Entre ceux qui voudraient que rien ne change et ceux pour qui rien ne bouge assez vite, entre ceux pour qui tout allait bien avant et ceux pour qui les préconisations sont des avancées, la mise en place d’une réforme rime avec tensions.
Comment convaincre que l’autonomie et l’initiative ne sont pas de vains mots dans la mise en place de la réforme de la 2nde, abondamment et sournoisement répandus en période de vaches maigres.
L’accompagnement personnalisé a-t-il été à la hauteur des attentes ? Ce texte présente les résultats de l’enquête menée dans huit académies pendant le premier trimestre 2010. On trouvera sur notre site la version complète.
Le témoignage d’une proviseure sur la mise en place largement concertée d’un projet d’établissement.
L’arrivée au lycée est souvent perçue, voire attendue par les élèves, comme une rupture. Avec, souvent des difficultés à s’adapter aux nouvelles exigences. C’est dans le but de préparer le passage qu’est née l’expérience relatée ici.
Le projet d’établissement, lorsqu’il est pris en main par les équipes et l’ensemble de la communauté éducative, se révèle source de bien des améliorations. Témoignage d’une équipe investie qui a su se saisir de l’article 34.
Le lycée Jean-Jaurès d’Argenteuil, c’est un établissement qui joue la polyvalence jusqu’au bout. Un lycée ZEP, dont le caractère industriel et scientifique est affirmé. 80 % de garçons, de bons résultats aux examens, un dynamisme pédagogique plutôt marqué, une assez bonne image. Tout semble bien aller et pourtant…
Pour mieux préparer les lycéens à l’orientation et ouvrir une fenêtre sur la réalité du monde du travail, une petite équipe d’enseignants n’a pas attendu la réforme pour mettre en place un projet ambitieux de découverte de l’entreprise, puisque les stages en entreprise existaient depuis les années 90. Et aujourd’hui ?
Dans cet établissement, les cours sont passés de cinquante-cinq à quarante-cinq minutes, mesure permettant aux enseignants de capitaliser du temps et de créer des séances à choix multiples (SCM). Lorsque la recherche d’efficacité scolaire demande un aménagement du cadre d’enseignement traditionnel.
Comment rallier à la lecture tous les élèves de deux classes de 2nde : grâce aux TICE et à un concours !
Comment accompagner au mieux la réforme du lycée et les réformes en général ? Voici un point de vue, que l’on retrouvera in extenso sur le site.
En cette période de transition, de réforme du lycée et de l’évolution de la formation des enseignants vers la masterisation, une équipe présente les résultats d’une expérience menée auprès d’élèves de classes de 2nde.
Parce qu’un lycéen bien informé est un étudiant bien orienté, la liaison lycée-université a été lancée dans l’académie de Besançon. Elle met en relation un professeur référent dans les lycées de l’académie et les professeurs d’université. Pour, on l’espère, une réduction du taux d’échec dans le premier cycle de l’enseignement supérieur.
« Aider à l’orientation et favoriser la poursuite d’études » : ces objectifs annoncés dans le projet d’expérimentation font ici l’objet d’une analyse, appuyée sur des entretiens réalisés auprès d’élèves, de professeurs, de techniciens supérieurs et de l’équipe de direction.
Pour clore ce dossier, le regard croisé de deux universitaires sur l’ensemble des contributions.
Entre données explicites (informations, conseils…) et implicites (petites phrases glanées ici ou là sur les études ou les métiers), la démarche qui mène un lycéen à choisir une filière de formation associe aussi professionnels de l’orientation, enseignants, parents, médias, pairs.
Pour des élèves entrant en 2de, toute difficulté n’est, certes, pas signe de décrochage. Mais tout signe mérite attention, car il peut être l’indice d’un appel à l’aide plus ou moins conscient et plus ou moins clairement formulé.
