De l’étranger à l’étrange : comment se comprendre ?
Quand la pratique professionnelle se confronte à l’étrangeté de l’étranger, le travail d’équipe se heurte à de nouveaux écueils.
Je pratique le travail en équipe depuis longtemps : dans les écoles dans lesquelles j’ai exercé, dans mes activités syndicales ou associatives. J’ai toujours vécu ce travail comme un enrichissement, un moyen de croiser les regards, d’avoir de meilleures idées, de réaliser des projets encore plus ambitieux, puisqu’on pouvait profiter d’un plus grand panel de connaissances et compétences.
Mais cette année, dans la vie de mon école, nous nous heurtons à des écueils que je n’avais pas encore rencontrés et pour lesquels nous allons devoir déployer de nouvelles idées et méthodes.
J’enseigne dans un bâtiment scolaire qui abrite quinze classes : trois classes d’accueil pour élèves allophones (âgés de 8 à 12 ans, la moitié sont des requérants d’asile), une classe de développement (élèves de 8 à 12 ans présentant de graves difficultés d’apprentissage), trois classes enfantines (élèves de 4 à 6 ans) et huit classes de 3e et 4e année primaire (élèves de 8 à 10 ans). J’enseigne moi-même dans une des classes d’accueil…