Impressions d’un jeune chercheur pédagogue

« Il est impossible de concevoir un chercheur pédagogique qui ne connaitrait pas le métier d’éducateur, c’est-à-dire qui serait incapable de conduire lui-même une classe dans de bonnes conditions. » Gaston Mialaret, Nouvelle pédagogie scientifique, PUF, pp. 18-19, 1954.
Lorsque je suis passé de la pratique d’une classe coopérative institutionnelle en école primaire à celle des cours à l’université ou à l’IUFM, j’ai immédiatement été interpelé par deux aspects qui relèvent de la pédagogie pratiquée à l’université : les situations d’apprentissage et les modalités d’évaluation proposées aux étudiants.
Si l’on se réfère aux trois principaux types de situations d’apprentissage dégagés par Philippe Meirieu1, la situation universitaire par excellence est la situation impositive collective, qui met chaque étudiant en activité intellectuelle individuelle d’appropriation. Vient ensuite la situation individualisée, où un dialogue plus ou moins guidé est organisé entre l’étudiant…