Thématiques & dossiers
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Une thématique, des regards croisés
Entre analyses de chercheurs et témoignages de classe, trouvez les clés pour relever les défis de l'école d'aujourd'hui.
Le projet de notre classe est né d’un voyage pédagogique en Finlande fin 2012. Nous avons souhaité nous inspirer de ce système éducatif pour répondre à nos besoins spécifiques. Les cinq axes du projet sont ainsi définis : organiser un véritable travail d’équipe, améliorer le suivi des élèves, repenser le temps scolaire, améliorer le cadre spatial et dynamiser notre pédagogie.
Le programme de CAP en français demande aux enseigner d’inviter les élèves à parler d’eux-mêmes. Oui d’accord, mais parler d’eux à qui ? Au professeur ? À un ami ? Mais c’est le professeur qui va le lire !
Depuis plusieurs années, il existe un partenariat entre une école maternelle, le lycée professionnel et la maison de retraite d’Altkirch. Les projets qui en découlent évoluent au fil du temps, prennent des formes plurielles selon les personnes ou professeurs qui s’y investissent. Ils impliquent une source de créativité dans le construire ensemble.
Quand des lycéens trouvent dans l’organisation d’une ville virtuelle de multiples occasions de s’exprimer en anglais et de construire leurs compétences langagières.
Enseignante à Rome dans une école maternelle Montessori, confrontée à l’ennui des petits élèves, l’auteure propose une réponse fondée sur le partage de l’initiative et de la culture.
Le lycée professionnel, un lieu souvent perçu comme difficile où l’accompagnement est important. Pour s’engager, le jeune doit juger que la balance cout (travail)-bénéfice (plaisir) offre une plus-value.
Un témoignage sur un projet d’école particulièrement vivant, centré sur l’amélioration de la maitrise des langages et la relation avec les familles.
La coopération est l’avenir de l’école : elle aide les élèves à mieux apprendre et à développer des capacités altruistes, nécessaires à l’élévation de la personne et du monde dans lequel elle évolue. En l’organisant, les enseignants proposent aux élèves un partenariat pour agir ensemble face au défi des apprentissages.
C’est pour répondre aux injonctions officielles (qui insistent sur le rôle important des travaux individuels de rédaction et sur la nécessité d’entrainer les élèves de collège à la rédaction de solutions d’exercices dont l’étude a été engagée en classe), mais aussi pour convaincre les élèves que les mathématiques ne se réduisent pas à ce qu’on leur apprend qu’il est venue à l’auteur l’idée de proposer à ses élèves un exercice collaboratif.
Une situation déclenchante que l’on peut proposer à des élèves pour les amener à s’investir dans les activités de classe.
C’est chez eux que se trouve le secret pour embarquer toute une classe vers le plaisir d’apprendre et tous les professeurs vers le plaisir d’enseigner.
Comment passer du risque de galérer au désir d’embarquer ? Le cursus ALO, qui doit son nom à un module hebdomadaire d’une heure en demi-classe (atelier langue et orientation), semble y parvenir. Après une année, les sortants ont massivement voulu poursuivre l’expérience en 4e, imités par des élèves d’autres classes !
Enseignants en musique, les auteurs nous font partager leur expérience pour embarquer les élèves avec leur discipline.
La discussion à visée démocratique et philosophique en classe est une façon d’embarquer les élèves, parce qu’ils adviennent au statut d’interlocuteur valable, facteur essentiel de motivation.
Pour embarquer ses élèves dans les apprentissages, on peut utiliser des fils rouges, des projets transversaux déclinés sur l’année auxquels se rattachent bon nombre d’apprentissages. L’un d’eux est le journal de la classe.
Dans l’imaginaire collectif, les mathématiques et la rigueur qu’elles induisent sont synonymes d’ennui, de dur labeur, voire de souffrance. Au collège Lucie-Aubrac de Dunkerque, les enseignants de mathématiques ont réfléchi à un moyen à la fois d’anticiper les difficultés et de rendre le travail plus ludique, moins rébarbatif.
Malgré leur banalisation, les études demeurent et sont peut-être de plus en plus une aventure. L’école est en effet, pour beaucoup d’élèves, un ailleurs, promesse de découvrir des rades inconnues mais, hélas aussi, risques de naufrage. À partir d’une enquête récente, sont proposées quelques clés d’analyse susceptibles d’aider à comprendre en quoi il peut être si difficile d’apprendre à l’école, mais aussi ce qui peut équiper les élèves et sécuriser leurs parcours.
Dans cet établissement, les enseignants se sentaient infantilisés par l’évaluation annuelle et avaient perdu toute confiance en un système qui provoquait de la souffrance au travail. Depuis, des visites à visée formative, toujours liées à un système de notation mais sans conséquence pécuniaire, ont été introduites. L’occasion d’observer si la coévaluation entre enseignants favoriserait un meilleur apprentissage du métier.