2019-2020. Cette année-là, on n’a pas tellement rigolé. Et madame N., notre professeure de français non plus, mais ce n’était pas trop sa faute. On était en 1re, et elle nous a dit qu’elle avait dû choisir obligatoirement entre trois romans, La Princesse de Clèves, Le Rouge et le Noir et Les Mémoires d’Hadrien. Quelqu’un […]
À quelles conditions la construction collective d’une fiche méthodologique amène-t-elle chaque élève à prendre conscience de sa démarche singulière et à l’améliorer le cas échéant ?
« T’as pas le droit de critiquer ta religion », « En France, on n’est pas libre, on n’a pas le droit de porter le voile ! », « Rechercher le point de vue de l’Église sur l’euthanasie, on ne peut pas le faire en classe, on est dans un lycée public ! » : comment faire émerger en cours ces remarques d’élèves et comment y répondre ? Un moyen pédagogique a été expérimenté au lycée Ella-Fitzgerald de Vienne-Saint-Romain-en-Gal (38) par une équipe pluridisciplinaire : la préparation et la tenue d’un débat citoyen.
Pour l’enseignant qui s’apprête à parler de l’histoire des religions, le plus urgent est d’expliquer aux élèves quelle « posture » il va adopter : celle d’un doute qui peut, certes, les déstabiliser, mais qui ouvre les portes de la curiosité intellectuelle.
« T’as pas le droit de critiquer ta religion », « En France, on n’est pas libre, on n’a pas le droit de porter le voile ! », « Rechercher le point de vue de l’Église sur l’euthanasie, on ne peut pas le faire en classe, on est dans un lycée public ! » : comment faire émerger en cours ces remarques d’élèves et comment y répondre ? Un moyen pédagogique a été expérimenté au lycée Ella-Fitzgerald de Vienne-Saint-Romain-en-Gal (38) par une équipe pluridisciplinaire : la préparation et la tenue d’un débat citoyen.
Comment surprendre et intéresser les élèves en début d’année ? À partir d’un dessin intemporel et polysémique, cette professeure nous présente une démarche pour faire entrer les élèves dans la voie de l’interprétation.
Contrairement aux idées reçues, le baccalauréat a beaucoup évolué, dans sa forme, depuis sa création. Un détour historique éclairant, qui présente également les nombreuses tentatives de réforme, avortées, quand il a été question d’y introduire une part de contrôle continu.
Cet article d’octobre 2000 faisait le point sur les principes régissant l’organisation du baccalauréat, leurs limites et leurs contradictions. Il proposait aussi quelques pistes pour y remédier.
De l’impossibilité de réformer le lycée en raison de l’impact du baccalauréat sur la scolarité des lycéens, déjà en 1999.
La récente réforme du baccalauréat général et technologique réaffirme la mission du lycée : préparer les élèves à la réussite dans l’enseignement supérieur. Mais comment assurer cette mission ? Comparaison entre trois pays, Angleterre, Italie et France, qui révèle des conceptions différentes du lycée.
Comment accompagner au mieux la réforme du lycée et les réformes en général ? Le point de vue d’un recteur dans un entretien donné aux Cahiers en 2011.
Aujourd’hui examen sans signification ni enjeu, le baccalauréat est devenu un leurre, tant au niveau de l’évaluation des candidats que de l’égalité, notamment pour l’accès aux études supérieures.
On peut déplorer que la réforme du baccalauréat n’ait pas été l’occasion d’une vraie réflexion et d’une refonte du lycée. Cette dernière, tâchant de concilier enseignements communs et introduction d’une part de modularité, pose plus de questions qu’elle ne résout de problèmes.
Si personne ne conteste la nécessité de la réforme du baccalauréat, sa mise en place, ses conséquences et les questions qu’elle suscite interrogent les enjeux éducatifs et sociétaux qui la sous-tendent.
Pour mettre fin à la machine à trier que constituent le lycée et l’enseignement secondaire français, un parent d’élèves militant dresse ici un plaidoyer pour un lycée polyvalent.
À vouloir faire du lycée l’antichambre de l’enseignement supérieur, on perd les valeurs qui devraient pourtant présider à sa conception : droit à l’erreur et au choix, formation du citoyen et lutte contre les inégalités.
