En quoi la coopération représente un atout pour des élèves non francophones, qui doivent vite maitriser bien plus que les rudiments de la langue, faire face aux exigences du système scolaire, mais surtout de la vie en société ?
En quoi la coopération représente un atout pour des élèves non francophones, qui doivent vite maitriser bien plus que les rudiments de la langue, faire face aux exigences du système scolaire, mais surtout de la vie en société ?
Faire tracer à d’autres une figure géométrique qu’ils ne voient pas. Le principe n’est pas nouveau, mais avec les outils modernes de communication, la coopération peut se faire à distance, et tirer partie des contraintes propres à ces médias.
Des précisions sur la notion d’apprentissage coopératif, à partir des principaux auteurs à l’origine de cette méthode pédagogique. Trois principes majeurs : l’hétérogénéité, l’interdépendance et l’égalité au sein du groupe.
Devenir professionnel, si l’on dépasse les simplismes sur les recettes à connaitre puis appliquer, est un engagement dans un métier, dans la maitrise de postures et de gestes. La formation pour adultes, ici pour des enseignants ou des étudiants, a tout à gagner à être pensée comme un apprentissage coopératif.
Pour dépasser l’injonction à travailler en équipe, bien peu opérante, il faut d’abord s’entendre sur les termes, puis sur les contenus de la formation, du cheminement de chacun indispensable à la constitution de véritables collectifs de professionnels de l’éducation.
L’utilisation d’un outil coopératif comme le portfolio dans un master professionnel pour les métiers de l’enseignement se justifie par son efficacité pour la formation, mais aussi dans l’idée que l’on enseignera ensuite comment on a été formé, et qu’il est donc utile de se confronter le plus tôt possible à la coopération !
Comment enseigner autrement à des étudiants, pour qu’eux-mêmes contribuent ensuite à faire évoluer les pratiques usuelles de l’école ? C’est vrai à l’ile Maurice, comme sans doute dans bien d’autres systèmes éducatifs.
La coopération, c’est comme la prose, tout le monde en fait sans le savoir ! Mais c’est certainement plus efficace de le savoir. Traditionnellement chez les lasalliens, les élèves étaient responsabilisés aussi souvent que possible. À l’époque de Jean-Baptiste de La Salle, chaque enseignant accompagnait une centaine de jeunes d’âge et de niveaux différents. Pour que […]
En lien avec l’Ésper (L’Economie sociale partenaire de l’école de la République), une expérience pédagogique coopérative pour impliquer les élèves dans leur scolarité et créer un climat favorable aux apprentissages.
La piste de l’entraide entre élèves, en particulier sous la forme du tutorat (ou monitorat), est loin d’avoir été pleinement exploitée, dans l’accompagnement dans le travail personnel notamment. Voici une expérience dans un collège du Doubs, lancée par un enseignant inspiré par un séjour d’observation en Nouvelle-Zélande.
Des relations pacifiées, des échanges fructueux, une dynamique de changement : c’est le produit d’un cadre rigoureux et d’une combinaison de conditions très précises.
En Suisse, les enseignants ont, de fait, l’obligation de mettre en place un conseil de classe, équivalent du conseil coopératif dans le système scolaire français. Avec quelle interprétation des objectifs et pour quelle mise en œuvre ?
La parole de l’enfant pour libérer, informer, s’interroger, confronter ses points de vue, construire du savoir, sublimer, valoriser, rendre fier, organiser, réfléchir aux structures, négocier, pacifier.
Apprendre la parole publique ne peut faire l’objet d’une seule séquence. Dans la classe, entre conseil coopératif et discussions à visée philosophique, cela doit se vivre, s’expérimenter dans la durée.
Alan Lenglet est l’un des membres fondateurs de « De l’autre côté de l’école », première école secondaire Freinet en Belgique francophone. Il nous propose un focus sur une nouvelle école secondaire Freinet bruxelloise, s’attachant depuis sa position de chercheur-observateur à montrer la mise en œuvre, la gestion, la manière d’envisager la discipline.
Quel maitre est capable de s’appliquer les règles de justice qu’il a instaurées ? Ce serait sans doute un premier pas vers moins de colère faisant obstacle aux apprentissages. Dans ce témoignage, nous voyons comment sont mis en actes les outils issus de la pédagogie coopérative et le plaisir d’enseigner qui en résulte.
