Dans ce collège, l’intervention en classe d’un assistant pédagogique auprès d’un professeur concerne 10 % des heures de cours, dont plus de 20 % sur le seul niveau 6e. Que s’y passe-t-il ?
Pas de projet d’établissement et pédagogique qui ne comporte désormais une dimension expérimentale ou innovante. En faire des actions effectivement utiles aux apprentissages des élèves n’est pas aisé.
Que se passe-t-il lorsque deux enseignants interviennent ensemble pour encadrer les activités des élèves ? Des dispositifs à imaginer, et aussi des occasions de discuter de la réalité du travail.
Accompagnés par leur professeur référent, des élèves de 6e reviennent apporter leurs connaissances et leur savoir-faire aux questionnements des élèves de CM2.
La démarche de l’éducation prioritaire renonce au principe de « faire la même chose pour tous ». Comment aller plus loin dans cette logique, pour ce qui est des pratiques des enseignants, mais également des contenus enseignés et de leurs modalités d’évaluation ? La démarche de l’éducation prioritaire renonce au principe de « faire la […]
Pour un professeur, devenir coordonnateur de réseaux de réussite scolaire signifie passer du huis clos de la classe au monde ouvert et complexe du système éducatif : comment mettre en relation, ajuster les actions des différentes institutions et partenaires intervenant auprès des enfants ? La mission de coordonnateur m’était mystérieuse, j’y ai postulé […]
Que se passe-t-il lorsque deux enseignants interviennent ensemble pour encadrer les activités des élèves ? Des dispositifs à imaginer, et aussi des occasions de discuter de la réalité du travail.
Présentation d’un dispositif qui permet, avec des professeurs référents, de varier les modalités de regroupement d’élèves, et donc les temps et situations d’apprentissage.
Comment les écoles et le collège d’un quartier dont l’image encourage les évitements se battent pour donner toutes leurs chances de réussite à des enfants et des familles qui ont beaucoup de raisons de croire qu’ailleurs, c’est mieux.
Prendre une place de professeur référent n’est pas simple lorsque l’initiative de l’institution est à la fois mal organisée et mal perçue par les acteurs de terrain. Alors, il faut y aller à l’énergie.
Le passage de l’école primaire au collège est un thème pédagogique obligé, en particulier en éducation prioritaire. Peut-il être plus que cela ? Comment rendre efficace un travail collectif sur cette question ?
Les relations avec les partenaires sont aussi une question d’engagement et de valeurs des acteurs. Quand il n’en reste plus que de la prestation de services, quelque chose est cassé.
Dans ce réseau Éclair, dans le contexte d’une réflexion sur l’utilisation du livret personnel de compétences, sur l’articulation entre programmes et socle, une idée forte s’est imposée : c’est sur les modalités d’organisation des classes et de l’emploi du temps qu’il est possible d’agir.
L’éducation prioritaire, c’est aussi de multiples intervenants disponibles pour accompagner des jeunes qui mettent à l’épreuve les cadres éducatifs ordinaires.
Comment tisser des liens avec ces familles sans verser dans les leçons à donner ou dans des raccourcis souvent réducteurs, plaquant des généralités sur un territoire ou un public donné ?
Les secteurs en éducation prioritaire sont des lieux où, plus qu’ailleurs, les professionnels doivent être en alerte contre les discriminations que peuvent subir les élèves et qu’eux-mêmes peuvent contribuer à produire. Examen de pratiques typiques dans les processus d’orientation.
L’échec scolaire : la faute aux difficultés sociales, à la différence de culture, au manque de suivi des parents ? Ou bien à la façon dont l’école traite différemment ces enfants ?
Étude de cas : vu d’un même collège, avec politique de la ville ou sans. Une évaluation in situ.
