Représentations et perceptions de l’ennui chez les élèves
Avant d’envisager des remédiations dans un contexte éducatif, il est nécessaire d’avoir des clés, venues notamment de la psychologie cognitive, pour comprendre de quoi est fait l’ennui, ses différentes dimensions et les variables qui le différencient.
Dans les années 2000, en France en particulier, il était question de mieux comprendre l’ennui scolaire. En 2003, le « Conseil National des Programmes » organisait un colloque intitulé « L’ennui à l’école ». Les premières lignes de l’ouvrage issu de cette rencontre résumaient bien les enjeux : « D’une part, il y aurait une forme noble de l’ennui (…) D’autre part, le “mauvais” ennui.(…) Faut-il pour lutter contre le mauvais abolir démagogiquement le bon ? Faut-il pour pré-server le bon méconnaitre totalement le mauvais ? »1. La majeure partie des recherches sur l’ennui porte sur les collégiens et les lycéens, avec l’idée sous-jacente qu’il est brandi comme une sorte de résistance à la culture scolaire et à celle des adultes