Février 1982. «
Elle travaille tous les jours, elle a un super boulot, sur l’parking de Carrefour elle ramasse les charriots. Le weekend c’est l’enfer, quand tous ces parigots viennent remplir l’coffre arrière d’leur 504
Peugeot, de quinze tonnes de lessive, de monceaux de bidoche, en cas d’guerre en cas d’crise, ou d’victoire de la gauche », chante Renaud à l’Olympia. L’état de grâce qui a suivi l’élection de François Mitterrand en mai 1981 s’achève. Dernier acte des grandes réformes, les réformes sociales (cinquième semaine de congés, trente-neuf heures, retraite à 60 ans) et les nationalisations viennent d’être adoptées. Pour autant, la vie quotidienne dans cette banlieue rouge que chante Renaud ne change …