérimentation.
Laisser régulièrement des élèves jouer en autonomie, en cycle 3, pendant que les autres finissent leur travail : un choix qui peut étonner, mais qui est riche en occasions d’apprentissages.
Faire vivre l’apprentissage d’une langue étrangère à travers des jeux coopératifs, des défis partagés : beau projet de cette enseignante, qui ne cache pas ce que cela demande comme travail de réflexion et de vigilance pédagogique.
Au Québec, comment l’accompagnement des élèves hors norme, l’orthopédagogie, peut-il se positionner dans un contexte de pauvreté ? Comment peut-il devenir un levier de justice éducative, plutôt qu’un outil d’intervention isolée ?
L’IA sera-t-elle dans l’avenir un outil indispensable pour faciliter l’inclusion de tous les élèves ? Ne l’est-elle pas déjà ? Revue de quelques applications récentes, en attendant de probables progrès futurs, même si chaque fois le rôle de l’enseignant reste incontournable.
Dans cet établissement public bruxellois, l’équipe s’est donné un objectif ambitieux : faire réussir tous les élèves. La pédagogie différenciée, appliquée sous des formes nombreuses et variées y est un parti pris du projet.
Pour répondre aux exigences d’un enseignement en contexte hétérogène, les aménagements se développent, y compris au collège. Une enseignante de lettres décrit les trois axes de flexibilité qu’elle a mis en place auprès de ses élèves.
Il y a ceux pour qui l’ordinaire des cours est trop dur, trop long, trop dépourvu de sens. Pour eux, que peut l’Ulis ? Tout faire pour les aider à retrouver le goût d’apprendre et les ressources qui vont avec. Et d’abord faire que le temps et l’espace leur appartiennent.
La démobilisation touche chacun de nous à différents moments, sous différentes formes. Parmi celles-ci, en voici trois caractéristiques : l’immobilisation, la rupture ou la sous-stimulation. À chaque situation, des pistes multiples pour avancer.
D’abord perçue comme un outil de fraude généralisée, l’IAG a rapidement invité les enseignants à revoir leurs façons d’évaluer les apprentissages des élèves. Dans cette perspective, Un enseignant d’histoire-géographie propose de s’interroger sur l’apport renouvelé d’une ressource ancienne, la taxonomie de Bloom.
Étape par étape, il y en a pour tous les niveaux, tous les élèves,mais tout d’abord pour tous les enseignants !
Dans la préparation de diverses situations de classe en langues vivantes, l’IA peut devenir un interlocuteur personnalisé qui s’adapte au niveau de l’élève, lui offrant ainsi un apprentissage ciblé.
Dans notre récent dossier « Peut-on inclure sans exclure ? », nous avons voulu faire le point sur l’école inclusive, dont le principe est inscrit dans la loi mais dont l’application peine à se faire. Nous restons convaincus que l’école doit accueillir tous les élèves dans leurs différences, notre dossier montre donc à la fois les freins et les difficultés de la mise en œuvre et des pistes pour les surmonter. Les trois coordonnateurs du dossier nous le présentent.
La composition des classes est quelque chose qui se négocie collectivement dans les écoles. Les classes multiâges présentent des avantages pour les élèves, mais elles sont exigeantes techniquement.
Décembre 1989. « Si tu sais méditer, observer et connaitre, sans jamais devenir sceptique ou destructeur, rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maitre, penser sans n’être qu’un penseur… » chante, ou plutôt déclame, Bernard Lavilliers lors d’une série de concerts au Zénith de Paris. Son public est surpris de l’entendre reprendre un poème du réactionnaire colonialiste […]
Face à la tentation de répondre aux difficultés que les élèves rencontrent par une externalisation de l’aide, une alternative pertinente : travailler en « intermétiers », au sein de la classe.
Enseigner au et par le numérique suppose une connaissance et une maitrise pointues du numérique et de ses usages, pour des effets en faveur des apprentissages. Cela interroge la question des inégalités numériques et réactualise celle de la différenciation pédagogique.
Personnaliser des enseignements, c’est chercher à prendre en compte la diversité des élèves en articulant l’individu avec le groupe. Personnaliser des apprentissages, c’est organiser un équilibre dans le travail des élèves entre des activités communes à la classe et d’autres propres à chacun. Cela renvoie à la difficile tension éducative entre l’individu et le collectif, auxquels les dispositifs de personnalisation proposent d’apporter des éléments de réponse.
Prendre en compte et dépasser les différences, une démarche au cœur des classes d’accueil des élèves allophones où l’hétérogénéité est vécue comme une richesse.
Un témoignage enthousiaste sur le travail en ilots bonifiés, vu ici sous l’angle de la prise en compte de l’hétérogénéité.
Certaines objections nous stimulent et nous obligent à être plus rigoureux et vigilants sur les dérives possibles.
Ces témoignages sont issus du très dur épisode du confinement et de la fermeture des écoles de mars à mai 2020. Une épreuve qui oblige à prendre du recul par rapport aux habitudes et à réfléchir sur la manière de traiter les différences, qui sont souvent ici des inégalités.
Présentation d’un dispositif qui permet, avec des professeurs référents, de varier les modalités de regroupement d’élèves, et donc les temps et situations d’apprentissage.
