Faire prendre l’habitude de vérifier pertinence et fiabilité des sources et de justifier ses choix, un travail de fond essentiel en histoire, aussi ambitieux que motivant.
Faire prendre l’habitude de vérifier pertinence et fiabilité des sources et de justifier ses choix, un travail de fond essentiel en histoire, aussi ambitieux que motivant.
Quand les lycéens s’emparent du micro, c’est pour débattre de questions qui les touchent et font controverse. La webradio, un outil pour libérer la parole, mais aussi apprendre à être responsable de ce qu’on dit.
Pour aller plus loin que les échanges entre collègues sur les heurs et malheurs du quotidien, un groupe d’échanges sur le lieu de travail permet, s’il est bien régulé, de s’exercer tranquillement à analyser ses pratiques.
Depuis cinq ans au moins, la pédagogie de l’esprit critique est un sujet récurrent dans ma pratique de formateur. Cela m’a permis de cerner l’intérêt, mais aussi les limites de l’autoformation dans ce domaine.
Le 28 novembre, a eu lieu à Paris la seconde conférence du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, créé il y a quelques mois, sur le thème « Métacognition et confiance en soi ». Compte rendu de quelques déceptions ou interrogations et de quelques raisons de se réjouir de ce qui a été présenté.
Le thème du complotisme et de la manipulation de l’information est devenu une préoccupation récurrente dans le monde éducatif, et l’école est sommée de traiter la question. Les « documenteurs » sont un bon support pour cela. Mais une fois n’y suffit pas.
En octobre 2015, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé le décret relatif à la mise en œuvre d’un cours de philosophie et de citoyenneté dans l’enseignement primaire et secondaire officiel, en lieu et place d’une des deux périodes (soit cinquante minutes) par semaine auparavant consacrée à l’enseignement de la religion (catholique, protestante, orthodoxe, […]
Septembre 2000. « On se fout pas mal de la morale, on sait bien qu’on fait pas de mal. » Tout le monde chante le tube de la comédie musicale Roméo et Juliette, Les Rois du monde, qui veut résonner comme une critique des puissants enfermés dans leurs conflits de pouvoir et incapables de comprendre […]
Sans dénier à l’explicitation de ses vertus indéniables, l’auteure alerte sur les dangers de la fétichiser : l’énigme, le mystère ont aussi une valeur pédagogique.
Une meilleure explicitation, à tous les parents, des enjeux d’apprentissage, des modalités de fonctionnement d’un établissement, des dispositifs de différenciation et d’orientation, peut contribuer à rendre l’école plus équitable.
Si on tire le fil de la question des consignes, on pourrait bien y voir plus clair sur les intentions de leurs concepteurs.
La formation initiale et continue pourrait être un lieu d’explicitation et d’appropriation des apports théoriques en lien avec les pratiques en classe. Témoignage d’une expérimentation autour de la lecture interprétative.
À partir d’une situation de travail sur le verbe et son sujet en CE1, l’auteure nous fait entrer dans le protocole mis en place, répété, routinisé. Un protocole qui ne se réduit pas à une mécanique puisqu’il autorise l’erreur, encourage les aides mutuelles, invite à faire équipe.
Problématiser, expérimenter, expliciter sont indispensables pour un apprentissage durable et ce, d’autant plus pour les disciplines où le corps joue un rôle fondamental. Des exemples sont donnés ici en EPS.
En classe de 2de coopérative, la question de l’explicitation s’est posée à toute une équipe, afin de lever les malentendus et de développer l’autonomie des élèves : témoignage.
L’analyse de séances de grammaire permet d’identifier, à travers différents types de cadrages des aptitudes cognitives et langagières, ce qui facilite ou fait obstacle aux apprentissages des élèves.
La nature abstraite de la musique peut rendre nécessaire d’expliciter les procédures cognitives à mettre en œuvre pour montrer aux élèves qu’ils possèdent tous des aptitudes et leur dire comment ils peuvent progresser. Un témoignage qui montre toute la difficulté de l’entreprise.
Une pratique qui s’attache à montrer, en s’appuyant sur certains acquis des neurosciences, l’intérêt d’apprendre aux élèves le fonctionnement de leur cerveau pour faciliter leurs apprentissages.
Une acculturation aux codes et aux règles propres à l’enseignement supérieur s’avère nécessaire pour faciliter le passage du secondaire à l’université.
Suffit-il d’expliciter pour que les élèves apprennent ? Les questionnements nécessaires à tout pédagogue soucieux d’explicitation ne doivent pas faire oublier l’impact de variables moins rationnelles.
Et si l’explicitation passait tout autant par le corps que par les mots ?