Octobre 1977. Tout le monde le sait, les Zep (zones d’éducation prioritaire) sont un enfant du changement de 1981. Le terme et le concept n’ont pas surgi de nulle part. Alain Bourgarel en a dressé la généalogie
En juillet 2012, un colloque sur le temps et la mémoire dans l’œuvre d’Annie Ernaux a eu lieu dans le cadre prestigieux et splendide du centre de Cerisy-la-Salle, en présence continue de l’auteure. Jean-Michel Zakhartchouk y était invité.
Les stéréotypes sexistes contribuent avec force à tendre les relations dans la classe : ils véhiculent une vision péjorative des filles comme des garçons, justifient des formes de domination des uns sur les autres. Ce n’est pas que le calme de la classe qui est en jeu, c’est une exigence démocratique que de les refuser.
Faire classe est toujours une épreuve différente selon les contextes. Une solide expérience avec certains élèves ne garantit pas la réussite avec d’autres. Changer de classe, c’est toujours changer de pédagogie.
Assurant difficilement l’intégration des jeunes dans la société et en particulier dans le monde professionnel, l’école italienne doit faire face à la défiance des familles, des élèves. Les réponses proposées sur le plan des méthodes et de l’organisation des apprentissages renvoient à des conceptions différentes de ce qu’on attend de l’école.
Les heures d’aide instituées à l’école primaire ont-elles incité à renoncer à des pratiques de différenciation en classe entière ? À regarder de près les pratiques, la réponse ne peut être que nuancée.
Comment favoriser les cheminements individuels dans une communauté de savoirs ? Si l’idée de différenciation consiste à créer les conditions pour que chaque élève apprenne, alors la pratique des échanges de savoirs est une belle expérience de pédagogie différenciée.
Un panorama de toutes les pratiques possibles pour éviter l’uniformité d’un discours professoral dans la classe, pour ouvrir des pistes possibles pour apprendre par tous les moyens.
Toujours la même chose : un temps de recherche suivi d’un temps de formalisation. Chaque fois une chose différente : des notions que chacun s’approprie à son rythme, des stratégies que chacun peaufine au fil du temps.
La pédagogie différenciée, c’est parfois la prose de M. Jourdain : mine de rien, tout le monde en fait ; c’est parfois le Graal de l’éducation : les pédagogues les plus chenus cherchent encore.
Que proposer à des élèves maitrisant mal la langue française lors de séances au CDI où il s’agit de travailler des compétences documentaires complexes ?
Un objet culturel aussi complexe qu’un calligramme d’Apollinaire offre de multiples entrées pour des activités d’apprentissage, sans oublier le plaisir d’agencer les mots et les formes.
Les classes d’accueil ne regroupent que des élèves arrivés récemment en France, et donc ayant beaucoup à apprendre de la langue, et du reste. Ça n’en fait pas pour autant des classes homogènes, et il y faut beaucoup de savoir-faire pédagogique pour gérer les différences.
Dispositif Le reproche souvent fait à la pédagogie différenciée est sa lourdeur de mise en œuvre pour l’enseignant. Cela peut l’être, en effet, si l’on est très ambitieux. Les moyens pour ne pas s’épuiser sont du côté du réutilisable (des fiches d’aide par exemple) et du mutualisable (créer et échanger ses séances avec d’autres collègues). […]
Une fois en classe ordinaire, les élèves dont la langue maternelle n’est pas le français demandent évidemment une attention particulière. Une évidence qui invite à élaborer des réponses valables pour tous.
On conçoit facilement les difficultés qu’il peut y avoir à différencier dans l’enseignement supérieur, où la pédagogie en général n’a guère de place. Là comme dans le secondaire, c’est affaire de dispositifs, mais aussi de conception de l’enseignement.
Même confronté à des difficultés aussi spécifiques que la surdité ou la dyslexie, on peut s’appuyer sur ce que l’enfant sait faire ou peut faire au lieu de se focaliser sur ce qui lui pose problème, exploiter ce qui rassemble et non ce qui sépare pour atteindre un objectif commun.
