Apprendre la langue en coopérant
En quoi la coopération représente un atout pour des élèves non francophones, qui doivent vite maitriser bien plus que les rudiments de la langue, faire face aux exigences du système scolaire, mais surtout de la vie en société ?
Par coopération, on entend des situations d’aide, d’entraide, de tutorat, face à une difficulté d’ordre organisationnel, social ou cognitif. Face à un problème, un besoin, rencontré par un ou plusieurs élèves, tout ou partie du groupe se mobilise en vue de la recherche de solution(s). Enseignante, je suis responsable de la sécurité physique et affective des enfants, de l’organisation d’un ensemble complexe et cohérent dans lequel les élèves doivent apprendre à trouver les réponses à leurs questions, les solutions à leurs problèmes, suivant l’adage« Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours » (Lao-Tseu).
Dans la classe, le conseil est l’institution fondamentale : « l’œil, le cerveau, le rein et le cœur du groupe »