La e-classe est un dispositif mis en place dans une classe par niveau au sein du collège Sainte-Trinité, qui accueille des élèves d’un niveau social hétérogène. Après quatre ans d’expérimentation, l’équipe fait le point.
Il y a bien des manières de prendre en compte les différences entre élèves lorsqu’on les évalue. Il suffit de rompre avec une logique pseudo-égalitaire. Et faire confiance à l’ingéniosité des pédagogues.
La « réussite pour tous » cesse d’être un slogan creux ou un idéal inaccessible quand individualisation et coopération font grandir chacun. Mais cela suppose de basculer réellement d’« enseigner » à « faire apprendre ».
Cet article date de 2007. Bien des travaux ont creusé depuis lors le sillon de l’évaluation, mais la question de la différenciation au moment des contrôles reste une difficulté pour les enseignants.
Un autre façon de diversifier consiste à répartir le travail entre élèves, puis à mettre en commun. Chacun progresse en partageant avec d’autres le résultat de ses recherches. Un mode de travail qui joue sur une implication forte des élèves, moteur d’apprentissages.
Mettre le désir au centre d’une école qui ferait du « sur mesure », rêvait Fernand Oury en 1985. Alors, ce serait pour quand ?
L’éducation physique et sportive « assure l’inclusion, dans la classe, des élèves à besoins éducatifs particuliers ou en situation de handicap », dit explicitement le programme de collège. Qu’en est-il concrètement ?
Puisque ce qui marche avec les uns est peu efficace pour les autres, inutile de nous enfermer dans une logique binaire d’affrontement de méthodes : cherchons plutôt à optimiser les divers moyens proposés aux élèves pour atteindre le but.
Les heures d’aide instituées à l’école primaire ont-elles incité à renoncer à des pratiques de différenciation en classe entière ? À regarder de près les pratiques, la réponse ne peut être que nuancée.
Pour que la différenciation pédagogique soit bien au service de la démocratisation des savoirs et non un subtil moyen de maintenir, voire de produire des écarts, gardons envers nous-mêmes une vigilance critique.
L’approche par cycles à l’école primaire marque une rupture par rapport à une uniformité peu propice à la différenciation. Cela suppose de rompre avec un héritage historique pesant.
Nous aurions volontiers repris des articles de Jean-Pierre Astolfi qui a apporté beaucoup à la réflexion sur la différenciation, sur les risques de dérive, sur la nécessaire clarification de l’articulation entre modes de travail et contenus. Mais nous avons récemment publié un hors-série autour de son œuvre dans les Cahiers et nous renvoyons donc à […]
En mars 2017 s’est déroulée la conférence de consensus du Cnesco sur la différenciation pédagogique. Elle a produit des résultats et recommandations qui sont bien dans l’esprit du présent dossier.
Au cœur de son projet, dont les Cahiers se sont fait très souvent l’écho, l’équipe du collège Clisthène a mis la différenciation pédagogique, en étroite relation avec l’entraide : un cocktail plein d’énergie.
L’intérêt pour l’idée de « pédagogie différenciée » est bien plus ancien qu’on ne le croit souvent. Mais elle prend toute sa force comme « principe heuristique » à la fin du XXe siècle. Un panorama historique essentiel, qui ouvre sur des questions de pleine actualité pour notre école.
Translator Il en est qui voudraient laisser les différences au vestiaire en arrivant à l’école… Mais nous savons bien que c’est impossible. S’intéresser aux différences, s’interroger sur les façons de les traiter est indispensable si l’on veut que la pédagogie ne soit pas « différenciatrice », au mieux reproductrice des inégalités sociales et culturelles, […]
En prenant ses distances avec la norme, avec l’évaluation traditionnelle et la transmission descendante du savoir, la pédagogie différenciée bouscule les pratiques, pousse à la professionnalisation et conduit à prendre des risques. C’est la condition pour prendre en compte le réel.
Confrontés à des élèves en grande difficulté, les enseignants sont parfois tentés par une différenciation quantitative qui risque d’être une impasse. En s’appuyant sur des acquis de la recherche, il est possible d’aborder la question autrement.
Sollicité en 1997 pour faire le point sur la notion de pédagogie différenciée, un des auteurs incontournables sur la question en rappelait le fondement, tout en formulant des pistes de réflexion sur sa mise en œuvre toujours d’actualité.
Des chercheurs comme ceux de l’équipe Escol (Éducation et scolarisation) proposent des interpellations stimulantes qui empêchent de s’enfermer dans de nouveaux conformismes. Ici, on pointe le risque de chercher à s’adapter aux spécificités perçues ou supposées des enfants, au lieu d’analyser ce qui renforce ou atténue les inégalités.
L’évaluation, un thème à haut risque en formation ! Et s’il faut, en plus, différencier…
Comment tout un collège se modifie en même temps que des dispositifs d’inclusion s’y implantent.
Toutes les personnes qui ont contribué à ce dossier s’accordent sur le fait qu’une école de la République devrait accueillir toutes les différences. Mais afin de ne pas en rester aux bonnes intentions, nous souhaitions que ce numéro s’intéresse principalement à la manière, ou plutôt aux manières de le faire dans le cadre d’une unité […]