À partir d’un extrait de film mettant en scène un moment de vie de classe, Sylvain Connac spécifie les rôles bien différents qu’ont à tenir élèves et enseignants, pour analyser ensuite ce qui doit se passer et avec quelles règles pour que la classe se fasse.
La coopération est l’avenir de l’école : elle aide les élèves à mieux apprendre et à développer des capacités altruistes, nécessaires à l’élévation de la personne et du monde dans lequel elle évolue. En l’organisant, les enseignants proposent aux élèves un partenariat pour agir ensemble face au défi des apprentissages.
Oser mettre en œuvre des situations problème et faire en sorte qu’elles profitent à tous : une tâche complexe bien menée permet à l’enseignant de gérer l’hétérogénéité tout en favorisant la coopération.
La coopération est à la mode. L’enseignant qui ne ferait pas coopérer ses élèves, dans l’une ou l’autre de ses déclinaisons, peut facilement se faire accuser de conservatisme, de désuétude, d’austérité ou de manque évident d’esprit d’innovation. Ceci, autant par des collègues, par des parents connivents avec la culture de l’école que par des chefs […]
Les enseignants du lycée Louis-Armand d’Eaubonne ont mis en place, avec l’aide d’Olivier Francomme, chercheur et militant de la pédagogie Freinet, des classes dites innovantes où l’on expérimente un fonctionnement coopératif et interdisciplinaire. Comment ces professeurs se situent-ils par rapport à la notion de bienveillance ? Témoignages.
Comment un projet de programmation informatique réussit à développer la coopération et l’entraide dans le milieu carcéral, milieu volontiers décrit comme individualiste et refermé sur lui-même.
Grâce à la modification des relations sociales au sein et hors de la classe induite par le multiâge, et aussi par la mise en place d’outils facilitant la personnalisation des apprentissages et le développement de la coopération, les relations entre élèves s’améliorent, pour le plus grand bénéfice de chacun.
Quels objectifs ont présidé à la rédaction des programmes de cycle 4 ? Si, bien sûr, il s’agit de les articuler au mieux avec ceux du cycle 3, d’éviter les redites, il faut aussi prendre en compte les bouleversements qui sont à l’œuvre chez les élèves à cette période charnière de l’adolescence, pour les mener vers la complexité et l’abstraction, mais aussi les outiller sur le chemin de l’autonomie et de l’esprit d’analyse.
Retour sur une double expérience du tutorat, par une étudiante passée du statut de tutoré à celui de tuteur.
La brigade poétique a surgi par surprise dans notre classe ce matin pour clamer la poésie et la faire vivre. Des personnes de la médiathèque de notre quartier, vêtues de tabliers, munies de paniers remplis de bocaux pleins de poèmes d’ici et d’ailleurs, de gourmandises, de valeurs et de rimes. Mes élèves en sont restés […]
Grand succès pour la conférence de Sylvain Connac à Nantes le 22 mars, sur le thème de la coopération entre élèves et de la différenciation pédagogique : 250 participants et des inscriptions closes au bout de quatre jours ! Il était invité par le CRAP des Pays de Loire, l’occasion de présenter une synthèse de ses travaux et de faire converger diverses pratiques pédagogiques autour de la coopération entre élèves. Voici ce qu’en a retenu une participante.
Quand on s’engage dans un collectif, il est important de savoir ce qu’on vient y chercher, et ce qu’on peut y trouver.
En formation initiale, les étudiants reçoivent une double injonction à la coopération et aux usages du numérique. Comment articulent-ils les deux, dans une optique de développement professionnel ? Travailler avec le numérique favorise-t-il la coopération ?
ECHANGES. Le 20 octobre, les correspondants en Bourgogne et Franche-Comté du CRAP-Cahiers pédagogiques organisaient une journée autour du n° 542 des Cahiers pédagogiques, sur le thème « Pour une école bienveillante et exigeante, quelle éthique pour l’enseignement ? », avec une conférence d’Eirick Prairat, professeur de sciences de l’éducation à l’université de Lorraine.