Quand les enfants venus d’ailleurs promeuvent les valeurs de la République, à leur manière, avec ce qu’il faut d’interdisciplinarité et de créativité.
Description d’une séance d’écriture longue d’une durée de cinq semaines avec une classe de 6e autour de la rédaction d’un conte illustré en arts plastiques.
Changement de programme, changement de manuels. Les maisons d’édition submergent les enseignants de spécimens. L’énergie des professeurs s’investit dans le choix : il faut bien faire ses cours ! Ils sentent bon le papier neuf, sont richement illustrés, mais ils ressemblent furieusement aux précédents et sont élaborés dans la précipitation ? Ce sont les collectivités […]
Janvier 1992. C’est l’hiver. Ni chaud ni froid, pas même pluvieux. En attendant, sans véritable enthousiasme, les JO d’Alberville qui auront lieu en février, on peut toujours aller au cinéma où sort le dernier film de John Carpenter, Les Aventures de l’homme invisible. Mais aller voir un homme invisible, bof. Autant s’intéresser au ministre de […]
Laurent Wauquiez, nouveau président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, a-t-il décidé que sa région ne soutiendrait plus les dispositifs de prévention et remédiation du décrochage scolaire ?
Le projet TransiMOOC qui a remporté plusieurs prix, dont un décerné par France Université Numérique a démarré en 2013-2014. Il a permis à environ 300 élèves de proposer des cours en ligne pour d’autres jeunes essentiellement sur l’Ile-de-France et la région Midi-Pyrénées.
émoignage d’un participant de cette belle manifestation qu’a été la première Biennale internationale de l’éducation nouvelle. Plus de 300 participants, cinquante-quatre ateliers, des tables rondes, des conférences, et beaucoup de convivialité.
Au XVe siècle, Rabelais dénonçait un modèle d’enseignement scolastique, cherchant à faire des têtes bien pleines, mais incapables de réflexion. Gargantua, fils de roi, apprend si bien les livres qu’il étudie qu’il est capable de les réciter par cœur et même à l’envers. Mais ces exercices surchargent la mémoire d’une érudition inutile et qui n’a […]
« On apprend de ses erreurs », répète l’enseignante. Les élèves ont du mal à la croire, jusqu’au jour où une tâche complexe réalisée avec l’aide de tablettes les convainc que c’est possible !
Des écoutants qui écoutent et questionnent, des exposants qui s’adressent vraiment à eux : le classique exposé magistral devient un apprentissage réel de l’oral, de la communication et de la gestion des interactions.
Comment un travail interdisciplinaire qui s’appuie, entre autres, sur des situations complexes peut aider les élèves à reprendre confiance en eux, à se remotiver dans des situations originales et à progresser ?
À l’école, on fait des tâches complexes pour préparer aux situations réelles de la vie. Mais si les élèves sont mobilisés par le but à atteindre, l’enseignant, lui, a l’œil fixé sur les apprentissages.
Faire apprendre grâce à des tâches complexes, oui, à la condition essentielle d’inclure dans l’apprentissage des moments où on prend le temps d’expliciter avec les élèves les buts poursuivis et les stratégies mises en œuvre. Sans cela, on renforce les inégalités, car certains élèves en resteront à la tâche accomplie sans accéder aux savoirs et compétences qui en sont le cœur.
L’appartenance à un collectif ne va pas de soi dans le monde de l’éducation, elle prend du temps et se fait par étapes. Le cheminement d’une équipe et les premiers résultats, encourageants, amorcent une dynamique qui implique les enseignants, l’équipe éducative, mais aussi les élèves. En quoi les effets positifs d’initiatives de formation engagent les professionnels dans une redéfinition bienveillante des attendus envers leurs élèves ?
Comment, au cours de la formation des futurs enseignants, faire passer l’idée des bienfaits de la bienveillance ? C’est parfois délicat, car il faut d’abord la faire vivre pour que le professeur puisse l’incarner à son tour.
La réforme du bac faisait partie des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Le programme indiquait : « Nous moderniserons le baccalauréat. Il y aura désormais quatre matières obligatoires à l’examen. Les autres seront validées par un contrôle continu. » Jean-Michel Blanquer a chargé l’ancien directeur de l’IEP (Institut d’études politiques)-Lille, Pierre Mathiot, d’une mission d’étude sur ce sujet. Il doit rendre un rapport en janvier 2018. Le ministre tranchera ensuite. Même si quelques-unes des pistes ont fuité, en l’absence du rapport complet on se gardera de commenter. On peut en revanche essayer de voir quels sont les enjeux d’une telle réforme. Il y a de bonnes et de mauvaises raisons de réformer le bac.