Où l’on voit que les innovations de la réforme du baccalauréat concernent essentiellement la voie générale, et n’en sont pas dans les voies technologique et professionnelle, où elles existent depuis longtemps.
Parallèlement à celle enclenchée pour le bac général et technologique, une réforme de la voie professionnelle est en cours. Pistes de remédiation pour en améliorer les insuffisances.
En matière d’évaluation, les lycées agricoles ont une longueur d’avance et, dans le cadre de la réforme du bac général, on pourrait s’inspirer des innovations qui y sont faites, notamment dans le contrôle continu, grâce à l’accompagnement et à l’explicitation.
Connaitre les avantages et risques induits par les contrôles terminal et continu permet d’envisager autrement les modalités d’obtention du baccalauréat.
La réforme du bac prévoit un tronc commun scientifique, où les sciences de la vie et de la Terre auront une place ; et aussi des enseignements de spécialité, choisis par les lycéens. Mais face aux modalités de recrutement de l’enseignement supérieur, quelle sera la place pour les SVT dans le parcours des futurs lycéens scientifiques ?
Avec l’introduction du contrôle continu, les élèves seront, dès la classe de 1re, soumis à la pression de l’évaluation certificative. Quelle place restera-t-il alors vraiment pour les apprentissages ? Le point de vue d’une professeure d’anglais, qui déplore également la place faite aux tests internationaux pour l’attestation de niveau en langues vivantes.
Et si changer le bac passait par une réforme de notre système de notation ?
Quatre heures de philosophie pour tous en terminale, c’est une véritable avancée. Mais des questions demeurent en suspens, notamment quant aux programmes, à la liberté philosophique des professeurs ou encore à la place de la discipline dans la spécialité « humanités, littérature et philosophie ».
La réforme du baccalauréat prévoit la suppression de l’écriture d’invention de l’épreuve anticipée de français. On voit pourtant ici en quoi elle est une voie indispensable d’accès à la littérature et à l’étude de la langue.
Comment réorganiser l’université ? En faisant de la réussite des étudiants un objectif incontournable.
Si la réforme du lycée cherche à améliorer l’ajustement entre offre et demande dans le supérieur, l’organisation nouvelle du baccalauréat, hyper centralisée et normée, n’atteindra pas les objectifs de simplification attendus et mettra sur les bacheliers une pression considérable.
Peut-on dépasser le statut de rituel de passage incontournable du baccalauréat, monument de l’école française et premier examen de l’enseignement supérieur ? Peut-on le faire évoluer sensiblement, en prenant en compte son cout excessif (les heures perdues en juin, l’incitation au bachotage, les heures à préparer le versant administratif) et son inadaptation aussi bien à la poursuite d’études comme l’entrée dans le monde professionnel ?
Dans nos programmes en langues, nous avons bien sûr à travailler l’interaction orale, c’est-à-dire tout ce qui va permettre de mobiliser les outils linguistiques de façon spontanée dans les rapports avec autrui, sans rédaction préalable. C’est une compétence complexe parce qu’elle engage à la fois les acquis en termes de syntaxe, phonologie et lexique et […]
Pour ou contre la corrida ? Comme les lycéens ont soif d’en découdre sur ce sujet, on peut s’attendre à un affrontement classique… et stérile. Mais le rusé professeur va obliger ses élèves à passer par les chemins de la connaissance.
Pour freiner l’épidémie à l’occasion du confinement de novembre 2020, le ministère invite à des réaménagements dans les lycées. Interview de Yaël Boublil sur la mise en place d’enseignements hybrides ou en demi-jauge au lycée Diderot, à Paris.
Au lycée, un groupe de spécialité Humanités, Littérature et Philosophie crée un magazine en ligne : un projet collaboratif.
Que faire quand l’orientation tourne en rond, voire aboutit à une impasse ? Une prise de position à partir de deux situations de lycéennes.