Deux maitres dans la classe

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L’intégration d’élèves à besoins particuliers dans les classes est souvent l’occasion de mettre en place des pratiques de co-intervention entre un enseignant ordinaire et un autre spécialisé. Quelques études, au Québec et en Belgique, proposent de premiers bilans, qui incitent à généraliser ce type de dispositif.

L’introduction du coenseignement au sein des classes régulières est relativement récente. Elle est favorisée par le développement de l’inclusion en enseignement ordinaire des enfants à besoins spécifiques (handicap, troubles ou difficultés d’apprentissage). En effet, nous constatons que le rôle de l’enseignant spécialisé (qu’on nomme au Québec orthopédagogue) s’est graduellement élargi, allant vers une collaboration de plus en plus étroite avec l’enseignant ordinaire. Alors que le travail orthopédagogique était auparavant perçu comme une différenciation accordée à l’extérieur de l’école ou de la classe ordinaire, il s’effectue maintenant de plus en plus au sein même du groupe-classe. Ce type de dispositif utilise ainsi les ressources autrefois attribuées aux dispositifs de différenciation institutionnelle comme les classes spéciales, pour mettre en pla…

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