De l’empêchement de réformer
De l’impossibilité de réformer le lycée en raison de l’impact du baccalauréat sur la scolarité des lycéens, déjà en 1999.La caractéristique principale des actions menées en lycée en vue de l’apprentissage de la citoyenneté est qu’elles concernent généralement ce qu’on pourrait appeler des fonctions « périphériques » par rapport à la fonction centrale du lycée, qui est de préparer l’obtention du baccalauréat : les textes officiels qui autorisent les lycéens à constituer des associations, publier des journaux, animer des clubs, prendre diverses responsabilités sont abondants. En revanche, peu de lycéens se saisissent de ces droits.
Sans doute savent-ils que leur exercice est tout à fait secondaire par rapport aux enjeux de ce que l’on vient faire au lycée : essayer, par le sésame du bac, de s’ouvrir plus de chances de poursuivre des études, d’obtenir un diplôme supérieur, et donc d’échapper aux fatalités du chômage. Et le livret scolaire d’un élève ne mentionnera pas, par exemple, qu’il s’est occupé d’animer un club de poésie, de défense des droits de l’homme, ou d’organiser un tournoi sportif, etc. Et d’ailleurs, puisque l’essentiel de l’évaluation se réduit encore …