Qu’est-ce que les élèves retiennent du cours d’histoire ? Comment les savoirs historiques sont-ils agrégés et participent-ils d’une vision de l’histoire de France, et de la France ? Réponses grâce aux récits de lycéens et de collégiens.
Qu’est-ce que les élèves retiennent du cours d’histoire ? Comment les savoirs historiques sont-ils agrégés et participent-ils d’une vision de l’histoire de France, et de la France ? Réponses grâce aux récits de lycéens et de collégiens.
Un projet de tutorat permet à des élèves de 3e, engagés auprès d’écoliers de CM2 autour de l’enseignement du génocide des Juifs, de comprendre ce que signifie le verbe transmettre. Transmettre des faits, la mémoire de ceux-ci, et mettre en lien des histoires individuelles avec l’Histoire.
De quelle manière les professeurs de lycée professionnel s’approprient-ils l’enseignement de l’histoire, au regard de la spécificité du corps des enseignants, bivalents, de lettres-histoire, et de la place que le lycée professionnel occupe au sein de l’Éducation nationale ?
N’est-ce pas du journalisme ? N’est-ce pas trop politique ? Le professeur d’histoire-géographie doit-il commenter l’actualité ? Il apparait presque comme une anomalie de confier à un enseignant chargé de rendre intelligible le passé le devoir de commentaire du présent.
Où l’on voit que faire entrer tous les élèves dans l’histoire ne nécessite pas forcément de passer par l’écrit : récit d’une expérience menée avec des élèves en situation de handicap et riche d’enseignements pour tous.
Grâce à un questionnement pertinent, les élèves sont invités à entrer dans la démarche de recherche et à approcher la réalité historique. Mais au cycle 3, apprendre l’histoire, c’est aussi l’écouter, comme une histoire.
Une approche originale et vraiment interdisciplinaire liant histoire et musique, et s’intégrant dans le tissu local, permet un enseignement renouvelé de la déportation et de l’univers concentrationnaire nazi. Parce que, contrairement aux idées reçues, enseigner les questions mémorielles est possible partout.
Accompagner les enseignants dans la mise en place des nouveaux programmes et dans la liaison école-collège, renouveler les pratiques afin de développer la recherche et l’esprit critique chez les élèves, s’appuyer sur la polyvalence des professeurs des écoles : perspectives et enjeux actuels de cet enseignement.
Enseigner l’histoire en utilisant l’étude de dossier documentaire comme support d’une enquête à traiter, avec ses indices, ses différentes pistes et sa résolution : une démarche originale, qui permet aux élèves de sortir d’une vision manichéenne des faits.
L’enseignement de l’histoire à l’école peut prendre des formes variées. Ici, la mise en œuvre de pratiques autonomes, grâce aux ceintures de compétences, assoit et consolide l’intérêt des élèves pour cette discipline. Témoignage de l’enseignant initiateur de ce cercle vertueux.
De la temporalité vécue à la perception du temps historique, la construction du temps chez le jeune enfant peut se concevoir comme une poupée russe.
Une description de la didactique de l’histoire en Allemagne permet de croiser les regards et les approches pédagogiques et de comparer les objectifs présidant à cet enseignement, en France et de l’autre côté du Rhin.
La place de l’enseignement de l’histoire dans les Cahiers pédagogiques dessine les contours de l’histoire de la discipline elle-même et de ses évolutions. 1967, 1970, 1981, 1985, 1999, 2009, et désormais 2018, autant de dossiers qui permettent de dégager un itinéraire en lien avec les interrogations du temps présent. En 1967, la discipline scolaire est aux prises […]
L’enseignant, s’il veut susciter l’intérêt, parfois modéré, de ses élèves pour les vieilles pierres, doit savoir user à la fois de science et d’artifice. Parce que faire de l’histoire, c’est tout à la fois rêver, imaginer, dévoiler, révéler.
Quelles passerelles établir entre l’enseignement du français et celui de l’histoire ? Comment tisser des liens entre la fiction et la réalité des évènements historiques ? Quand l’histoire éclaire la littérature, et quand la littérature éclaire l’histoire.
Faire entrer le dessin de presse dans la classe : pourquoi ? Comment ? Parce que le trait de crayon est un outil alternatif pour faire entrer dans l’analyse et la réflexion, parce que le dessin génère des pratiques nouvelles, parce qu’il ne laisse personne indifférent, parce qu’il offre un vrai espace à la liberté de pensée. Mais lire et comprendre un dessin de presse, cela s’apprend ! Témoignages de professeurs, de dessinateurs, récits de pratiques et bien sûr florilège de dessins !
Deux postulats : le premier est qu’un élève, comme tout être humain, génère des sons ; le second qu’une classe vivante n’est peut-être pas une classe silencieuse. Pour autant, des solutions existent pour mieux comprendre et mieux gérer ce bruit, qui semble être un élément réellement perturbateur dans le métier d’enseignant.
