Quand la lecture de Germinal en cours de français éclaire notre présent et l’actualité économique.
Quand la lecture de Germinal en cours de français éclaire notre présent et l’actualité économique.
Une mise en situation problématique.
Les périodes de formation en milieu professionnel sont au cœur de la formation des élèves de lycée professionnel et sont un facteur déterminant de leur insertion professionnelle. L’intérêt et l’efficacité des stages impliquent que les équipes éducatives mettent en place un accompagnement strict des élèves. Même si les situations concernant les manifestations des religions, des discriminations et du racisme restent peu nombreuses, il arrive qu’elles soient sources de tensions pour les acteurs de terrain. Quelles sont alors les stratégies mises en œuvre par les professionnels ?
Rudes affrontements autour des finalités de l’enseignement des SES : partisans de contenus émancipateurs contre zélateurs de l’adaptation précoce des jeunes aux lois du marché. Pas si simple, nous dit l’auteur, qui dresse cependant un portrait à charge des menées du monde de l’entreprise pour orienter les programmes et contenus de cette discipline.
Quand les collégiens travaillaient sur des projets qui leur permettaient de découvrir le monde de l’entreprise et de comprendre son fonctionnement en le vivant.
La lecture d’albums, en formation des professeurs des écoles, fait surgir les questions morales, mais quelle est la place de l’économie dans ces débats ?
La microentreprise serait-elle un moyen de faire évoluer les représentations des élèves ? On voit ici comment l’économie sociale et solidaire permet d’acquérir des connaissances sur le fonctionnement de l’entreprise et, au-delà, des compétences techniques et coopératives.
La Semaine de l’économie sociale et solidaire à l’école (SESSE) a pour but de faire connaitre ou de faire vivre les principes de l’ESS, de la maternelle au lycée. Elle est l’une des actions prévues dans l’article 2 « Sensibiliser les élèves aux valeurs de l’ESS et à la démarche entrepreneuriale dans l’ESS » de la Convention […]
Hors sujet et tout dedans, l’économie fraye avec le quotidien de l’école, s’immisce dans les décisions, les débats, les enjeux menus ou immenses. Et nos dix doigts ne suffisent pas à compter toutes les fois où, dans notre parcours d’élèves à professionnels, nous nous sommes interrogés sur sa présence.
Un projet de voyage est proposé, super ! Comment l’organiser ? Combien coutent les visites ? Comment récolter de l’argent ? Pas de panique, le fonctionnement en coopérative scolaire permet aux élèves d’exercer de durables compétences en économie, entre autres.
Février 1982. « Elle travaille tous les jours, elle a un super boulot, sur l’parking de Carrefour elle ramasse les charriots. Le weekend c’est l’enfer, quand tous ces parigots viennent remplir l’coffre arrière d’leur 504 Peugeot, de quinze tonnes de lessive, de monceaux de bidoche, en cas d’guerre en cas d’crise, ou d’victoire de la gauche », chante Renaud à l’Olympia. L’état de grâce qui a suivi l’élection de François Mitterrand en mai 1981 s’achève. Dernier acte des grandes réformes, les réformes sociales (cinquième semaine de congés, trente-neuf heures, retraite à 60 ans) et les nationalisations viennent d’être adoptées. Pour autant, la vie quotidienne dans cette banlieue rouge que chante Renaud ne change pas. C’est l’économie qui a fait l’alternance politique et qui constitue plus que jamais la trame de nos existences. Le dossier des Cahiers pédagogiques du mois intitulé « De l’économie pour tous » interroge la place de l’enseignement de l’économie au lycée. Rédigé surtout par des enseignants de sciences économiques et sociales, le dossier insiste sur l’adversité dans laquelle cet enseignement s’est développé. Les auteurs décrivent et déplorent les résistances universitaires face à une discipline scolaire hybride, celles des ministères de droite contre sa dimension sociale et politique, celles du milieu enseignant face à ses méthodes innovantes et sa dimension critique. Cela prend un ton parfois polémique, comme ces mots de Pierre Autran : « Faute de pouvoir obtenir la disparition brutale d’une discipline qu’ils abhorrent, ils pratiquèrent la stratégie de la mort lente par asphyxie progressive et par concurrence favorisée. » Pour équilibrer le propos, le dossier donne la parole à un professeur de philosophie qui ose la question : « Et si elle n’existait pas ? » Yannick Mével
Dans ce lycée franco-allemand, une entreprise d’élèves labellisée « Fairtrade School » promeut le commerce équitable. L’expérience, partie d’actions diffuses au sein de l’établissement, montre comment ce type de projet est susceptible d’essaimer et de fédérer des classes et des enseignants.
