Apprendre, c’est travailler avec le langage
Par l’écriture, l’élève effectue un travail cognitif sur des contenus, qui ne peut être isolé d’une élaboration et d’un contrôle des codes linguistiques et discursifs : en même temps qu’il utilise la langue, l’élève écrivant est en train d’apprendre à s’en servir.
Depuis une bonne quinzaine d’années, du côté de la recherche1comme dans les programmes, écrire pour travailler, penser et apprendre est présenté comme une nécessité, une évidence. À juste titre, certes.
Deux raisons au moins justifient que les élèves aient recours à l’écriture dans les situations scolaires d’apprentissage. L’une concerne la construction de dispositions indispensables tant pour utiliser des textes et des documents que pour se confronter avec des raisonnements et eux-mêmes raisonner. Ces dispositions correspondent à la familiarité avec l’écrit, les écrits lus, les écrits produits, qui sous-tendent dans leurs formes et leurs contenus les raisonnements dominants dans l’école et la société contemporaine