Attentats, exercices de confinement, alertes anti-intrusion, etc. Si l’école doit demeurer un sanctuaire pour les élèves, elle est aussi le lieu de transmission des valeurs républicaines remises en cause par les terroristes. Entre les informations véhiculées à la télévision ou sur internet et ce qu’en retiennent les élèves, l’enseignant fait parfois face à des propos virulents, auxquels il doit répondre tout en évitant les amalgames et les discriminations. Cette fois encore, la fiction littéraire peut être un biais détourné pertinent pour aborder les thèmes de la lutte contre la radicalisation, la menace terroriste ou encore l’engagement citoyen.
Formation de la personne et du citoyen, enseignement moral et civique (EMC), transmission des valeurs et principes de la République, parcours citoyen : depuis une dizaine d’années, l’éducation à la citoyenneté revient régulièrement dans les discours politiques et les réformes éducatives. Quels éclairages les recherches permettent-elles de porter sur les enjeux et les pratiques qui y sont liés ?
En maternelle, les craintes des parents sont perceptibles. C’est souvent l’épreuve d’une première séparation. Ouvrir sa classe aux familles crée des moments d’échanges et de collaboration qui explicitent les codes de l’école.
L’histoire de l’École des enfants du spectacle est une histoire particulière : du combat contre l’exploitation à une démarche élitiste mais toujours artistique, comment cette école a su construire sa spécificité de fonctionnement ? Peu connue du grand public, l’École des enfants du spectacle (collège Rognoni) est un petit collège du Ve arrondissement de Paris, […]
Est-ce qu’une pédagogie alternative, comme la pédagogie Freinet, convient aux plus défavorisés ? Inspirées par une expérimentation réussie menée dans le primaire, deux enseignantes de collège nous présentent leur expérience : fonctionnement et effets d’une telle pédagogie en milieu populaire.
Twoulipo, qu’est-ce que c’est ? C’est un ouvroir, un atelier. Pour fabriquer quoi ? De la littérature, ce qu’on lit et ce qu’on rature, des écrits courts avec contraintes. Mais ça se passe où ? Sur Twitter bien sûr ! Et avec qui ? Des classes, des élèves, des enseignants, regroupés en collectif.
Alors que l’école a vocation à être le lieu de l’épanouissement intellectuel et personnel, chaque année, près de 100 000 jeunes n’y trouvent pas leur compte et sortent du système non seulement sans diplôme mais aussi cabossés par un décrochage précoce. Et si la réponse passait par un changement de posture ?
La philo pour enfants semble bien moins encouragée aujourd’hui par l’institution. Olivier Blond-Rzewuski, qui vient de coordonner un ouvrage essentiel pour tous les praticiens de la philosophie avec des enfants, publié avec le soutien de l’Unesco, nous livre ici un plaidoyer raisonné et convainquant en faveur de ces nouvelles pratiques.
L’une des façons de travailler sur l’apprentissage du vivre ensemble au collège peut passer par le contact avec des textes. C’est ce que tente l’auteure, conseillère principale d’éducation.
Dans un village de 1 200 habitants, une bibliothèque peut trouver toute sa place et offrir aux élèves de l’école communale un contact régulier avec les livres.
Au-delà d’une apparente légèreté, la littérature jeunesse serait-elle une voie pour apprendre à devenir lecteur, au-delà des livres, du monde et des êtres ?
L’édition pour la jeunesse est en France particulièrement vivante et fait preuve d’une grande inventivité dans des genres différents, qu’il s’agisse de documentaires ou de la fiction sous toutes ses formes (poésie, album, BD, théâtre et, bien sûr, roman, nouvelle, etc.). L’école tire-t-elle parti de cette variété d’ouvrages à sa disposition ? Comment emploie-t-elle […]
Avant même la maitrise du code, des compétences lectorales peuvent se développer dès la maternelle. C’est ce que montre cet article.
Un scientifique, Jean-Baptiste de Panafieu, nous expose dans cette interview les raisons de son implication (comme auteur) dans les livres jeunesse.
Pour diminuer les inégalités d’accès à la lecture, le « sac à albums » imaginé par cette enseignante contribue à renforcer l’implication des parents dans l’apprentissage de la lecture.
Pour que la lecture offerte soit un réel cadeau pour tous les élèves, il peut être nécessaire d’y introduire quelques aménagements afin de ne pas en exclure ceux qui pourraient décrocher, faute des codes nécessaires.
Découvrir ce qu’est la traduction littéraire en travaillant à plusieurs à « s’entendre parler », pour être fidèle aux effets de la musique des mots dans le passage d’une langue à l’autre.
Faire vivre aux futurs professeurs des écoles en formation un entrainement au questionnement à partir d’un album jeunesse : une façon de les préparer à conduire avec leurs futurs élèves ce même questionnement dans le cadre de l’EMC.
Un défi lecture à partir d’une sélection de romans de littérature jeunesse, pour favoriser le plaisir de lire et s’entrainer à développer un avis critique dans des formes originales et inventives.
