Du côté de la Suisse
Le détour par l’examen d’un système étranger devrait conduire à dépasser la simple comparaison. Mise en lumière et interrogation de quelques idées reçues sur la voie professionnelle en France et en Suisse.S’il est un réflexe partagé par bon nombre d’observateurs lorsqu’ils abordent la formation professionnelle initiale en France, c’est bien la comparaison avec l’étranger. Le plus souvent, c’est le modèle allemand qui est vanté pour ses vertus sur l’insertion dans l’emploi. Cette démarche comparative n’a rien d’une nouveauté, puisque dès le dernier tiers du XIXe siècle, elle permet de pointer les insuffisances françaises et d’appeler à la réforme, sans forcément reproduire les dispositifs que des enquêtes précises, souvent menées sur place, permettent de documenter.
Face au consensus dominant parmi les partenaires sociaux quant au lien entre investissement dans la formation professionnelle et insertion dans l’emploi ou réduction du taux de chômage, cette démarche comparative parait nécessaire à l’action publique. Pour réfléchir sur les transformations récentes de l’enseignement professionnel en France, le détour par l’étranger conserve sa vertu heuristique.…