Décollage scolaire

Publié le Lecture : 13 min
Alors que l’école a vocation à être le lieu de l’épanouissement intellectuel et personnel, chaque année, près de 100 000 jeunes n’y trouvent pas leur compte et sortent du système non seulement sans diplôme mais aussi cabossés par un décrochage précoce. Et si la réponse passait par un changement de posture ?

Dans le cadre de la stratégie Europe 2020, la France s’est engagée à abaisser le taux de jeunes en dehors de tout système de formation et sans diplôme du second cycle du secondaire à 9,5 % en 2020. Depuis 2010, les gouvernements successifs se sont engagés à réduire le nombre de décrocheurs. Le pari est en partie réussi : le taux de jeunes sortant du système scolaire sans diplôme a baissé de trois points entre 2011 et 2015, pour atteindre 13 %. Les acteurs institutionnels ont clairement compris que le décrochage scolaire était « un enjeu humain, un défi social et un cout économique majeur pour la France » (Éduscol).

Pour mesurer le nombre de décrocheurs, la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) du ministère d…

Déjà abonné ? Connectez-vous

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Vous avez pu lire gratuitement 15% de cet article, créez un compte et nous vous offrons sa lecture.
Abonnez-vous pour pouvoir lire tous nos articles !

À lire sur "Travail en équipe"

À lire sur "Formateur d’adultes"

Qu’est-ce que le « bon » travail enseignant : des définitions qui s’actualisent dans le réel de la classe

En prolongement de la première partie de leur enquête sur le « bon » travail enseignant, des étudiantes en master MEEF premier degré de l’académie de Nantes montrent comment des enseignantes expérimentées doivent arbitrer en permanence entre la progression formelle des programmes et les besoins réels des élèves, et pourquoi elles sont parfois amenées à faire des compromis avec leurs idéaux professionnels

Publié le 23 septembre 2026 16 min
Piloter un projet européen, ça change quoi ?

Le projet CulturEurope mené par l’Inspé de l’académie de Créteil a réuni des formateurs de toutes disciplines pour créer des ressources qui feront vivre la culture européenne dans les classes et aideront à construire un « sentiment d’appartenance européenne » chez les élèves. Pour les formatrices et porteuses du projet, qu’est-ce que cela a changé ? Témoignage.

Abonné Publié le 18 septembre 2026 4 min