Favoriser la lecture dans une langue qui n’est pas sa langue maternelle peut passer par la médiation d’un ouvrage de littérature jeunesse. Mais le choix du livre est déterminant. S’il est drôle, c’est un plus !
Comment transformer un élève en lecteur grâce à la magie de la littérature jeunesse ?
Transformer des élèves éloignés de l’univers littéraire, de l’école et de l’écrit en experts de la littérature, un pari ambitieux qui passe par deux biais : le développement des stratégies de compréhension et la connaissance des grands mécanismes de création littéraire.
Des pratiques autour du livre pour créer du lien entre petits et grands.
Mai 1972. « Qui saura ? », demande Mike Brandt sur toutes les radios, relayant, sans doute sans vraiment le savoir, les interrogations des intellectuels médiatiques du moment, effrayés par les transformations de l’école de leur temps. Les polémistes réactionnaires ont alors un cheval de bataille, que l’on a pris depuis l’habitude de nommer le « plan Rouchette ». Cette commission, réunie entre 1963 et 1966 sous la présidence de l’inspecteur général Maurice Rouchette, avait produit un « projet d’instructions pour la rénovation de l’enseignement du français » qui visait à permettre « à tous les élèves » d’accéder à la maitrise de la langue et de sa lecture. De reports en reports, d’expérimentations en rapports, de projets de programmes en projets de circulaires, le « plan Rouchette » fut finalement publié en janvier 1971 et une version édulcorée votée par une nouvelle commission en décembre 1970, suivie d’une version dite « d’apaisement » en 1972. Entretemps, la « guerre du français » avait fait rage. Les Cahiers pédagogiques y ont participé. Ainsi, tandis que le dossier du mois « Lire » propose des façons de faire aux enseignants, la rubrique « Question à suivre » publie le texte dont je vous propose des extraits. Il s’agit d’une réponse à deux articles de l’inénarrable Revue des deux mondes, dont le numéro de septembre 1971 avait fait grand bruit, notamment parce que deux des principaux agitateurs de l’opposition au changement (Raymond Picard, qui titrait son article « Pédagogite », et Frédéric Deloffre) s’y étaient déchainés, étalant leur ignorance de la question et étalant leur mépris social. Mais si, il s’agit bien d’un texte qui a 45 ans, le style en témoigne, le fond est, hélas, tellement d’actualité qu’on pourrait s’y tromper ! Qui saura ? Yannick Mével
Lorsque, en fin d’année dernière, notre conseiller principal d’éducation a proposé d’expérimenter Silence, on lit ! au collège, il n’y a pas eu de franche opposition. Quelques hésitations, bien sûr, dont la plus récurrente (allait-on pouvoir terminer le programme ?), mais tout le monde a finalement adhéré assez naturellement au projet. Et puis il y a les […]
Des larmes, du chagrin, des retards, pas d’envie, des difficultés scolaires liées sans doute à… Je ne sais pas. CM1. Mes élèves sont presque aussi grands que moi, leur maitresse. Malgré tout, premier jour de classe, R. pleure. Et il n’est pas le seul. Sa maman aussi. Deuxième jour de classe, R. arrive avec quinze […]
J’ai vécu un petit moment drôle et délicieux aujourd’hui, simple et attendrissant, de ceux que j’aime partager. Nous étions en sortie pour aller au théâtre avec ma classe préférée, et dans le tramway, une vieille dame demande à une de mes élèves les plus réservées de baisser d’un ton : « Eh oh, du calme la […]
Loin d’un didactisme pontifiant, le théâtre pour la jeunesse pose des questions sur la vie et le monde, sans pour autant tomber dans le bon sentiment ou l’infantile. On aurait tort de se priver du potentiel qu’il offre. Loin d’un didactisme pontifiant, le théâtre pour la jeunesse pose des questions sur la vie et le monde, sans pour autant tomber dans le bon sentiment ou l’infantile. On aurait tort de se priver du potentiel qu’il offre.
Et si certains préjugés d’adultes étaient des obstacles dans l’accès des enfants à la lecture ? Un propos provocateur de libraire à partir de son poste d’observation : sa librairie.
Une affaire au tribunal correctionnel de Bobigny (93). L’affaire est assez simple, mais captive mes élèves de 4e d’un collège REP (réseau d’éducation prioritaire). Un jeune, que l’on nommera Jean, âgé de 22 ans, résidant à Bobigny, a réservé une chambre d’hôtel avec sa petite amie. Une dispute éclate, entrainant l’endommagement de la télé dans la […]
« Madame, Monsieur, Vous n’avez pas réalisé l’appel en ligne pour les classes qui sont indiquées au verso. Pourriez-vous régulariser cette situation au plus vite, blabla… » Au verso, le tableau récapitulatif des deux malheureux oublis d’appel de la semaine, avec la date, l’heure, la matière, le nom de code du groupe d’élèves, le numéro de la […]
Lire un roman historique, donc de la fiction, peut-il faire acquérir des connaissances en histoire ? L’auteure relate ici une expérience réussie avec des élèves de 3e.