Un sésame pour l’université ?
Si la réforme du lycée cherche à améliorer l’ajustement entre offre et demande dans le supérieur, l’organisation nouvelle du baccalauréat, hyper centralisée et normée, n’atteindra pas les objectifs de simplification attendus et mettra sur les bacheliers une pression considérable.Le chamboulement annoncé du baccalauréat et du nouveau Parcoursup trouve son origine dans une longue liste de dysfonctionnements qui arrivent à leur apogée en juin 2017, avec le détonateur qu’est le tirage au sort des étudiants choisis pour aller dans les filières dites « en tension ». Cet évènement met en évidence la fin de la logique d’affectation qui présidait à l’algorithme APB (affectation postbac). Le principe de base était de permettre à tout bachelier un accès aux universités, quelle que soit son origine et quelle que soit l’université.
Cependant, l’offre et la demande dans les filières ne s’équilibrant pas systématiquement, il fallait ajuster les règles afin de mieux contrôler la gestion des flux d’étudiants ; ainsi depuis 2016, les élèves devaient nécessairement inscrire dans leur projet au moins un vœu en licence dite « libre », à savoir une filière universitaire où il re…