Comment accompagner les élèves à quitter le registre premier, qui leur est familier, pour entrer dans le registre second afin de ne pas être mis hors jeu des situations scolaires ? Un enjeu crucial pour certains élèves moins à l’aise avec les codes scolaires.
Durant deux années scolaires, Audrey Girard, professeure des écoles maitre formatrice, a ouvert sa classe de CE2 à Bruno Fondeville, enseignant chercheur, afin de réfléchir sur les apprentissages qui se jouent lors d’un moment particulier du conseil d’élèves : la résolution de conflits.
Différents témoignages d’acteurs du terrain rendent compte ici du rôle et de l’usage de l’explicitation dans le développement des capacités professionnelles des élèves et apprentis du CAP agricole, diplôme rénové et mis en œuvre à partir de la rentrée 2015.
Devenue familière dans les discours et les textes officiels, aux niveaux international comme national, la notion d’école inclusive implique une modification des systèmes éducatifs pour prendre en compte le mieux possible les besoins éducatifs particuliers de chaque élève accueilli dans la classe correspondant à son âge, quels que soient ses besoins. C’est la défense d’un droit à l’éducation qui s’applique ici, un droit individuel, mais qui doit être pris en charge collectivement. Que recouvre ce droit à l’éducation ? Dans quelle mesure les pratiques enseignantes sont-elles modifiées pour pouvoir accueillir de nouveaux publics d’élèves et apporter une réponse adaptée à chaque élève ?
Automne 1534. « Vous convient être sages, pour fleurer sentir et estimer ces beaux livres de haute graisse, légers au pourchas et hardis à la rencontre. Puis, par curieuse leçon et méditation fréquente, rompre l’os et sucer la substantifique moelle. » Rabelais s’attaque aux savoirs figés de la Sorbonne et vante dans Gargantua une éducation dont, depuis le temps, tous ceux qui cherchent les voies d’une pédagogie de l’émancipation se réclament. Jamais cette rubrique n’était remontée aussi loin dans le temps. Le lecteur attentif, voire tatillon, pourrait objecter que Rabelais n’a jamais écrit dans les Cahiers pédagogiques. Je ne cherche pas à le nier. C’est Jacques Drouet qui, en mars 1974, en proposait un pastiche à l’occasion d’une mini rencontre qui eut lieu au siège de l’association en octobre 1973 sur le thème « Autonomie des jeunes dans l’acquisition du savoir ». Pour comprendre quelque chose au propos, il faut décrypter constamment l’implicite : celui des références à l’abbaye de Thélème, celui du contexte de l’automne 73, celui de la réflexion pédagogique de ces années post68. Exercice difficile, sans doute, pour le lecteur d’aujourd’hui. Fallait-il alors retraduire ce texte dans une langue d’aujourd’hui, fallait-il signaler chaque référence, chaque allusion par une note explicative, fallait-il donner au lecteur, avant qu’il entre dans ce texte, les clés de la transcription dans « la langue de Rabelais » (du moins telle que notre auteur l’avait adaptée), pour éviter que tous ces implicites l’empêchent d’accéder à la « substantifique moelle » de la pensée de Jacques Drouet ? Les tenants d’une certaine pédagogie explicite auraient sans doute procédé ainsi. D’autres auraient choisi de faire confiance au lecteur, de l’autoriser à découvrir par lui-même quelques clés de lecture (« rompre l’os »), et même de lui permettre de renoncer à « tout comprendre » pour le plaisir de « fleurer, sentir et estimer » ce texte « de haute graisse ». Ai-je suffisamment explicité mon choix ? YANNICK MÉVEL
Jérôme Rosinski, professeur des écoles, aborde les sciences comme une porte d’entrée sur de multiples apprentissages et disciplines. Géographe de formation, il incite ses collègues à se lancer sans crainte dans une approche scientifique où l’erreur est une clé pour apprendre et la curiosité une motivation pour explorer. Portrait.
Présentation d’un concours où le plaisir de chercher et de produire n’est pas la moindre des récompenses : une enquête à la découverte de l’Antiquité et de toutes les traces qu’elle laisse dans le monde d’aujourd’hui.
Les convictions religieuses ne peuvent être qu’une affaire privée quand on découvre l’histoire du genre humain, lorsqu’on participe à des discussions à visée philosophique. Si la parole du maitre est alors essentielle, ce n’est pas pour imposer une vérité, mais pour permettre aux enfants de progresser dans l’argumentation de leur point de vue, de découvrir la laïcité comme cadre de la réflexion commune.
Mettre les élèves en recherche ou apporter des savoirs ? L’auteur de cet article propose de ne pas adopter de position dogmatique, mais de décider plutôt en fonction de chaque projet d’enseignement.