Les sorties scolaires en collège sont sources de brouillage des frontières entre l’espace public, l’espace scolaire et l’espace privé face aux convictions et pratiques religieuses de certains élèves. Au-delà d’éventuels incidents de l’ordre de l’épiphénomène, la sortie scolaire cristallise des enjeux éducatifs forts, particulièrement pour les équipes des établissements classés en réseau d’éducation prioritaire qui y voient l’occasion d’amener les collégiens hors du quartier. Les emmener tous constitue une priorité et un point de tension lorsque des collégiens ou des familles refusent de participer, ce que les professionnels ressentent comme un désaveu de l’institution scolaire et un échec professionnel.
L’orthodoxie économique domine l’université. Les apports des sciences sociales y sont mal considérés, nous dit cet étudiant, qui plaide pour des approches pluridisciplinaires sans sacrifier la nécessaire rigueur de la recherche
Comment les questions de religion s’expriment-elles à l’école, de la part des élèves ? Quels sont les problèmes réellement rencontrés par les enseignants, chefs d’établissement, infirmières scolaires ? Comment y répondent-ils ? Nous publions ici quelques-uns des résultats d’une enquête sur des situations de travail en collège et lycée, menée par le laboratoire Éducation Cultures Politiques (ECP, université Lyon 2). Après un article présentant l’enquête de manière générale, plusieurs autres apportent des éclairages sur des situations plus précises, comme les stages ou les sorties scolaires.
Le dispositif de la minientreprise crée une organisation en grandeur réelle, ou quasiment. L’initiative est ici décrite avec enthousiasme par deux enseignantes, qui soulignent les multiples compétences ainsi exercées par les élèves et leur motivation retrouvée. Une simulation qui peut aussi interroger : forme-t-on trop bien les élèves au monde de l’entreprise ?
Au lycée, partir des représentations des élèves pour les amener à comprendre les mécanismes de la microéconomie et à raisonner sur des situations quotidiennes au lieu de partir de constructions abstraites.
Être et devenir un acteur économique conscient et responsable, le principe se traduit en pratiques pédagogiques pour le décliner en actions concrètes. Ici, l’enseignant s’appuie sur l’économie sociale et solidaire pour développer d’année en année des projets, en faisant évoluer du même coup son approche pédagogique et ses propres représentations.
Témoignage Devenue étudiante avec un budget serré à gérer, je me rends compte que nous ne sommes pas tous préparés de la même manière à cette gestion quotidienne. Si je ne peux déterminer ce qui, de mes parents ou de l’école, m’a le plus formée, je reste convaincue que ma scolarité à l’école Vitruve m’a […]
Le lycée Picasso (le nom a été anonymisé) est un lycée polyvalent de la banlieue parisienne, qui relève de l’éducation prioritaire. 64 % des élèves de 2de sont issus de familles d’ouvriers ou d’inactifs. Les dix-huit membres du personnel qui ont répondu à notre enquête mentionnent la réputation peu favorable de l’établissement dans l’espace médiatique et l’existence […]
Rien à signaler. C’est ce qui ressort à première vue des entretiens menés dans les établissements ruraux. Nous prendrons pour exemple un collège et un lycée général d’une commune rurale de l’académie de Grenoble. Rien à signaler ? « Enfin, si ! », remarque un enseignant d’histoire-géographie. Depuis quelques années, de nouveaux propos sont plus exprimés : rejet de l’islam, […]
Apprendre aux élèves à s’approprier, par des démarches actives, des concepts dont ils ont déjà une connaissance partielle.
