Dans cette tâche complexe, la conception mentale, sa verbalisation par écrit et sa discussion provoquent l’appropriation des notions mathématiques nécessaires et le vocabulaire adéquat, sans sous estimer la fabrication de l’objet technique.
Dans cette tâche complexe, la conception mentale, sa verbalisation par écrit et sa discussion provoquent l’appropriation des notions mathématiques nécessaires et le vocabulaire adéquat, sans sous estimer la fabrication de l’objet technique.
Prendre des notes pour prendre de la distance : comment se préparer à une épreuve orale grâce au détour par l’écrit ? Enseigner les stratégies spécifiques à cet écrit intermédiaire facilite l’acquisition de compétences… verbales !
Le cahier de vie de classe, outil individuel tout autant que collectif, met les élèves en réflexion. Ce travail de mise à distance engendre à la fois une analyse de soi, de ses relations aux autres, de ses modes d’apprentissage, pour plus de coopération et d’autonomie.
La réforme du lycée et du baccalauréat se fait à trois vitesses, comme trois voies. D’emblée, la voie professionnelle avait été exclue des travaux menés par Pierre Mathiot, qui ne s’est donc penché que sur les voies générale et technologique. Pour finir, dans les annonces du ministre, la voie technologique n’apparait plus. Et dans le rapport de Céline Calvez et Régis Marcon sur la voie professionnelle, la tendance est bien à son décrochement du lycée.
Des pratiques d’écriture spontanée au musée révèlent qu’il existe bel et bien une fonction sociale de l’écrit intermédiaire au-delà de la fonction scolaire : se souvenir, mémoriser, pour soi et pas seulement pour l’école.
Au collège Amand-Brionne, avec l’appui de La main à la pâte, des enseignants ont mené avec tous les niveaux un travail interdisciplinaire autour de l’abeille et de la ruche, associant mathématiques, sciences, lettres et documentation.
Pourquoi la démarche d’investigation est-elle apparue dans les programmes scientifiques ces dernières années ? Comment est-on passé de l’enseignement manuel et technique à la technologie ? De quelles manières peut-on aborder l’évolution en classe ? C’est à ce type de questions liées à l’enseignement d’un contenu disciplinaire spécifique que les recherches en didactique des sciences […]
Qu’il est drôle de voir les yeux de mes élèves s’arrondir lorsque je leur révèle que j’ai grandi à une période où les familles n’avaient en moyenne qu’un téléphone filaire à la maison, une télévision et aucun ordinateur ! Une période durant laquelle, lors des voyages scolaires, l’école informait les parents par Minitel que nous étions bien arrivés à destination, tandis que les élèves rédigeaient des cartes postales pour raconter leur séjour. Au-delà de l’anecdote, c’est bien un gouffre qui sépare mon expérience des écrans de celle de mes élèves. Ils sont nés avec, voient leurs parents greffés sur leurs portables (téléphones comme ordinateurs) et ont du mal à concevoir un monde sans écrans. L’outil numérique a bousculé notre manière de vivre et, par conséquent, d’enseigner. Si c’est effectivement un outil incroyable, il ne faut pas pour autant négliger l’impact du virtuel sur notre réalité : addiction, exposition à des dangers tels que le cyberharcèlement ou la manipulation de l’information, autant de risques que nous devons maitriser afin d’utiliser le numérique à l’école en bonne connaissance de cause.
Apprendre à écrire par le collectif et le numérique : la Twictée est un dispositif favorisant la réflexivité, la catégorisation des erreurs et la collaboration, pour un apprentissage renouvelé de l’orthographe.
Les écrits de travail permettent aux élèves de mettre le monde sensible à distance pour entrer dans le monde du savoir et des savoirs scolaires : penser le monde et le mettre en mots, afin de construire les connaissances.