Juillet 1949. Tandis que Luis Mariano chante « c’est magique », l’Assemblé nationale ratifie le traité de l’Atlantique Nord. Celui-ci participe de la politique d’endiguement par les États-Unis qui craignent qu’après les pays d’Europe centrale et de l’Est, certains pays d’Europe de l’Ouest basculent dans le camp soviétique. Cela entrainerait l’ensemble des pays d’Europe occidentale, comme […]
Des professeurs qui s’impliquent dans les études du soir : l’expérimentation menée depuis un an dans un établissement situé dans un réseau prioritaire renforcé en Polynésie engendre une meilleure prise en compte des besoins de chacun et le maintien d’un niveau d’exigence propices à la réussite de tous.
Tout va trop vite de nos jours, ma brave dame ! En ce qui me concerne, je ne sais pas où j’ai bien pu mettre mon mois d’octobre, pas plus que mon mois de novembre. Je ne sais vraiment pas où ils sont passés. Je ne suis même pas sûre de retrouver la totalité de mon […]
Face aux élèves en situation de handicap, une sollicitude trop appuyée peut paradoxalement empêcher les apprentissages. Leur faiblesse présumée les dispose parfois à un enseignement insuffisamment exigeant, et, au final, discriminant. Plaidoyer pour une bienveillance émancipatrice.
Quand on a tout quitté, fui l’oppression et la guerre, le chemin de la reconstruction passe par l’intégration dans le pays d’accueil et l’accès à sa langue. Si la soif d’apprendre est bien réelle chez les réfugiés, la procédure de demande d’asile, souvent une longue attente sans repères, n’est pas propice à la motivation. Des associations accompagnent ces réfugiés dans leur apprentissage de la langue française et leur insertion. Mais la position des bénévoles, entre empathie, tolérance et exigence d’assiduité est parfois difficile à tenir. Un pas de côté pour mieux comprendre quels enjeux se nouent autour du couple bienveillance-exigence.
Dans ce collège, classé en réseau d’éducation prioritaire, cinq classes de 5e ont travaillé sur un EPI (enseignement pratique interdisciplinaire) autour des biopiles, en lien avec un chercheur en physique et avec l’aide de la Fondation la Main à la pâte. Où l’on voit tout ce que l’interdisciplinarité apporte aux apprentissages.
Comment réussir à engager des collégiens dans une séquence d’EPS exigeante physiquement ? Grâce à une gestion efficace des individus et des groupes reposant sur l’entraide et la coopération, sous l’attention d’un professeur qui veille à baliser le travail, qui encourage l’investissement de tous et s’assure du bon déroulement du projet.
Impulser, dans une visée démocratique et non de sélection méritocratique, révéler et accompagner l’ambition : un dispositif permet à des élèves motivés et de condition modeste, grâce à une préparation exigeante, de valoriser l’engagement pour que l’effort prenne sens, au-delà de la discrimination positive. Le programme d’études intégrées (PEI), cogéré par sept instituts d’études politiques […]
Pour faire progresser les élèves, responsabilisons-les dans leurs apprentissages, pointons leurs réussites, leur progrès mais aussi leurs échecs, non par rapport à une quelconque norme, mais à la lumière de leur propre parcours.
Il n’y a pas qu’en France qu’il est question de bienveillance, même si les mots peuvent changer d’un pays à l’autre. Un regard européen et des exemples de formations et de pratiques pour construire, au-delà de la seule amélioration du climat scolaire, un vivre ensemble harmonieux à l’école.
Depuis une petite dizaine d’années, la Chine a entrouvert la porte aux innovations pédagogiques. Dans un premier temps dédiées aux coopérants étrangers, les alternatives éducatives commencent à se diffuser dans la population chinoise, même si elles restent encore réservées à une frange de la population informée, aisée, mais aussi engagée. L’histoire de l’implantation de La petite fourmi, une école maternelle Freinet, permet d’illustrer les obstacles qui peuvent naitre de la confrontation de ces deux mondes.
Qu’est-ce que l’élève est réellement en mesure d’accomplir, en fonction de son histoire, de son développement, de son parcours ? Se mettre à sa place permet de savoir où placer les exigences de l’école, et cette idée est à la source de la confiance qu’il voudra bien placer en elle.
Celui qui parle de bienveillance, en salle des maitres et, pire encore, en salle des professeurs, s’en tire bien quand il récolte juste un haussement d’épaules. Être lucide sur ce qui engendre de telles attitudes permet de mieux comprendre les réticences au changement des enseignants.
Au-delà des idées reçues, les pratiques effectives des enseignants remettent en cause la traditionnelle opposition entre exigence et bienveillance.
Où l’on voit que la dictée peut être un exercice formateur, à condition de la transformer en vraie activité d’apprentissage, avec des perspectives de progrès. Motiver en luttant contre le découragement, concilier confiance retrouvée et exigence, et changer d’état d’esprit, afin de faire acquérir à tous les élèves l’habitude de la réflexion.
Des parcours rigoureux, patients, d’élèves pour qui l’école ne fait pas sens. Une enseignante spécialisée interroge ses pratiques rééducatives à l’aune d’une bienveillance attendue, certes, mais essentielle.