Matteo est grand et fin, de longues mèches brunes balaient son front, ses yeux immenses cernés mangent son visage. Quand il est arrivé au lycée, il ne parlait pas, se déplaçait silencieusement. La direction de notre établissement avait décidé à la rentrée de ne plus proposer de cantine puis, suite à une pétition des élèves […]
Depuis cinq ans, en tant qu’assistante sociale scolaire, je coordonne dans le collège le projet Jeunes contre le sexisme, en collaboration avec les infirmières scolaires et les professeurs documentalistes. Nous proposons à chaque classe de 3e un débat autour de cette question. Au départ, il faut aller chercher leur questionnement. La parole démarre souvent pauvre, avec […]
Comment travailler avec les familles sur ce qui signifie « protéger les enfants » ? Le cas exposé ici de l’ile Maurice est largement transposable dans notre pays, au-delà des spécificités culturelles.
Pour les enfants dys, l’école est souvent un lieu de souffrance. Alléger ce poids parfois insupportable, c’est d’abord prendre en compte le trouble, voir l’enfant dans sa globalité et sa spécificité, l’observer, l’écouter et imaginer tout ce qui va pouvoir l’aider à progresser malgré son handicap. Un panorama très personnel des solutions qui existent.
Souvent qualifié de laboratoire d’innovation pédagogique, l’enseignement agricole, placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, est un élément relativement méconnu du système éducatif français . Il accueille un public diversifié (15 % seulement d’enfants d’agriculteurs) et présente des taux d’insertion professionnelle élevés. Il est composé aux trois quarts d’établissements privés, en majorité […]
Le droit à un logement décent est essentiel. Des militants engagés, dont des enseignants, se battent pour imposer ce droit, qui est souvent un préalable pour réussir scolairement.
Dès lors qu’on traite du droit à l’éducation, on ne peut faire l’impasse sur la place des parents. Comment les intégrer à cette réflexion sur les droits de chacun, faire réfléchir globalement aux relations entre adultes et enfants qui concernent les parents comme les enseignants ?
Quelle solidarité peut-on construire vis-à-vis de toutes ces situations individuelles où des enfants souffrent de ne pas être à « leur place » ? Comment faire respecter leur droit à une scolarité adaptée ? Histoire de Christophe.
On sait bien qu’il y a une bonne dose d’hypocrisie dans la signature de la CIDE par autant de pays où souvent les droits de la personne, et pas seulement des enfants, sont bafoués, mais un texte aussi important que cette convention est un point d’appui pour des combats présents et à venir !
Au-delà des cas bien spécifiques d’élèves dans des écoles hors contrat un peu marginales, se pose ici la question du respect du droit à l’instruction et au savoir.
D’enquêtes en évaluations, le constat est toujours le même : les enfants ne sont pas à égalité pour réussir dans le système scolaire français. Pour ne pas en rester au constat, le protocole Cipes (Choisir l’inclusion pour éviter la ségrégation) permet de mieux comprendre les dynamiques en jeu et de trouver des leviers pour agir.
« Du moment qu’ils ne dérangent pas la classe », entend-on parfois. Après tout, les élèves ont-ils le droit de ne rien faire ? Que deviennent alors le droit à l’instruction et les exigences du collectif ?
Mardi après midi, 14 h, réunion des assistants du CDI (centre de documentation et d’information). Ils sont une petite vingtaine d’élèves, de niveaux et de classes différents, à s’investir dans la vie du CDI. D’habitude, nous nous réunissons pendant la récréation, mais quinze minutes, c’est court pour discuter et prendre des décisions. Pour une fois, […]
Et bien sûr, le droit à la santé. Les infirmières et infirmiers de l’Éducation nationale qui interviennent dans des milieux très variés, de l’école maternelle jusqu’à l’université, sont au cœur des dispositifs d’accès aux soins de prévention.