Plutôt que de chercher à s’adapter aux spécificités perçues ou supposées des enfants, les enseignants doivent être capables d’analyser ce qui renforce ou atténue les différences dans leurs pratiques, dans l’approche des contenus enseignés, d’identifier les obstacles dans l’appropriation des connaissances.
La tentation est parfois grande de ne proposer aux élèves que des activités qu’ils réussissent, qui les occupent, au détriment de savoirs plus exigeants. Mais il y a aussi parfois des postures ambitieuses qui les égarent dans la complexité des apprentissages.
Présentation de différents dispositifs, agençant temps individuels et temps collectifs, pour introduire progressivement chacun dans le monde étrange de l’écriture.
Que proposer à des élèves en grande difficulté de compréhension de ce qu’ils lisent ? Présentation d’un travail spécifique à leur intention, sur un temps dédié.
«Mobiliser des ressources » : vaste objectif, face auquel les lèves sont très inégaux. Un exemple de dispositif pédagogique en technologie pour accompagner chaque élève confronté à une situation complexe.
Construire des compétences implique de prendre en compte les élèves tels qu’ils sont et non selon ce qu’ils devraient être, dans leur diversité et donc en rompant avec une logique de l’uniformité. Se pose alors la question des seuils à atteindre par les uns et les autres, ou bien par tous, dans la maitrise d’une compétence.
Selon que vous soyez en connivence, ou pas, avec la culture scolaire, on ne pourra exiger la même chose de vous. Comment ne pas, ou pas trop, en rabattre dans un collège de l’éducation prioritaire ?
Démarrer l’année scolaire en répartissant deux classes par groupes de niveaux homogènes, pour mieux revenir ensuite en classe hétérogène : une organisation du travail qui met à profit les ressources du collectif, pour les enseignants comme pour les élèves.
Pour trouver des réponses adaptées aux besoins des différents élèves à l’échelle d’un établissement, il ne faut pas hésiter à faire évoluer les structures ordinaires, sans se contenter en tout cas de renvoyer la gestion des différences à la seule pédagogie de l’enseignant dans sa classe.
Le traitement des différences entre élèves a longtemps été géré par leur répartition dans des structures différentes, le certificat pour les uns, le bac pour les autres. À présent qu’ils sont, en principe, dans un même système éducatif, c’est la structuration du travail dans la classe qui doit évoluer pour que chacun apprenne.
L’intégration d’élèves à besoins particuliers dans les classes est souvent l’occasion de mettre en place des pratiques de co-intervention entre un enseignant ordinaire et un autre spécialisé. Quelques études, au Québec et en Belgique, proposent de premiers bilans, qui incitent à généraliser ce type de dispositif.
L’enseignement des langues vivantes évolue de la classe ordinaire vers d’autres dispositifs, plus adaptés aux compétences des élèves : comment éviter une approche trop restreinte à des groupes de niveaux ?
Préparer un cours, c’est aussi prévoir les difficultés qui vont se poser pour tel ou tel élève. Alors pourquoi ne pas le préparer avec eux, dans une démarche de prévention plutôt que de remédiation ?
Renoncer à constituer des paquets d’élèves en fonction de leur âge, à les soumettre à des enseignements disciplinaires émiettés en briques horaires, pour suivre des programmes établis sans lien avec leurs intérêts ou leurs besoins, c’est ouvrir de larges perspectives de différenciation. C’est aussi inviter à un autre regard et une autre considération des différences entre élèves.
Dans le département de la Réunion, l’échec scolaire est fort et c’est déjà les premières années qu’il faut certainement agir. Alors que la question de l’âge pertinent pour entrer à l’école maternelle est relancée dans notre pays, il est intéressant d’aller voir du côté des classes passerelles. Deux voix nous présentent l’expérience pionnière de la Rivière des Galets, dans la ville du Port, sous l’impulsion de l’IEN Jean-Paul Burkic. Avant une extension souhaitable et souhaitée.