Novembre 1976. « Rue-toi, Rue-toi dans la rue, Rue-toi dans les brancards » chante pour la première fois en concert Jean-Louis Aubert. Dans Politique Hebdo, Michel Foucault semble lui répondre : « Il y a bien des années maintenant qu’on ne demande plus à l’intellectuel de jouer ce rôle. Un nouveau mode de “liaison entre la théorie et la pratique” s’est établi. Les intellectuels ont pris l’habitude de travailler non pas dans l’ “universel”, l’“exemplaire”, le “juste et le vrai pour tous”, mais dans des secteurs déterminés, en des points précis où les situaient soit leurs conditions professionnelles de travail, soit leurs conditions de vie. Ils y ont gagné à coup sûr une conscience beaucoup plus concrète et immédiate des luttes. » Dans les Cahiers pédagogiques, Suzanne Citron illustre très exactement cette définition du rôle des intellectuels, en même temps qu’elle affiche toute l’énergie d’une révolte qui n’a jamais cessé de l’animer. Pourtant, le thème du dossier, « Pédagogie par objectifs », pourrait sembler un objet technique un peu froid, bien éloigné de la passion dont elle était porteuse. Suzanne Citron a été un peu moins de dix ans membre du comité de rédaction des Cahiers, elle y a écrit quelques textes forts. Finalement assez peu. Mais elle a beaucoup contribué à la réflexion collective. À l’heure de saluer son départ, c’est un texte d’un collectif qu’elle animait que nous offrons au lecteur, qui y lira une conception des objectifs plus proche des compétences d’aujourd’hui, et un exemple d’analyse d’un concept dont la rigueur et la vigueur préfigurent son magnifique essai de contremanuel d’histoire, L’histoire des hommes, paru chez Syros en 1996, et nous rappellent qu’il n’est pas de pédagogie sans conscience politique.
Instaurer un écrit de travail comme préalable à la construction d’une réponse collective à une question orale apporte un bénéfice double : tout d’abord, chacun prend un temps pour réfléchir ; ensuite, les élèves prennent conscience de la valeur de chaque parole. Exemple avec un dispositif pour définir le rôle du délégué.
Où trouver le cadre et le temps nécessaire pour aider l’élève à reprendre confiance et lui transmettre les méthodes pour l’aider à s’accomplir ? Gros plan sur le tutorat, cadre privilégié pour développer un autre chemin vers la réussite de l’élève.
En tant que proviseur adjoint, la mise en place d’un dispositif d’accompagnement personnalisé impliquant tous les élèves de 2de autour d’un projet commun interroge mon propre accompagnement des enseignants. Retour sur une expérimentation.
Les bénéfices d’une démarche d’accompagnement des élèves sont souvent posés du point de vue de l’élève : développement de l’autonomie, confiance en soi, etc. Mais qu’en est-il du côté des accompagnants ? Témoignages d’éducateurs et pistes de réflexion.
Comment accompagner, au quotidien, les élèves de petite section dans leurs apprentissages fondamentaux ? Y répondre, c’est regarder au plus près ce que je fais, ce qu’ils font, ce que les élèves et moi vivons en classe. Zooms.
Que ce soit pour la réussite, la prévention du décrochage scolaire, ou pour une vigilance face au mal-être adolescent, l’accompagnement du collégien nécessite l’intervention coordonnée de tous les acteurs de l’établissement. Un travail collaboratif au quotidien.
Changer la posture des professionnels : de l’enseignement à l’accompagnement, comment opérer un renversement des pratiques ?
Comment le coenseignement sur les temps d’accompagnement personnalisé permet-il d’accompagner au plus près les apprentissages et favorise-t-il le suivi des élèves ? Entretien.
Conduire, questionner, faciliter, diagnostiquer : où l’on voit que le tutorat peut être défini comme une modalité d’accompagnement, qui nécessite un apprentissage spécifique. Parce que (bien) tutorer ne s’improvise pas.
Retour sur une double expérience du tutorat, par une étudiante passée du statut de tutoré à celui de tuteur.
PRATIQUES. Enseigner Mai 68 est une gageüre. D’abord parce que cet évènement n’a pas de place en tant que tel dans les programmes de lycée, mais peut s’inscrire dans plusieurs parties du programme. Cette absence de l’évènement en tant que tel semble d’ailleurs bien symptomatique de la difficulté à lui donner un statut dans l’histoire scolaire en France : mythe ou fait historique ?
Quel traitement les manuels d’histoire du secondaire font-ils des évènements de mai et juin 68 ? Et quelle est la part des programmes officiels et celles des auteurs ou éditeurs desdits manuels dans ce traitement ?
POINT DE VUE. Des Assises de la maternelle se tenaient les 27 et 28 mars 2008 à Paris, alors que beaucoup de craintes se sont récemment exprimées sur l’avenir de cette « école première ». Marquées par l’annonce d’Emmanuel Macron qu’il allait rendre la scolarisation (ou est-ce l’instruction ?) obligatoire dès trois ans, ces Assises se sont surtout révélées assez décevantes, dans la forme comme dans le contenu. Impressions d’une participante.