Laisser libre cours à l’esprit critique en conseil d’élèves, c’est aussi accepter de voir son autorité interrogée. Un moment déstabilisant pour l’enseignant, mais surtout un levier pour faire évoluer ses pratiques et expliciter le sens des apprentissages.
Pour aller plus loin que les échanges entre collègues sur les heurs et malheurs du quotidien, un groupe d’échanges sur le lieu de travail permet, s’il est bien régulé, de s’exercer tranquillement à analyser ses pratiques.
Et si en ZEP (zone d’éducation prioritaire), on explorait davantage la piste de la coopération entre les élèves, notamment celle du tutorat qui permet de vivre l’hétérogénéité comme ressource plus que comme problème ? Un principe qui fonctionne bien dans cette école de milieu très défavorisé à Montpellier, où les résultats des élèves atteignent la moyenne nationale à l’entrée en 6e.
Travailler en projet permet d’utiliser plusieurs formes d’oral dans des situations diversifiées.
Un projet de voyage est proposé, super ! Comment l’organiser ? Combien coutent les visites ? Comment récolter de l’argent ? Pas de panique, le fonctionnement en coopérative scolaire permet aux élèves d’exercer de durables compétences en économie, entre autres.
Dans ce collège, l’interdisciplinarité prolonge un travail de fond dans les disciplines en développant notamment le travail de groupe et la coopération. Et cette interdisciplinarité, si elle prend la forme officielle des EPI, peut bien commencer en 6e. Un premier exemple de nos travaux interdisciplinaires concerne un projet de conte, associant français et éducation musicale. […]
Le partenariat est le fondement même de la scolarisation des élèves en situation de handicap. Tous les acteurs qui interviennent dans les parcours scolaires peuvent se rencontrer et se coordonner avec l’aide d’un enseignant « référent » qui exerce une fonction clé. Chaque élève bénéficie d’un PPS (projet personnalisé de scolarisation) qui comporte l’ensemble des dispositions et […]
« Ce qui l’excitait, lui, c’était […] la réalisation des compétences individuelles au sein d’une mise en branle collective, ce qui le passionnait c’était la somme de décisions contenue dans une construction, la succession d’événements courts rapportée à la permanence de l’ouvrage, à son inscription dans le temps. » Naissance d’un pont, Maylis de Kerangal
Après deux années de recherche-action dans un collège , un premier bilan mitigé.
Une équipe de collège ZEP constate que les ressources humaines et l’engagement des personnes ne suffisent pas, elle a aussi besoin de temps institutionnalisé pour mener à bien ses projets.
Quand la pratique professionnelle se confronte à l’étrangeté de l’étranger, le travail d’équipe se heurte à de nouveaux écueils.
Pour être efficace, l’action collective doit surmonter une série d’obstacles. S’appuyant sur sa longue expérience d’analyse du changement dans le système éducatif, l’auteure nous présente les difficultés majeures.
L’exhortation au travail collectif reste vaine si elle ne s’accompagne pas d’une déprivatisation des pratiques et d’une vision du métier qui donne toute sa place à l’éducatif.
Passer d’un établissement à l’autre conduit le TZR à avoir un regard particulièrement aiguisé sur les usages en cours. Le travail d’équipe (ou son absence) n’y échappe pas.
Yves Clot a beaucoup travaillé sur l’importance des collectifs de travail dans les organisations. Il nous autorise (et nous l’en remercions) à reprendre les trois extraits ci-après.
Contribuer à un dossier sur le travail en équipe revient, pour les auteurs, à évoquer le fondement même du Cepmo (Centre expérimental pédagogique et maritime en Oléron) créé en 1982 : l’autogestion par l’équipe pédagogique. Retour sur l’année en cours.
Pour s’engager dans un travail d’équipe, mieux vaut qu’il apparaisse possible, désirable, dynamisant. Et c’est parfois le cas !
Pour sortir du ronronnement et travailler à mieux faire progresser les élèves, une équipe se lance dans un projet interdisciplinaire. Fatiguant, certes, mais passionnant et dynamisant.
Et si commencer par ouvrir les portes de sa classe à l’observation des collègues était la première marche vers un authentique travail d’équipe ?
Faut-il travailler dans le même établissement, avec les mêmes élèves, pour faire équipe ? Non, nous dit l’auteure, à partir de sa longue expérience des groupes d’analyse des pratiques.