Jouer pour apprendre : éloge de l’inutile
Octobre 1982. « Ever since I was a young boy, I’ve played the silver ball, From Soho down to Brighton, I must have played them all. But I ain’t seen nothing like him In any amusement hall. That deaf dumb and blind kid. Sure plays a mean pinball ! » Le 13 octobre, Les Who jouent et enregistrent au Shea Stadium de New York ce qui restera leur dernier concert dans la configuration classique du groupe. Ils y interprètent (forcément) le tube Pinball wizard (créé en 69). La composition baroque et frénétique de Pete Townshend évoquait les lumières et les sons de cloches des « flips » des années 1970 et 1980.
Voilà un jeu aussi profondément addictif qu’inutile, un jeu qui rendait fou, totalement irrécupérable par une quelconque intention éducative. Cela contribuait largement à son attrait pour ces lycéens qui séchaient les cours pour aller y jouer dans des bistrots enfumés.
Cette « machine à boules » était un vecteur de socialisation, pas totalement dénué d’une dimension viriliste d’ailleurs. Les meilleurs élèves n’y e…