Un parcours semé d’obstacles
Après deux années de recherche-action dans un collège , un premier bilan mitigé.
Septembre 2012 : dans un collège de 500 élèves, huit enseignants, trois éducateurs de la vie scolaire et le principal constituent un groupe de recherche-action que j’accepte d’accompagner en tant qu’enseignante chercheuse. L’objectif est de renouveler les pratiques pour répondre aux besoins éducatifs particuliers de nombreux élèves en grande difficulté scolaire. L’enjeu est de faire dialoguer les réalités du terrain avec les nouvelles connaissances. L’orientation initiale est de convoquer les neurosciences cognitives, pour mieux comprendre le processus d’apprentissage et oser de nouvelles pratiques. Dans ce sens, vingt-deux heures de formation sur l’éclairage des neurosciences, la prise en compte des troubles de l’apprentissage, les intelligences multiples, la collaboration, le débat philosophique ont permis d’explorer de nouvelles approches pédagogiques. À la rentrée 2014, nous déterminons un plan d’actions autour du « vivre et apprendre ensemble ». Cependant, en octobre 2014, au bout de dix-neuf rencontres, force est de constater que la dynamique créative du groupe ne résiste pas à l’épreuve de la mise en œuvre : faute de participants inscrits dans la durée, le plan d’actions n’est que partiellement mené. Il serait trop simple d’attribuer le dysfonctionnement du groupe uniquement aux mutations et aux congés de maternité. Attardons-nous plutôt sur la remarque formulée par une collègue face aux sentiments contradictoires liés à l’engagement à consentir : « Fina…