D’un ministre l’autre
Décembre 1989. « Si tu sais méditer, observer et connaitre, sans jamais devenir sceptique ou destructeur, rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maitre, penser sans n’être qu’un penseur… » chante, ou plutôt déclame, Bernard Lavilliers lors d’une série de concerts au Zénith de Paris.
Son public est surpris de l’entendre reprendre un poème du réactionnaire colonialiste Rudyard Kipling, mais l’accompagnement au piano de Sébastian Santa Maria et la belle voix grave de Lavilliers font passer l’émotion. Et puis, il s’agit de la traduction un peu édulcorée d’André Maurois. Quoi qu’il en soit, cette leçon de morale et de comportement d’un père à son fils a acquis un caractère universel, ne serait-ce que par la formule finale : « You’ll be …