J’ai détesté le collège et le lycée, son public de collégiennes et de lycéennes plutôt aisées où je ne me sentais pas à l’aise, pas à ma place. Les règles et les normes me corsetaient. Je n’étais pas une bonne élève. Quelques cours pleins de lumière (en français, histoire ou espagnol) et pour le reste, […]
C’est tout le temps comme ça sur les réseaux sociaux. Vous choisissez une ligne de conduite, une ligne éditoriale de vos réseaux pour y travailler avec d’autres enseignants, échanger, mais… mais, comme dans tout lieu d’échange, il existe un poil à gratter, parfois agressif. Sur les réseaux sociaux, on l’appelle le « troll » ! Il provoque […]
Les jeunes vivant dans des familles en situation de grande pauvreté sont statistiquement beaucoup plus souvent orientés vers les enseignements adaptés ou spécialisés, ce que leurs parents vivent comme une discrimination et un échec de plus. Depuis deux ans, ATD Quart Monde mène un travail destiné à trouver des pistes pour lutter contre ce qui ne saurait rester une fatalité.
Décembre 1999. À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits de l’homme, Mme Mary Robinson, haute-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, rappelle : « La dernière Journée internationale des droits de l’homme du siècle a une signification particulière. Nous pouvons nous montrer encouragés par les grands pas que nous avons effectués, au cours des cinquante dernières années, dans la création de normes globales des droits de l’homme. Mais nous devons être honnêtes et reconnaitre à quel point cette performance reste éloignée de l’objectif des droits de l’homme pour tous. Qui peut être optimiste face à l’un des siècles les plus sanglants de l’humanité ou en sachant que malgré le serment que le génocide ne se reproduira jamais, il a défiguré le monde plus d’une fois au cours de la dernière décennie. » Les Cahiers pédagogiques ont choisi ce thème pour le dernier dossier du siècle : « Mémoire, Histoire et vigilance ». Dominique Natanson y apporte deux contributions. La première retrace l’histoire d’un enfant juif déporté de Soissons, Maurice Wajsfelner, dont le collège où l’auteur travaille porte le nom. La seconde nous fait entrer dans l’intimité de l’enseignant qui fait découvrir Nuit et Brouillard, le film d’Alain Resnais (1956) à ses élèves de 3e. Il donne alors à lire ses certitudes et ses doutes, ses choix et la façon dont ils sont reçus par ses élèves, avec toute la simplicité et l’honnêteté qui caractérisent ce militant de tous les antiracismes et de tous les droits humains. Dominique a fait l’objet récemment d’une absurde, arbitraire et brutale interdiction, sans aucune justification, d’intervenir dans deux lycées d’Aurillac à l’invitation du MRAP du Cantal. « Qui de nous veille de cet étrange observatoire ? » Yannick Mével
Dans une école française socialement injuste, l’affirmation de soi à travers sa religion peut être, pour certains jeunes, une réponse en protestation contre les discriminations. C’est l’hypothèse que formule Françoise Lorcerie dans cet article, en écho aux alertes lancées par Jean-Pierre Obin dans les pages précédentes sur la radicalisation.
Pardon de te donner de mes nouvelles avec tant de retard. Ces derniers mois ont été assez difficiles. En arrivant dans mon nouveau collège, l’accueil du chef était assez glacial et celui de l’équipe n’était pas plus amical que cela. Je me suis sentie assez isolée dès le départ. Il y a une mentalité assez […]
La classe commençait à manifester de l’impatience : qui allait hériter des rôles principaux ? Il s’agissait, pour ces élèves de 6e dont j’étais le professeur de musique, de jouer un opéra-comique du début du XVIIIe siècle : Les Animaux raisonnables de Le Sage et Le Grand. La pièce, drôle, raconte comment Ulysse a quitté l’ile de Circé en essayant […]
Aujourd’hui, ce sont les élèves qui font cours. Je m’assois au fond de la classe avec mon cahier et je laisse faire. C’est un exercice pour moi aussi. Il y a Émilie, une jeune fille blonde aux cheveux courts, assez discrète, mais qui sait dire ce qu’elle pense ; ensuite Vassili, un garçon d’origine roumaine […]
« La crise de l’enseignement n’est pas une crise de l’enseignement, c’est une crise de la société », écrivait Charles Péguy. Jean-Pierre Obin nous propose de laisser un moment l’école de côté pour examiner l’état de notre société, confrontée selon lui, comme les autres sociétés occidentales, à trois grandes crises et donc à trois défis majeurs, politique, économique et culturel. Comment l’école française peut-elle participer à les relever ? Une lecture à compléter par celle de l’article de Françoise Lorcerie, ci-après.
