Jouer pour apprendre : la dynamique du défi

Publié le Lecture : 13 min
Couverture du n° 605, « Jouer pour apprendre », avril-mai 2026Comment favoriser l’engagement des étudiants en première année à l’université ? Une réponse originale est donnée ici avec des séances de travaux dirigés en partie converties en énigmes à résoudre.

Avant la fin du cours, une sonnerie retentit : la séance de travaux dirigés (TD) bascule dans une autre ambiance. Les étudiants, d’abord surpris, découvrent une énigme à résoudre. Cette séquence marque le début d’un nouveau rituel : trente minutes d’« énigmes chimiques » pour réinvestir les notions abordées en TD. Nous proposons ici notre retour d’expérience sur ce dispositif pédagogique expérimenté avec des étudiants de première année en portail biologie-chimie.

Les exercices reprennent les notions du TD, mais sous forme de défis collaboratifs – ouvrir un cadenas, découvrir une image cachée – à résoudre en petits groupes pour valider leurs réponses. L’objectif ? Transformer un moment souvent passif en une mise en activité collaborative, où les succès obtenus viennent renforcer le sentiment de compétence des étudiants – et, in fine, leur engagement dans une discipline où le taux d’échec est généralement élevé.

Défis et choix

Cette activité a été menée trois années consécutives, entre 2023 et 2025, avec l’un des huit groupes de travaux dirigés du portail chimie-biologie (230 étudiants environ), dans l’unité d’enseignement de « structure de la matière ». Il s’agit du premier cours de chimie de la première année, découpé en quinze heures de cours magistral en amphithéâtre et seize heures et demie de travaux dirigés en groupe classe. Ils portent sur …

Déjà abonné ? Connectez-vous

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Vous avez pu lire gratuitement 15% de cet article, créez un compte et nous vous offrons sa lecture.
Abonnez-vous pour pouvoir lire tous nos articles !

À lire sur "Enseignement supérieur"

À lire sur "Sciences cognitives"

Comment accueillir les écoémotions en classe

Toujours présentes dans le rapport à nos milieux de vie et de plus en plus abordées dans les champs éducatif et culturel, les émotions écologiques suscitent l’intérêt du collectif de recherche Écoémotions en éducation et formation (3EF), qui s’est réuni pour une première journée d’étude le 9 mars 2026[1] à l’université Lyon 2. Voici quelques réflexions qui en sont issues.

Publié le 22 septembre 2026 11 min