Tenir au pas ses chevaux
Une pratique qui s’attache à montrer, en s’appuyant sur certains acquis des neurosciences, l’intérêt d’apprendre aux élèves le fonctionnement de leur cerveau pour faciliter leurs apprentissages.La préoccupation de rendre les activités transparentes à mes yeux et aux yeux des élèves, c’est-à-dire de faire le lien entre la tâche et l’activité cognitive attendue, la place accordée à l’oral d’explicitation et la connaissance des mécanismes qui sous-tendent les apprentissages sont, pour moi, des leviers qui contribuent pleinement à permettre aux élèves d’être acteurs de ce qui se joue dans leurs apprentissages.
Mon déclic ? Le jour où j’ai réalisé que pour faire apprendre à lire, écrire et compter à mes élèves, je leur demandais d’entourer, de souligner, de recopier, de compléter, de relier, de barrer, de cocher ou encore de colorier et non de lire, écrire, compter ! Mes lectures ? Les quatre piliers de l’apprentissage de Stanislas Dehaene, le principe de l’inhibition d’Olivier Houdé, l’encouragement comme levier de l’apprentissage avec Jane Nelsen, l’enseignement de la compréhension avec Sylvie Cèbe, et bien d’autres liées en particulier aux neurosciences appliquées à l’apprentissage.
Depuis lors, les premières questions que je me pose lorsque je prépare ma classe sont : En quoi cette activité est-elle fondamentale par rapport à mon objectif d’apprentissage ? En quoi les réseaux neuronaux qu’elle va mobiliser, construire, organiser vont-ils être directement utilisables pou…