La fourmi se trouva fort dépourvue Quand le jour du stage fut venu. Pas une ressource en vue Ni aucun interlocuteur connu. Elle alla bosser sans fin Pour apporter la vérité en quelques grains Avant le cours prochain. « Donnez-moi des outils !, dirent les cigales, Avant demain foi d’animal, Je suis là sur ordre […]
La brigade poétique a surgi par surprise dans notre classe ce matin pour clamer la poésie et la faire vivre. Des personnes de la médiathèque de notre quartier, vêtues de tabliers, munies de paniers remplis de bocaux pleins de poèmes d’ici et d’ailleurs, de gourmandises, de valeurs et de rimes. Mes élèves en sont restés […]
L’Angleterre est décidément une ile : avant même le Brexit, elle affiche résolument sa particularité en Europe en matière d’évaluation du système éducatif.
Éléanor entre en classe les cheveux tout emmêlés et en bataille. Son père arrive, l’élastique à la main, et demande à ce qu’on les lui attache : « Avec moi elle veut pas, j’arrive pas à faire. » Le sourire contraint, l’Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) s’exécute, sous le regard des autres parents. Cet élastique, […]
Grand succès pour la conférence de Sylvain Connac à Nantes le 22 mars, sur le thème de la coopération entre élèves et de la différenciation pédagogique : 250 participants et des inscriptions closes au bout de quatre jours ! Il était invité par le CRAP des Pays de Loire, l’occasion de présenter une synthèse de ses travaux et de faire converger diverses pratiques pédagogiques autour de la coopération entre élèves. Voici ce qu’en a retenu une participante.
Grâce à un dispositif novateur, le dialogue virtuel, ce professeur encourage ses élèves à apprendre différemment, dans et par un apprentissage réellement actif du questionnement.
L’analyse de documents est à la base du travail en histoire. Pourtant, faute de recul face à ceux-ci ou à cause d’un malentendu sociocognitif bien réel, nombreux sont les élèves qui n’arrivent pas à voir dans les documents qu’on leur propose des sources à interpréter ou à critiquer, afin d’entrer vraiment dans la démarche historienne.
Répondre à une question ouverte au collège, trop difficile ? Un travail d’appropriation, de tri et de confrontation des connaissances et des idées permet aux élèves d’aboutir à une réflexion globale sur un sujet donné.
Au Québec, le débat sur l’enseignement de l’histoire est vif entre partisans d’un récit au service d’une identité menacée et partisans d’une didactique au service du développement de l’esprit critique.
L’histoire est née d’une lente émergence et de coupures successives avec le genre littéraire, autour de la quête de la vérité. Éclairages sur la naissance d’une discipline et sur l’apparition de la figure de l’historien.
Entre la nécessité d’une histoire plus scientifique et l’écriture du roman national, entre mythistoire et évitement de la réalité de certains faits historiques, quels sont les enjeux qui ont traversé et traversent encore aujourd’hui l’enseignement de l’histoire en Israël ?
Gommer les frontières entre les disciplines, pour mieux les appréhender au final, et utiliser la littérature de jeunesse pour faire entrer les élèves en Histoire. Réflexions sur une démarche au service du plaisir et de l’esprit critique.
Où l’on voit comment apprendre aux élèves à mener une démarche d’historien grâce à un questionnement sur la spécificité des monuments aux morts en Moselle.
Un travail sur le génocide des Arméniens peut être une porte d’entrée pour l’étude des génocides, des crimes contre l’humanité et des crimes de masse et déboucher sur une réflexion sur l’articulation entre « devoir de mémoire » et « devoir d’histoire ».
L’entrée des mémoires dans l’enseignement de l’histoire dans les années 1980 oblige à un changement de posture. Les enseignants ont la charge de l’actualisation permanente d’un passé dont on se doit de conserver la mémoire.
Une séquence de travail à partir d’un tableau de Frida Kahlo permet à des jeunes de construire leur identité : retour sur leur propre histoire, sur leurs origines, réflexion sur l’altérité et sur le sentiment d’appartenance à deux cultures.
Comment aborder l’enseignement du génocide des Arméniens avec des collégiens tentés de nier son existence ? Proposition de séquence visant à faire acquérir la démarche scientifique et à lever le déni des faits historiques.