Suffit-il d’informer sur les droits de l’enfant, de sensibiliser les élèves aux droits qui sont les leurs ? Et si on allait plus loin, grâce notamment au débat philo
Un livre de Jean-Michel Zakhartchouk, publié en partenariat avec ESF Sciences humaines. « Attention à ne pas te tromper. » Ce message, envoyé à beaucoup d’élèves dans notre système éducatif, n’est-il pas révélateur d’une relation tout sauf sereine à l’erreur ? Il est pourtant si naturel de ne pas réussir du premier coup, surtout quand on est en train d’apprendre. Et si, loin de la considérer comme une catastrophe, on retournait le stigmate, on faisait de l’erreur un levier pour apprendre, ce qu’on retrouve dans l’expression « apprendre de ses erreurs » ?
Ce n’est pas parce qu’on est jeune qu’on n’a pas un avis et des envies de s’engager dans une association, comme c’est le cas ici avec cette lycéenne, qui n’est plus vraiment une enfant.
Ils ont entre 15 et 18 ans et mènent de front leurs études et un engagement syndical pour « prendre en main leurs propres affaires ». Ils nous parlent de leurs droits, qui leur semblent à la fois trop restreints et pas assez utilisés par les lycéens.
« La France n’est pas assez riche d’enfants pour qu’elle ait le droit de négliger tout ce qui peut en faire des êtres sains. » Où en est-on par rapport à cette belle phrase de l’ordonnance du 2 février 1945 sur la protection des mineurs ? Ne court-on pas les risques aujourd’hui d’un recul de ces nobles ambitions ?
La CIDE, en garantissant la libre expression des enfants, modifie-t-elle les questions d’autorité et de sanction dans l’établissement ? Le point de vue d’une responsable d’un collège.
Quand on débute dans le métier de professeur des écoles, on ne choisit pas grand-chose : son lieu de travail, son niveau d’enseignement, sa spécialité. J’ai débuté il y a quinze ans et après quelques années où j’avais fait le choix de prendre une direction d’école pour être dans un petit village, j’ai participé à […]
L’article 12 de la CIDE (Convention internationale des droits de l’enfant) garantit à l’enfant la possibilité d’exprimer librement son opinion sur toute question le concernant. Associer les élèves à la rédaction du règlement intérieur est une manière de leur offrir ce droit, tout en leur permettant de réfléchir aux nécessaires limites des libertés individuelles.
« Bonjour madame. Asseyons-nous là. — Mon fils, ça va ? L’école ça va ? — Oui c’est bien. Il progresse. Il parle de mieux en mieux. — Oh c’est bien ! Je suis contente. L’école ici c’est bien. — Mais on le trouve un peu triste en ce moment. Il y a un souci à la maison ? […]
Le conseil coopératif, c’est une pratique constante pour cette directrice d’école engagée, qui a pu en mesurer les effets positifs, surtout quand elle s’étend sur toute l’école. Un apprentissage à la démocratie par la démocratie.
Le cadre de l’éducation aux médias et à l’information permet de travailler en classe ou, comme ici, au CDI, sur les droits de l’enfant. Cela ne pourrait-il pas devenir un rendez-vous chaque mois de novembre ?
Faut-il mettre des notes aux élèves ? Le débat entre notes chiffrées et autres formes d’évaluation est toujours vif dans et hors de l’école. Une recherche menée auprès de 581 collégiens tente d’explorer cette problématique, sans en réduire la complexité. Différents effets de la forme d’évaluation choisie ont été analysés : émotions, estime de soi, buts d’accomplissement, motivation et stratégies d’ajustement.
Pour ouvrir cette partie, nous faisons appel à un texte ancien en hommage au grand pédagogue polonais qui, ici, montre l’importance de la communication écrite entre enfants et adultes à travers le dispositif de la boite aux lettres.
C’est une question clé. Si la réponse ici est affirmative, elle est en fait nuancée et explicitée par des pratiques concrètes qui mettent l’accent sur les apprentissages nécessaires d’une citoyenneté qui reste cependant à définir.