Thématiques & dossiers
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Quand j’étais petite, j’ai eu une professeure en CE1 (second grade aux États-Unis) qui m’a beaucoup influencée. Elle s’appelait madame Armstrong. Je me souviens d’un jour en particulier, où elle a dit qu’on passerait tout l’après-midi à ranger la salle de classe. On était vraiment déçu. « Mais pourquoi madame ? » Elle avait répondu qu’il y a […]
Jean-Pierre Klein revient sur « l’art qui permet de dépasser les conflits internes et externes » et sur l’importance du fait artistique chez les enfants et les adolescents en difficulté.
Nantes, 7 décembre 2016. Les adhérents du CRAP-Cahiers pédagogiques de l’académie ont organisé une conférence avec Daniel Favre, dont le dernier ouvrage est livre du mois dans ce numéro. Récit enthousiaste par l’une des organisatrices de l’évènement.
L’art et la culture comme voie d’émancipation d’un jeune en situation de handicap : Drystan grandit avec le théâtre, comme en témoignent les personnes qui l’ont accompagné, stagiaires, acteurs, professionnels : Robin Renucci, Nadine Darmon, Serge Lipszyc et Serge Nicolaï.
Où l’auteur, enseignant et musicien, nous montre que lier sciences et arts permet toujours de donner un sens au monde.
Le Rapport annuel 2015 des inspections générales de l’Éducation nationale et de la Recherche, paru en décembre 2016, est consacré à l’innovation et l’expérimentation et leur incidence sur l’évolution du système éducatif. Se voulant à la fois état des lieux et outil de réflexion, ce rapport s’attache à définir ce que sont l’innovation et l’expérimentation, rend compte d’exemples d’innovations et d’expérimentations observées sur le terrain et cherche à déterminer leur incidence sur l’évolution du système éducatif.
Depuis l’introduction des démarches d’investigation dans les enseignements scientifiques, des manuels scolaires de sciences physiques et chimiques proposent des exercices d’application du cours labellisés « démarche d’investigation » ou « situation problème ». L’auteur nous montre comment les auteurs de ces ouvrages utilisent ces labels et nous invite à une réflexion sur leurs définitions.
Pas toujours facile d’accompagner à la démarche d’investigation un élève désorganisé. Un accompagnement efficace ne passerait-il pas par un accompagnement à l’organisation de la pensée ?
L’organisation du collège en cycles pose de nouvelles questions par rapport à l’évaluation des compétences. Comment donc évaluer autrement dans le cadre d’une réforme qui insuffle des changements, dont l’écriture curriculaire des programmes ?
Des élèves de seconde se placent en tant que chercheurs pour expliquer l’envahissement de la baie de Saint-Brieuc par des algues malodorantes et organisent le travail pour une efficience optimale. Ils envisagent leur travail en fonction des compétences qu’ils souhaitent mettre en avant en première ou en terminale.
Une relecture du dossier qui vise à établir les invariants reliant les articles : développer une attitude soucieuse de problématisation, accorder toute son importance à la confrontation des idées, interroger ce qui est découvert, s’enrichir de l’interdisciplinaire, référer ce qui est investigué et découvert en classe.
Peut-on compter sur la vocation pour recruter les futurs enseignants exerçant en France ? Il semblerait que oui, selon le rapport du Cnesco (Conseil national de l’évaluation du système scolaire) rendu public le 7 novembre dernier. Peut-être vaudrait-il mieux compter aussi sur une solide formation, initiale puis continue.
Deux tables rondes et cinq ateliers sur une journée, pour faire un bilan de la refondation de l’école engagée en 2012 et tracer des perspectives, ou peut-être des lignes jaunes au-delà desquelles le retour en arrière serait dangereux ou catastrophique.
Les représentants des pays d’Europe et d’Amérique du Nord se sont réunis fin octobre au siège de l’Unesco, à Paris, pour faire le point un an après l’adoption de l’Objectif de développement durable pour l’éducation des Nations Unies.
Connue comme chef de service de la Maison de Solenn, psychiatre d’enfants et d’adolescents, psychanalyste, Marie-Rose Moro est le chef de file actuelle de l’ethnopsychanalyse et de la psychiatrie transculturelle en France. Une interlocutrice autorisée, donc, pour aborder le rapport à l’école des enfants issus de l’immigration.
Disons-le tout net : oui, il faut prolonger l’instruction obligatoire à 18 ans. Parce que la complexité du monde exige de chacune et de chacun un haut niveau de formation. Parce que l’accès à l’abstraction est devenu indispensable pour faire face aux enjeux personnels et professionnels de la modernité. Parce que la pratique de la pensée […]
« Faut vraiment travailler avec elle ? Dans ma classe ? Mais qu’est-ce que je vais faire, moi, du maitre supplémentaire ? » Cette interrogation d’un professeur des écoles, qui devait intégrer à sa pratique professionnelle le dispositif « Plus de maitres que de classes », reflète celle de bien d’autres enseignants, entre crainte et envie. Qu’en ont-ils fait ?
