Travailler et apprendre à l’école, entre enseignants
L’exhortation au travail collectif reste vaine si elle ne s’accompagne pas d’une déprivatisation des pratiques et d’une vision du métier qui donne toute sa place à l’éducatif.
Le processus de massification de l’école qui, dans les pays occidentaux, s’est développé tout au long du XXe siècle, s’est accompagné d’une institutionnalisation de la forme scolaire et du modèle organisationnel qui la prolonge. L’école du XXe siècle est ainsi devenue une structure éminemment bureaucratique où des règles standardisées sont appliquées sur l’ensemble d’un territoire et président à la régulation au quotidien des établissements. Ces règles portent ainsi sur la division de la scolarité en niveaux et années d’études, sur l’âge des élèves associés à chacune de ces années d’études, sur les titres requis pour les enseignants, sur leur temps de travail, sur les programmes à enseigner ou encore sur les calendriers et horaires scolaires.
Le cœur d’un tel processus de régulation, ce n’est pas l’établissement, c’est la classe. C’est à ce niveau que…