Le Cnesco a réalisé en 2018 une évaluation nationale sur l’école et la citoyenneté auprès d’élèves de 3e et de terminale. Interrogés sur leur rapport aux médias, les jeunes montrent leur intérêt pour l’actualité. Selon cette enquête, l’éducation aux médias et à l’information n’est abordée que dans la moitié des collèges et des lycées.
Au Népal, le gouvernement et les bailleurs de fonds mettent beaucoup d’espoir et d’emphase sur l’éducation professionnelle et technique, perçue comme un facteur de premier ordre pour augmenter la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée. Toutefois, la gestion de ce secteur demeure un peu floue dans un État encore fragile sur le plan politique.
L’enfant dys devient un adulte dys qui poursuit de plus en plus souvent des études longues. La présence d’étudiants dyslexiques de plus en plus nombreux impose de former les universitaires à ce trouble spécifique des apprentissages.
DECLENCHEUR. J’étais néotitulaire la première fois que j’ai recueilli la parole d’une élève victime d’abus sexuels graves. Avec du recul, je réalise que dans d’autres circonstances, j’aurais pu passer à côté de son appel au secours. Nous étions au CDI, en demi-groupe, c’était un peu avant les vacances de Noël. J’avais décidé de faire des lectures de contes avec mes 6es, les élèves étaient assis face à moi en demi-cercle et j’ai commencé ma lecture : « Il était une fois un homme qui avait sept filles. » Une petite a murmuré : « Moi je sais pourquoi il a sept filles. » Un signal d’alarme a retenti dans ma tête. J’ai demandé à ma collègue documentaliste de poursuivre la lecture et suis sortie avec l’élève. La suite, vous la devinez. L’enfant était victime d’abus sexuels. Il y a eu d’autres cas dans ma carrière, mais une constante demeure dans la libération de la parole : elle avait pour origine une lecture. Il est plus facile pour un élève de dire « ce que vit ce personnage, je le vis aussi » que de raconter son histoire directement. J’espère qu’à travers les titres qui suivent, les victimes puiseront la force de demander de l’aide et de dénoncer leurs agresseurs.
Les raisons du décrochage scolaire sont multiples, voire propres à chaque décrocheur. Plus insidieux parce qu’invisible et souvent plus précoce, le décrochage cognitif est celui auquel l’expérimentation pédagogique décrite ici se propose de remédier.
Développer ses compétences de réflexion et d’expression par la pratique de débats sur des questions socialement vives.
Comment, concrètement, évaluer trente élèves durant un débat ? Comment travailler l’oral et ses attentes avec des effectifs nombreux ? Quelle place accorder à l’oral lors des évaluations ? Voilà quelques questions urgentes laissées sur des Post-it au début d’un stage de dix-huit heures proposée au plan académique de formation de Créteil.
Différents usages de l’oral pour que l’expression « oral pour apprendre » prenne tout son sens
Des outils et des dispositifs, à l’école primaire, pour passer de l’oral à l’écrit.
Le débat interprétatif : collaborer à l’oral pour comprendre les textes littéraires.
Une construction collective du sens à partir d’une nouvelle de Maupassant en première professionnelle.
Comment faire entrer dans le langage oral et dans la langue de l’école les élèves de petite et toute petite sections de maternelle ?
Écouter, analyser, commenter : quand l’oral devient un outil pour le développement de l’esprit critique.
Les Cahiers pédagogiques ont, depuis le début de leur existence, encouragé l’utilisation du cinéma à l’école, et notre dernier dossier sur le sujet (n° 512 de mars 2014, « Quel cinéma ! ») s’inscrivait dans une longue lignée, celle de Jean Zay. Comment ne pas saluer dès lors les initiatives récentes du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée), dont l’une des missions est l’éducation à l’image ?
Les Cahiers pédagogiques ont, depuis le début de leur existence, encouragé l’utilisation du cinéma à l’école, et notre dernier dossier sur le sujet (n° 512 de mars 2014, « Quel cinéma ! ») s’inscrivait dans une longue lignée, celle de Jean Zay. Comment ne pas saluer dès lors les initiatives récentes du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée), dont l’une des missions est l’éducation à l’image ?
Écouter, analyser, commenter : quand l’oral devient un outil pour le développement de l’esprit critique. Comment mettre en œuvre dans ma classe des pratiques d’oral réflexif et comment développer l’esprit critique de mes élèves en matière d’information et de médias ? Telles étaient les deux questions professionnelles qui m’animaient au moment où j’ai conçu cette séquence […]
Comment faire entrer dans le langage oral et dans la langue de l’école les élèves de petite et toute petite sections de maternelle ?
Avec des journalistes, les élèves apprennent à faire de la radio, travaillant l’écoute et le respect en même temps que la prise de parole claire et argumentée.