Et si le « sang impur » de notre hymne national n’était pas celui que l’on croit ? Certains pensent, comme moi, mais sans preuve, que ce sang n’est pas celui de l’ennemi, le sang pur des exilés, sang bleu de la couleur dont on revêtait les fauteuils des opéras de l’Ancien Régime ; non, c’est le […]
Quelles pourraient être les finalités de notre école si nous décidions de faire des choix clairs ? Le récent rapport de France Stratégie Quelle finalité pour quelle école ? s’essaye à envisager les avantages et inconvénients des différentes options. Entretien avec Son-Thierry Ly, l’un des auteurs du rapport.
C’est à l’école que les enfants et les adolescents sont confrontés à deux grands principes de justice : à priori, ils doivent être traités comme des égaux soumis aux mêmes règles, mais ils doivent aussi y être différenciés en fonction de leur mérite.
Au Chili, la liberté d’enseignement est un droit. L’État est le garant de la liberté de l’offre éducative et de la liberté des parents de choisir une école pour leur enfant. Mais cela ne favorise pas pour autant une diversification de l’offre pédagogique.
Est-ce que le postulat d’éducabilité ne finit pas parfois, dans certains cas, par confiner à l’acharnement? Y a-t-il des limites à poser aux difficultés, voire à la souffrance, que l’on occasionne aux enfants pour leur faire faire des progrès, parfois hypothétiques?
La discussion à visées démocratique et philosophique (DVDP) est le dispositif mis en œuvre de façon privilégiée par Michel Tozzi pour pratiquer la philosophie avec les enfants et dans la cité. Nous avons sélectionné quelques passages, en encadrés ci-dessous, d’après des transcriptions de discussions menées dans des classes de CM2 et de CP.
À partir de résultats d’enquêtes, Éric Debarbieux nous propose un état des lieux des situations et des analyses sur l’utilisation des punitions (notamment les exclusions) et le sentiment de justice ou d’injustice qu’elles génèrent. Il nous invite ainsi à réfléchir sur l’articulation entre pratiques punitives et climat scolaire.
L’auteur nous propose quelques éléments de réflexion sur « la croyance dans un monde juste » à l’école, en s’appuyant sur les développements des travaux du psychologue social Melvin Lerner et ceux de Lyda Lannegrand-Willems, qui a importé le concept dans le domaine de l’école.
Récit d’une expérience de partenariat entre l’école et une association de juristes menée depuis trois ans en lycée professionnel, en Seine-Saint-Denis.
Alan Lenglet est l’un des membres fondateurs de « De l’autre côté de l’école », première école secondaire Freinet en Belgique francophone. Il nous propose un focus sur une nouvelle école secondaire Freinet bruxelloise, s’attachant depuis sa position de chercheur-observateur à montrer la mise en œuvre, la gestion, la manière d’envisager la discipline.
Une interview de Véronique Bavière qui assure la direction, depuis treize ans, d’une école du quartier de la Goutte d’Or à Paris. Elle témoigne de la pratique de son équipe à l’origine des Ateliers de réflexion réparation qui ont essaimé dans plusieurs écoles (cf. témoignage de Christelle Nayrolles en ligne).
Quel maitre est capable de s’appliquer les règles de justice qu’il a instaurées ? Ce serait sans doute un premier pas vers moins de colère faisant obstacle aux apprentissages. Dans ce témoignage, nous voyons comment sont mis en actes les outils issus de la pédagogie coopérative et le plaisir d’enseigner qui en résulte.
Les enquêtes PISA, outre une évaluation des acquis des élèves, abordent d’autres dimensions de leur scolarité, comme ici la qualité des relations entre élèves et enseignants. L’auteur propose une analyse de ces résultats propre à éclairer notre action de pédagogue.
La question de la justice interroge l’école de manière plus insistante depuis que les enquêtes internationales ont pointé le système scolaire français comme particulièrement inégalitaire. L’auteur de ce texte, personnel de direction, questionne les responsabilités de l’école dans la fabrication de l’injustice et propose des pistes aux acteurs.
Danièle Théléus accompagne les élèves et leurs parents en conseil de discipline ou en appel si nécessaire. Elle siège également en commission d’appel de 3e et accompagne les familles qui font appel. Son expérience lui fait porter un regard très critique sur l’institution qui, malgré l’excellence des textes règlementaires qu’elle produit, continue d’agir comme s’ils n’existaient pas.
Pierre Chalier, qui produit quelques chroniques sur le blog de Laurent Mucchielli et contribue à la revue Le Journal du Droit des Jeunes, nous propose de jeter un regard sur la confusion qui règne à l’école dans son rapport au droit.
L’auteure, professeure principale de collège, témoigne de la mise en place d’un dispositif visant à améliorer les relations dans la classe en facilitant une expression organisée de la parole des élèves.
L’auteur montre ici, reprenant la notion de justice dans sa polysémie (valeur morale, justesse des évaluations, notion centrale du droit ou encore instance démocratique dans l’institution judiciaire), les multiples implications de ce qui se joue à l’école du fait du non-respect des principes de droit élémentaire à ses différents niveaux.
À partir d’un extrait de film mettant en scène un moment de vie de classe, Sylvain Connac spécifie les rôles bien différents qu’ont à tenir élèves et enseignants, pour analyser ensuite ce qui doit se passer et avec quelles règles pour que la classe se fasse.
L’auteure témoigne de la démarche qui l’a conduite à modifier ses modes d’évaluation. Les paroles d’élèves qu’elle a recueillies, visibles dans cette partie, illustrent son propos ainsi que l’interview du principal de son collège, engagé dans la même réflexion, qui fait suite à cet article.
Nadia Voillequin, engagée dans une démarche d’évaluation qui se veut moins injuste, a posé quelques questions à Xavier François, principal du collège où elle exerce, convaincu lui aussi de la nécessité de changer les pratiques.
Que signifie le fait d’être juste envers tous les élèves ? Si l’enseignant ne crée pas d’injustice, est-il juste pour autant ? Comment agir de sorte que tous les élèves ne ressentent pas, à un moment donné, de l’injustice, néfaste aux apprentissages ?
Nous sommes aux rencontres du CRAP-Cahiers pédagogiques, fin aout, près de Lorient. Les utilisateurs de Twitter, présents ou non, ont recours à un mot clé pour suivre le fil de ces rencontres. Et soudain, des intrus s’incrustent, moqueurs et parfois même franchement agressifs. Récit.
Avec 250 élèves du niveau primaire à gymnasial (équivalent du collège), l’école de Jurilovca, au bord de la mer Noire en Roumanie, nous ouvre ses portes. Entretien avec Vasile-Marcel Stoenica, professeur de géographie, accompagné par la principale Sofica Belu.
« Certains pensent qu’ils font un voyage. En fait, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait. » L’usage du monde, Nicolas Bouvier
Tous les enfants arrivant à l’école maternelle sont-ils en capacité d’entrer dans les apprentissages ? Quel travail l’enseignant conduit-il pour les y amener ?
« Les élèves ont peur de faire faux ! Et les enseignants corrigent les fautes ! » On voit là une image de l’erreur à traquer dans le travail scolaire ! Mais au sein des pratiques de la classe, l’enseignant peut donner à l’erreur ses lettres de noblesse.
Scolairement, le plaisir est très peu envisagé comme une fin. Son double caché, la prise de risque, l’est encore moins. Le public d’élèves d’enseignement général professionnel et adapté (EGPA), dans la grande majorité, ne s’engage que si ces deux conditions sont réunies, car elles sont pour eux indissociables.
En milieu universitaire, les enseignants se plaignent souvent de la passivité et du manque de motivation de leurs élèves. Comment profiter de la première séance pour déclencher leur intérêt ? Le récit avec des étudiants de deuxième année en sciences économiques.
« Comment arriverai-je à motiver les élèves ? » Cette question constitue souvent la première préoccupation des stagiaires professeurs des écoles, lorsqu’ils effectuent leurs premiers essais face à un groupe classe.
Avant d’envisager des remédiations dans un contexte éducatif, il est nécessaire d’avoir des clés, venues notamment de la psychologie cognitive, pour comprendre de quoi est fait l’ennui, ses différentes dimensions et les variables qui le différencient.
Dans le cadre de leurs fonctions d’appui au système éducatif agricole, les auteurs ont été amenés à conduire une recherche-action baptisée « ancrochage scolaire ». Elle faisait suite à un projet de lutte contre le décrochage scolaire dans l’enseignement agricole qui avait mis en lumière que, finalement, les élèves des lycées agricoles décrochent peu ou plutôt moins que dans d’autres secteurs de l’enseignement professionnel.
Le Microlycée de Sénart (MLS) est un établissement expérimental qui accueille quatre-vingt-dix jeunes de 17 à 26 ans souhaitant reprendre leur scolarité en lycée après une période d’arrêt plus ou moins longue. Il est né en 2000 à partir du projet d’une équipe d’enseignants.